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lundi, 31 mars 2008

Revisiter

Le temps d'une séance, le temps que se suspende le vol des oiseaux par la fenêtre éclairée de cette lumière printanière, le temps...

Un album aux accents anciens, aux couleurs presqu'éphémères mais que mon coeur n'a pas oublié, même lointain... 

L'artiste se nomme Fiona Apple. Vous la connaissez certainement sous ce titre :

free music

 
Et puis, y en a eu d'autres, telles, en vrac :

 

free music

 

Ou encore celle-ci :
 
free music
 
Et puis tout cela fait que je me retrouve ici, là, à vous parler de musique alors que je sors du ciné pour avoir vu un film qui m'a laissé sur ma faim, qui m'a déçue et que je ne recommanderais pour rien au monde : il s'agit de "Paris", le film de Klapisch...
 
En dehors de la musique - et encore - le scénario est vraiment ridicule, pour ne pas être plus blessante... Alors c'est vrai que je ne serais jamais une critique de films, car je ne suis pas cinéma, mais là, je dois dire que je me suis laissée bêtement influencée par les jugements des uns et des autres, des ouïs-dires et je m'en veux de m'être laissée si bassement avoir ;-) J'espère bien que ce sera la dernière fois !
 
Et vous, c'est quoi votre dernier ciné ?

23:38 Publié dans Musique, Paris | Lien permanent | Commentaires (2)

dimanche, 30 mars 2008

Savoir, pressentir, réaliser

6b5418939e569205e69f66ab9fcc9901.jpgJ'ai toujours eu la sensation/su que ma vie était liée à des dates, certaines, et qu'elles forment un tout, indivisible et d'une extrême justesse.

La mort de Philippe constitue une date importante sur laquelle ma vie professionnelle est maintenant liée : le projet professionnel a vu enfin le jour, et se trouve protégé par Philippe, imparable, imprenable.

Tous les dix ans, il m'arrive des événements douloureux, pour ne pas dire dramatiques : j'ai failli perdre ma mère, puis, j'ai failli mourir, puis ma grand-mère maternelle (ma 2ème mère en fait) est décédée, maintenant, c'est au tour de Philippe. Et je sais que dans 10 ans, je perdrais qqn de cher. 

Le problème dans le pressentir et le savoir est que parfois, je me sens paralysée, car je ne peux pas dire ou exprimer pourquoi c'est comme cela et pas autrement. Et c'est encore plus frustrant de le voir et/ou ressentir pour les autres.

L'Alpyne l'a compris, et m'écoute avec d'autant plus d'attention qu'avant. Je me sers de ces petits indices qui me viennent du ciel, de mon coeur et d'ailleurs pour vivre et avancer, tracer mon chemin, avec sérénité, confiance et foi dans le monde futur qui m'entoure afin que, ce qui m'anime profondément, ne soit pas chimère et ne parte pas en fumée lors de mes coups de têtes/gueules...

Vous y croyez, vous, aux signes du ciel et autres voix intérieures qui vous parlent ? 

jeudi, 27 mars 2008

Lost

45040f156c294ba0efad9667dfaafc3d.jpgEn ce moment, mais pas tout le temps, c'est un peu la débandade ! Je ne fais pas ce que je devrais faire, je reporte le max de trucs au lendemain, et surlendemain, il m'arrive des trucs de folies, une vie de folies, drôle, surprenante à la fois, des idées irréelles et complètement délurées qui germent dans ma tête, et tout cela en 24h Chrono.

Je vis une vie de dingue, une vie où je réfléchis plus vite que la musique ou la lumière, une vie où je fais 50.000 trucs en même temps tout en étant complètement déconnectée.

Je me languis du temps qui passe, à la fois trop vite, et pas assez, de ce temps que j'aimerais tant arrêter et revenir à ce 15 décembre dernier, au mois d'avril il y a deux ans, retrouver la main de Philippe dans cet air de Bruges, ressentir toute la douceur de la caresse de sa main ce matin pour me réveiller et ce regard, son regard...

