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samedi, 17 mai 2008

Philippe, four months


podcast
 

Je ne voudrais pas vous ennuyer avec cette considération, cet état de fait, mais, il est pour moi certain que son décès représente une perte immense pour laquelle j'ai du mal à m'y faire, car je refuse/refusais encore cette réalité il y a encore qq temps.

Je savais pourquoi je retardais mes vacances, le yoga, bref tous les instants de calme, de douceur, d'attente, de recentrage sur moi-même, car je SAVAIS alors que j'y penserais tellement deep inside me que les larmes couleraient d'elles-mêmes, toutes seules, sans prévenir...

Et c'est effectivement le cas.

Je le sens terriblement présent, près de moi, à me regarder, à sourire, à me soutenir et à m'encourager de toutes ses forces pour que je poursuive ce pourquoi je suis ici ...

La réalité de sa disparition fait que je me réveille les yeux gonflés chaque matin (j'ai du pleurer dans mon sommeil), que je regarde souvent le ciel bleu du matin ou du midi, voire du soir pensant/espérant trouver le reflet de son visage dans les nuages...

Au-delà de ce qu'on a vécu et partagé et de ce qu'on aurait du vivre, l'ami qu'il était avant tout me manque, sa présence, ses emails, ses délicates attentions, son regard attentif, sincère, pétillant..., son sourire et sa voix qui résonne encore (mais pour combien de temps ?) dans mon oreille..

Alors je sais que je dois être dans la réalisation de son décès et plus dans la négation, bref dans la réalité de la vie, car je pleure ; maintenant que je me suis enfin posée, que je ne cours plus à droite et à gauche et que je visualise ou en tout cas regarde mon univers ou mon avenir avec d'autres yeux...

Et je pense aussi à cet article -> 

Commentaires

j'ai perdu mon grand-père en décembre 2006 et je peux dire que j'ai l'impression qu'il est toujours là.
c'est vrai que le temps fait oublier pas mal de chose mais pour l'instant, je me souviens encore de sa voix, de son regard... En parlant de lui, il vit toujours.
la chance que j'ai, c'est de me dire que mon grand-père est mort comme il devait mourir. ce n'est pas le cas de tout le monde. et c'est ce qui fait que tu souffres de la perte de Phil.

Écrit par : nie | lundi, 19 mai 2008

-> Nie, merci de tes mots. Je ne sais pas pourquoi je souffre de la perte de Phil, ou plutôt si, mais je n'arrive peut-être pas encore à mettre des mots ! Ce qui est "drôle" c'est lorsque je parle de lui aux gens qui me connaissent et auxquels je n'en avais jamais parlé, et pour cause : l'histoire a commencé aussi vite qu'elle s'est terminée : Philippe, dès qu'il s'est su malade n'a pas voulu me faire espérer quoique ce soit sur son éventuelle guérison...

Donc, sa perte, je la vis deux fois ;-( C'est peut-être un élément de réponse à cette souffrance (sans nom, sauf la mort)...

Écrit par : Laurenn | mardi, 20 mai 2008

I can't.. Je ne sais pas si je vais savoir vous dire tout ce que je ressens pour vous, à travers ce texte. Mais je vais essayer de vous dire que cette présence n'est pas uniquement le fruit de votre douleur ni de vos espérances - car nous ne savons rien des choses cachées. J'ai eu le malheur de voir partir un homme que j'aimais, et, 5 ans plus tard, un enfant, jeune. Leur présence était là, longtemps, troublante et rassurante. We are so helpless... Je suis avec vous par la pensée
Colleen

Écrit par : Colleen | mardi, 27 mai 2008

-> Colleen, je vous remercie de votre soutien par la pensée, j'en suis touchée et désolée de ce que vous avez vécu précédemment. Bon courage à vous également.

Écrit par : Laurenn | mardi, 27 mai 2008

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