Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 05 mars 2008

Chance

31daa25b02537f03d14ff6febcf276a2.jpgDans ce malheur qui m'étreint et la douleur qui pourrait m'éteindre, j'ai du bonheur pleins les yeux et le coeur.

Le décès de Philippe m'a donné une famille, une vraie et nouvelle que j'adore, depuis longtemps déjà ; il m'a donné la chance de connaître ses meilleurs amis qui répondent présents lorsque je les sollicite ou même qui viennent spontannément.

Philippe me laisse l'espoir d'avoir été aimée comme toute femme souhaiterait un jour l'être, il me guide, me protège, me conseille, sait me parler et se faire entendre lorsqu'il le faut.

Grâce à Philippe, je sais que maman est là, qu'elle m'écoute et me soutient lorsque je doute, je pleure, ou me désespère de mon humeur triste, elle est là.

Et j'ai des personnes qui sortent la tête hors de l'eau par hasard, alors que je ne les attends pas, et d'autres que je pensais voir/lire/entendre, et pas, finalement. Et puis il y a Fred que je n'ose appeler car là, je vais être une fontaine toute seule tant je serais émue juste de l'entendre : il était avec moi le jour où j'ai appris la maladie de Philippe, tellement incrédule que je lui raconte cela, Fred qui a juste 26 ans...

Et puis, y a le reste qui me permet de tenir : le job de plus en plus prenant, limite asphyxiant, la marche dans Paris, nécessaire, absolument nécessaire et moi qui me sent un peu toute seule, un peu perdue dans ce vaste monde avec tout ce que je porte depuis presque 7 semaines : ah ce we d'obsèques, il restera longtemps en moi, tant il a révélé des choses tellement intenses, la certitude que j'étais sa princesse, que la maladie absente, je ne serais pas en France, mais ailleurs, avec lui infiniment et un univers de joies et de bonheurs présent.

Miss you soo 

Les commentaires sont fermés.