Et puis la fierté d'être qui je suis, ce que je suis devenue, le chemin que j'ai parcouru, le job que l'on m'a confié car j'aurais, d'après eux, les épaules pour, la possibilité de pouvoir gérer un équipe d'une vingtaine de personnes, pouvoir toujours gérer mon temps, comme je le souhaite malgré des deadlines, je continue à avancer, et à avoir la confiance de mes supérieurs. La possibilité d'exprimer ce que je ressens sur le plan profesionnel, et de me faire à la fois entendre et comprendre dans mes énonciations.

Quelqu'un m'a dit une jolie phrase l'autre jour : "tout ce que tu touches devient or" ou un truc du genre. J'en suis restée scotchée car je ne pense pas avoir cette prétention, et encore moins, comme se plaît à le répéter à l'infini le mec qui m'a managé un temps que j'aurais pris le melon... Alors que je ne souhaite qu'une seule chose, être une petite souris...

Mais je suis perdue avec tout cela, qui tourbillonnent dans ma tête. Mon WE jurassien n'a rien arrangé non plus, honnêtement : si j'ai récupéré une partie de mon sommeil, j'en suis revenue avec encore plus envie d'ailleurs, de montagnes, de chèvres, de campagne, de culture bio, de développement durable dans la tête... J'essaie de me raisonner et de me dire que sans cette personne odieuse au boulot, mon job me plaît, j'ai un job dans lequel je m'épanouis et surtout qui me permet de m'offrir ces we et ces prochaines vacances à la mesure de mes rêves, mais pas forcément des vôtres...

Ben oui, j'en connais pas beaucoup qui vont volontairement marcher une semaine en pleine montagne, sans confort véritable, mais moi, c'est ma drogue et ma raison de vivre en ce moment. Sauf que j'ai été particulièrement fainéante cette semaine, je ne suis pas allée au hip-hop, et demain, je dois me motiver pour la samba.... Le we s'annonce sous de beaux hospices, je revois une tante éloignée de Philippe, des ami(e)s, j'espère du roller dimanche matin (même si la météo ne semble pas clémente) et le salon du vin pour clôturer ce we...

Mais avec tout cela, pourquoi les hommes tournent-ils autour de moi, encore plus que d'habitude ? 

vendredi, 21 mars 2008

Finally

free music

  

 

Deux dimanches consécutifs où il pleut, et me voilà tournant comme un lion dans sa cage, assoiffé d'espace, de liberté, d'air qui s'engoufre dans mon cou, mon sweet et mes roller blade qui filent à la vitesse que je désire... Je n'ai pas encore le style des rollers bladers avec la musique sur les oreilles, mais j'ai au moins des lunettes de stars !

Je compense, dirons-nous en parcourant Paris, en long, large et en travers, à la rechercher de... euh, ben, je ne sais pas bien. Ou plutôt si ! une forme de fuite en avant, une envie d'air, d'épanouissement, et d'ailleurs surtout.

Ma platine fait défiler en boucle l'album de Télépopmusik, Angel Milk, que j'adore !

J'ai pleins de trucs qui, temporairement, me font du bien au coeur et au corps et à l'esprit : 

  • Le thé vert à la vanille qui est d'une douceur sur la langue incomparable...,
  • Le cappucino du Starbuck, de n'importe quel Starbuck, en fait ! (quelle ruine au final !)
  • Les livres de Simone de Beauvoir : whaouh, je suis scotchée, ça me parle tant ce qu'elle écrit, je n'arrive pas à descotcher de son écriture...
  • Le sport en général
  • La tisane, le soir, avant de m'endormir
  • ma couture, mon point de croix, mon tricot, enfin, quand je m'y mets, lorsque je ne suis pas scotchée à mon pc - comme si j'en avais pas marre de faire déjà près de 10h d'écran, je remets cela le soir, diable !
  • La danse que j'ai repris, quand même et avec laquelle je vais redevenir assidue !
  • La rando : je remets cela le we prochain... J'ai hâte, c'est peu dire, l'air vivifiant, l'air pur, la montagne, enfin, la pluie, peut-être, la neige sait-on jamais ? Mais la joie et la délectation de pouvoir aller au bout de soi dans cet échange avec la nature, à fond... Juste pour le plaisir des yeux
  • Les produits de beauté du Dr Hauschka, génialissime pour ma peau archi fragile/sensible/réactive... ;-)
  • La confiance en soi, essentielle, la zénitude par le yoga chaque matin, qq minutes, fascinantes, la méditation que je devrais pratiquer davantage
  • Les projets à plus ou moins courts termes que je formule, on verra s'ils voient réellement le jour !
Et vous, c'est quoi vos petits trucs pour voir la vie en rose, même quand votre univers s'annonce morose ?


