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dimanche, 30 novembre 2008

Va où ton coeur te porte - Susanna Tamaro

Je suis rentrée de Berlin ou plutôt, j'ai quitté mon hôtel berlinois avec une phrase qui a résonné longtemps dans ma tête : "je veux vivre"...

 

No comment ou plutôt si ! Le coeur a refusé que je me laisse porter davantage encore dans les limbes de la morosité, de la peur, de l'abnégation de soi, et que je reprenne le chemin de ma misère morale, non, le coeur a dit STOP et je l'ai écouté. C'est la 2nde fois cette année que je l'écoute et en dehors du fait que c'est impressionnant (de l'entendre !), il ne m'a pas fait défaut. Il est bon conseiller et je repense avec joie au livre de Susanna Tamaro, Va où ton coeur te porte...

Aujourd'hui, je suis plus sereine même si ça s'agite toujours beaucoup dans ma tête. J'ai peur, j'ai peur d'une éventualité, je suis quasi terrorisée, je suis encore sous le choc de ce traumatisme infantile ou presque, mais qui ne le serait pas à ma place ? La perspective de devoir être ré-opérée pour me retirer cet épanchement, me fait penser/envisager le pire. Ben oui, la dernière fois, cela ne s'est pas déroulé comme prévu...

Alors, la phrase de Berlin a encore plus de poids, de force en résonnant de la sorte dans ma tête...

Quand je pense que je savais/ressentais que 2008 n'était pas encore finie et qu'il y aurait pleins de surprises d'ici la fin de cette année, je ne me trompais pas ! En même temps, le fait d'avoir repris les rênes de ma vie complètement, me prouve que j'ai pris la bonne décision en m'attaquant à ce chantier, même s'il est loin d'être facile moralement, psychologiquement et émotionellement.

Je ne crois pas à la fatalité, je suis persuadée qu'il y a une solution dans chaque chose, chaque événement et que tout se résoud. Ce qui m'arrive n'est pas banal, certes, mais pas insurmontable, et je me fais la promesse de ne pas baisser les bras, de ne pas abandonner, m'abandonner, ne pas abandonner mon corps maintenant. Non, ce serait franchement injuste et ne pas le remercier d'avoir répondu présent pendant toutes ces années, malgré toute la fatigue et autres éléments que cet épanchement a pu causer intérieurement... Je suis persuadée que tout se résoudra bien. En tout cas, je veux y croire, malgré ma peur au fond de moi, de mes yeux...

Le plus dur est d'en faire abstraction la journée lorsque je suis au travail, et en même temps, cela n'est pas dur. En fait, je suis au moins concentrée sur un truc qui me plaît et dans lequel j'avance. Mais lorsque le soir, je me retrouve seule avec ma douleur physique et que je ne peux en parler à X, Y ou Z, ben, le we, je me retrouve en proie avec des émotions assez énormes et pas faciles à gérer. Si vous rajoutez à cela, un temps de neige, ma session roller du we est tombée à l'eau (c'est le moins qu'on puisse dire !), je tourne en rond ;-)

J'ai trouvé une occupation tout autant intéressante : vider et nettoyer à fond mon appart' : ben oui, je peux enfin profiter de la lumière naturelle pour voir cet appartement sous un autre angle et me dire "non mais, là, ça ne va pas du tout, zou, on s'y met"..

Et c'est que je vais faire maintenant après vous avoir écrit !

Bon dimanche avec le dernier album des Killers -> spéciale dédicace à NJ

Commentaires

c'est normal d'avoir peur. quand on y est ça va mieux.
il y a eu de grands progrès en médecine alors ne flippe pas trop. je sais plus facile à dire qu'à faire...

Écrit par : nie | lundi, 01 décembre 2008

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