 

 

mercredi, 19 mars 2008

La pluie

free music

 

 

Je relis - certes, en diagonale - Où es-tu ? (d'un auteur trop connu et critiqué) mais cette histoire trouve une résonnance/raisonnance particulière au fond de moi.

Surtout avec cet extrait :

L'enfant fixa Mary droit dans les yeux, sa lèvre inférieure tremblait :

    "Dans mon pays il pleut, mais pas des pluies comme ici, des vraies, qui tombent pendant tellement de jours qu'on     ne peut plus les compter. Et la pluie chez nous, elle est si forte qu'elle finit toujours par trouver son chemin pour entrer sous ton toit, et elle coule à l'intérieur de ta maison. Elle est intelligente la pluie, c'est maman qui me l'a dit, toi tu ne le sais pas, mais il lui en fait encore plus, toujours plus."

(...) 

   "Alors, elle cherche comment aller plus loin, et si tu ne fais pas très attention elle fnit par atteindre son but, elle se glisse dans ta tête pour te noyer, et quand elle a réussi, elle s'enfuit par tes yeux pour aller noyer qqn. Ne mens pas, je l'ai vue la pluie dans tes yeux, tu as eu beau essayer de la retenir en toi, c'était trop tard, ty l'as laissée entrer, tu as perdu !"

(...)

    "Elle est dangeureuse la pluie-là, parce que dans ta tête elle enlève des bouts de ton cerveau, tu finis par renoncer et c'est comme cela que tu meurs..."

Y  t'il qqch à rajouter ? Je ne crois pas, tout est dit, on ressent la détresse de l'enfant qui a perdu sa mère, la mère adoptive qui ne sait comment s'y prendre avec cette enfant, certes déconcertante, mais tellement pleine de vie.

lundi, 17 mars 2008

Two months left

free music

 

Voilà, ça fait déjà deux mois que Philippe nous a quittés pour toujours.

Je n'arrive pas - toujours - à y croire, et pourtant, pourtant... La musique, celle de cet album de Telepopmusik, me berce, éperdument pendant mes longs et grands moments de solitude humaine que je vis dernièrement. Cette solitude, j'en ai besoin, et en même temps, pas, mais je n'arrive tellement pas à m'exprimer sur un autre sujet que lui que je dois être agaçante pour les gens qui m'écoutent...

Il me manque tant, nos échanges, nos partages, perdre un être cher, qu'on a tant aimé, et vlan, la maladie qui le rattrappe, tout me semble tant irééel... c'est comme ces nuits sans sommeil, cette quasi-absence de faim, sauf pour m'empêcher de penser, de penser à lui qui est parti, étouffer cette douleur muette...

Que seul mon regard transparent face aux autres éprouve, finalement...

Avec cette absence tellement brutale, je pourrais en perdre la raison, mais le job que j'ai en ce moment est tellement intense, que je fais face à tout cela, ces responsabilités tuantes, mais qui sont vraiment bien, car, au moins, je reste en vie, même si, je n'ai pas tant l'impression de l'être : ai encore failli passer sous le bus pas plus tard qu'hier...

Il y a toujours cette double vie que je mène, de façon moins brutale, mais quand même. Lorsque le chagrin me surprend, s'il ne se met pas en marche tout de suite, il dure, dure, comme une source qui commence à s'agréger, et qui, une fois ouverte, aura du mal à s'arrêter... Et ma réalité au travail, la vie de tous les jours, le sport que je pratique tant et qui me va bien, je crois.

It's for you, my Dear, as you called me...

samedi, 15 mars 2008

Samba !

Juste pour le plaisir des yeux... Mon prof de salsa, d'originie brésilienne, un extrait de Samba, que j'ai testée hier soir.... cours que je garde !! Tout comme le cours de hip-hop ! YOUPI

jeudi, 13 mars 2008

Hip-Hop part 1

Voilà à quoi ça ressemble... Et je peux vous dire que ça donne la pêche et on n'a pas le temps de penser au boulot et aux prises de becs avec le boss !!

mercredi, 12 mars 2008

Sensibilité

La question de la mort de Philippe me hante et me bouleverse intérieurement et profondément. Il est une chose certaine, je ne gère pas cette douleur, alors, pour faire comme si dans ce monde ici là, je contourne la réalité d'une façon ou d'une autre.

Je bosse comme une folle, je relève rarement la tête de mon bureau ou de mon pc - au choix. J'essaie d'être discrète, le plus possible, mais n'en pense pas moins, sur les gens, le boulot et la vie en général.

Sa mort m'a fait un tel effet, que j'en suis arrivée à une tolérance zéro pour beaucoup, beaucoup de choses, malheureusement... 

Whaouh !  Quelle joie ! Quel programme !

J'essaie de ne pas ruminer les choses mais en ce moment, ce n'est pas vraiment évident : tout m'agace, la bétise des gens, leur hypocrisie, leur lenteur, leur intelligence ... et non, que je me sente particulièrement intelligente, non rien de tout cela, mais il me semble qu'être imbu de soi ne mène pas loin et pas à grand chose.

Donc, en vrac, l'esprit et les pensées qui m'animent ne sont pas franchement gaies ;-(

J'ai tellement assez de la vie que je mène, de cet univers que j'en arrive à vivre de "drôle" de trucs, comme la fois où j'ai commencé à traverser ce boulevard alors que le feu était vert pour les voitures et qu'elles arrivaient toutes sur la chaussée que j'avais commencé à braver traverser...

Cette sensibilité à fleur de peau, je ne peux la vivre au quotidien et mes journées sont tellement intenses que seuls les we, j'arrive à me laisser aller, à laisser couler et glisser le chagrin le long de ma peau, et de vivre cette réalité qui à la fois m'échappe et pas non plus... 

lundi, 10 mars 2008

Briefly

free music

 

 

Je voudrais vous parler de qqn, une personne que j'ai découverte via son blog, bref, une bloggueuse. Je l'apprécie beaucoup car elle est d'une sincérité et honnêteté assez rare et ses remarques sont plutôt vraiment pertinentes et justes ! Elle a un blog plutôt "rigolo" (dans mon sens à moi, donc, pas forcément le vôtre), elle ne se prend pas forcément au sérieux, elle pousse ses coups de gueule, et elle est touchante. Elle exprime ses opinions, ses coups de coeur en matière de mode, de beauté etc, etc... Elle a vécu un événement particulièrement douloureux l'an dernier, la perte de son papa, cela ne s'oublie pas et ne passe pas comme cela non plus. Mais elle a toujours écouté les autres malgré sa détresse et ce qu'elle vivait avec les siens, pas franchement tendres.


 

 

Et puis, elle a surtout un formidable don qu'elle met au profit des autres, et auquel j'ai fait appel. Elle m'a conseillé comme jamais personne ne l'avait fait, elle m'a communiqué tous les conseils inimaginables et censés, en peu de mots, mais des mots tellements éloquents qu'ils expriment exactement le message qu'elle doit faire passer. Ses mots résonnent encore en moi et je ne la remercierai probablement jamais assez de sa clairvoyance, de son raisonnement et de sa touchante façon de voir ces choses-là, que nous ne percevons pas nous-mêmes, mais qu'elle oui. Et tout cela, en toute confidentialité, et sans lui communiquer tant d'éléments personnels, elle les a vus ;-) Il s'agit de Wentworthlady et de son don. Toutes mes pensées affectueuses pour toi.

dimanche, 09 mars 2008

Entre autre

18cf7f15a86f34f58205bd2429e1a476.jpgA y é, je suis revenue, en tout cas pour le moment, dans le monde des vivants ! ll était temps, même si je crois que le deuil de Philippe se fera lentement...

Des moments de grâces et de bonheurs ont parsemé ma route, et se sont traduits par de la danse - on ne se refait pas, non ! 

Come back aux cours d'Alex Lima obligatoire via la salsa et commencer ses cours de samba, retourner donc à mon centre de danse favori et apprendre le hip-hop avec le prof d'une amie et tester aussi un cours qui mêle Technique Alexander, Feldenkreis et Taï chi... Tout un programme sportif !

J'espère juste que ces mouvements me permettront de mettre encore plus de distance avec la pression et le harcèlement de mon boss à mon égard.. Toujours aussi dingue et me disant tout et son contraire...

Flûte il pleut, donc, pas de roller ;-( mais bon dimanche quand même ! 

11:40 Publié dans Danse, Paris | Lien permanent | Commentaires (4)

mercredi, 05 mars 2008

Chance

31daa25b02537f03d14ff6febcf276a2.jpgDans ce malheur qui m'étreint et la douleur qui pourrait m'éteindre, j'ai du bonheur pleins les yeux et le coeur.

Le décès de Philippe m'a donné une famille, une vraie et nouvelle que j'adore, depuis longtemps déjà ; il m'a donné la chance de connaître ses meilleurs amis qui répondent présents lorsque je les sollicite ou même qui viennent spontannément.

Philippe me laisse l'espoir d'avoir été aimée comme toute femme souhaiterait un jour l'être, il me guide, me protège, me conseille, sait me parler et se faire entendre lorsqu'il le faut.

Grâce à Philippe, je sais que maman est là, qu'elle m'écoute et me soutient lorsque je doute, je pleure, ou me désespère de mon humeur triste, elle est là.

Et j'ai des personnes qui sortent la tête hors de l'eau par hasard, alors que je ne les attends pas, et d'autres que je pensais voir/lire/entendre, et pas, finalement. Et puis il y a Fred que je n'ose appeler car là, je vais être une fontaine toute seule tant je serais émue juste de l'entendre : il était avec moi le jour où j'ai appris la maladie de Philippe, tellement incrédule que je lui raconte cela, Fred qui a juste 26 ans...

Et puis, y a le reste qui me permet de tenir : le job de plus en plus prenant, limite asphyxiant, la marche dans Paris, nécessaire, absolument nécessaire et moi qui me sent un peu toute seule, un peu perdue dans ce vaste monde avec tout ce que je porte depuis presque 7 semaines : ah ce we d'obsèques, il restera longtemps en moi, tant il a révélé des choses tellement intenses, la certitude que j'étais sa princesse, que la maladie absente, je ne serais pas en France, mais ailleurs, avec lui infiniment et un univers de joies et de bonheurs présent.

Miss you soo 

mardi, 04 mars 2008

Pour Philippe

free music

 

 

One day your story will be told
One of the lucky ones who's madz his name
Beneath the lights of your deserved fame.
And it all comas round.
Once in a lifetime like it always does.
Everybody loves you 'cause you've taken a chance,
Out on a dance tothe moon, too soon.
And they'll say told you so.
We were the ones who saw you first of all.
We always knew that you were one of the brightest stars.
One day they'll tell you that you've changed,
Though they're the ones who seem to stop and stare.
One day you'll hope to make the grave,
Before the papers choose to send you there.
And it all comas round.
Once in a lifetime like it always does.
Nobody loves you 'cause you've taken a chance,
Out on a dance tothe moon, too soon.
And they'll say told you so.
We were the ones who saw you first of all.
We always knew that you were one of the brightest stars.
And they'll say told you so.
We were the ones who saw you first of all.
We always knew that you were one of the brightest stars.

lundi, 03 mars 2008

Inédit

J'ai passé un "drôle" de we. Drôle n'est pas le terme exact, mais est un terme que j'aime bien employer car il arrive là où on ne l'attend pas ;-)

Drôle car depuis jeudi soir, j'étais un peu dévastée par le chagrin, la peine de réaliser que Philippe est vraiment mort, même si toute une part de moi le refuse, refuse absolument cette réalité.

Drôle car je suis épuisée et que je ne sais comment aller me mettre au lit tôt histoire de récupérer et d'être moins une corde tendue à l'extrême, pire que celle de l'arc tendu...

Drôle parce que, heureusement, plus de peur que de mal, j'ai fais un épisode bizarre dans le sens où, je crois, être tombée dans les pommes... Heureusement, y avait le canapé !

Drôle aussi parce que, pendant ce long moment d'inconscience, j'ai voyagé à travers le temps, j'ai eu l'impression de voyager dans des mondes parallèles, de vivre les prochains jours at work en accéléré...

Mais le retour à la réalité, dimanche, était dur. Un trop plein de chagrin qui m'a laissé en paix vers 19h, enfin.

Et là, le retour au boulot avec un stress sans cesse grandissant, un boss qui rentre de vacances et en rajoute, perfide, inhumain, égoïste et j'en passe... Une furieuse envie de lui mettre mon poing dans la figure devant tant de méchanceté gratuite ... Quand je pense qu'il ne s'agit que la jalousie... Jalousie certainement renforcée par le fait que le n°2 n'a pas tari d'éloges sur moi dans ma capacité à assumer son job pendant son absence... Mais ras le bol de devoir réparer ses bêtises et maladresses professionnelles, il serait temps que certains s'aperçoivent qu'il n'est pas franchement fiable, et que c'est moi qui fais tout le boulot... ou, en tout cas, une grande partie...

samedi, 01 mars 2008

Double réalité

ad7b25ea9eb461e16fed9299127c9d5e.jpgJe rêve d'un monde où les montagnes m'entoureraient, où les gens ne seraient pas arrogants, jaloux, envieux, despotiques et tout ce que je vois en ce moment et qui m'insupporte au plus haut point.

Je rêve d'ailleurs, de bouddhisme, de Népal et d'humanitaire (ça tombe bien, ça recrute sévère ;-)).

Mais je rêve surtout de lui, entre deux mondes, je vis. Non plus un pied dans la vie et un pied dans la mort, mais les pieds dans une double réalité : celle où je bosse comme une dingue en ce moment avec qq sorties à droite et à gauche histoire de me donner l'impression que ça sert de bosser plus ! Et celle qui, une fois sa journée terminée, a l'impression d'en commencer une autre, une autre où Philippe est là, où la mort n'est pas, car c'est un mauvais rêve, non, il va réapparaître à l'autre bout du chemin, il m'attend chez moi...

Cette double réalité est épuisante à vivre au quotidien : entre une part de moi, presqu'euphorique dans laquelle je nie sa mort et celle qui réalise réalise - car 6 semaines déjà - j'ai du mal à aller au lit le soir, alors que le corps est très très fatigué.

Cette double tendance s'affirme, je la porte, je la supporte, mais à quel prix ?

d364f942e21d4db7431744d5c25e7db8.jpgJ'ai à la fois très envie de partir m'évader une semaine, mais mes vacances me sont refusées (je serais, entre autre, en ce moment, indispensable, or je ne le souhaite pas être indispensable, personne ne l'est et ne peut le prétendre), et j'ai aussi peur de me retrouver parfois seule au milieu d'autres alors que je suis la personne fédératrice ou que je me joigne à un groupe... Vaste question.

Au milieu de tout cela, il y a moi, ma douleur, la perte de Phil, les emails de ses meilleurs amis - là pour me soutenir et être près de moi comme ils l'affirment tous - ses oncles et tantes, et mes doutes et interrogations qui m'assaillent la douleur de la perte muette dans mon regard bleu glacial.

La seule chose que j'arrive à faire à peu près correctement, c'est marcher. Alors, je me dis, je me demande : et si j'entamais un tour du monde à pieds ? Et si je consacrais ma vie à des choses plus utiles, ou en tout cas, qui me parlent davantage ? Donner un véritable sens à ma vie, voilà, c'est ça.

Parce qu'objectivement, y a pas grand chose qui me retient à Paris, et même rien, sauf des ami(e)s - et sur Terre, mais passons - alors pourquoi ne pas partir ?

Sauf qu'alors, en ce moment, cela pourrait s'appeler une fuite en avant qui ne me correspond pas et qui n'est pas saine, d'où mon ardent désir de m'arrêter par des vacances avant de péter un plomb au boulot (au mieux) ou, de me blesser physiquement (au pire), et je n'y tiens pas vraiment...