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lundi, 19 mai 2008

Douceur de we

J'ai passé un chouette we, rétrospectivement.

Oui, un we comme je les aime avec beaucoup de douceur, de légèreté dans le coeur et dans le corps et dans la tête.

Il n'y avait pas d'obligations : j'ai pensé à moi, à ce que je souhaite, ce que je veux pour moi et mon futur proche. J'ai pensé à mes intuitions, mes profonds élans de coeur, mon alto, mon Philippe, mes amitiés, mon job, mes musiques, mon temps...

Et là, ce soir, je réalise combien j'ai apprécié de we, cette douceur, ce we, tel un câlin que je me serais fait à moi-même... et qui me réconforte comme jamais cela n'a été le cas depuis le décès de Phil.

J'ai retrouvé ma sérénité, ma douceur, ma tranquilité, et mon silence qui me caractérisent pour faire le deuil de Philippe, le moment est venu, je crois.

Alors, pour les vacances de cet été, certes, si ma rando ne peut se faire du fait de ma cheville encore fragile, peut-être qu'il s'agira de partir en pays étranger et de parcourir une terre déjà parcourue par Philippe afin d'effectuer une retraite vers lui pour le laisser prendre son envol encore plus sereinement.

Je reste encore incrédule malgré tout ce que j'en écris, seul un voyage à Brussels et revoir ses parents/famille me ferait réaliser sa disparition, mais cela se fera peut-être bientôt, enfin, j'espère... 

Je suis et reste intarrissable sur lui, mais vos commentaires (si ces billets vous inspirent qqch) sont les bienvenus.

PS : je ne me lasse pas de cette chanson :


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samedi, 17 mai 2008

Philippe, four months


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Je ne voudrais pas vous ennuyer avec cette considération, cet état de fait, mais, il est pour moi certain que son décès représente une perte immense pour laquelle j'ai du mal à m'y faire, car je refuse/refusais encore cette réalité il y a encore qq temps.

Je savais pourquoi je retardais mes vacances, le yoga, bref tous les instants de calme, de douceur, d'attente, de recentrage sur moi-même, car je SAVAIS alors que j'y penserais tellement deep inside me que les larmes couleraient d'elles-mêmes, toutes seules, sans prévenir...

Et c'est effectivement le cas.

Je le sens terriblement présent, près de moi, à me regarder, à sourire, à me soutenir et à m'encourager de toutes ses forces pour que je poursuive ce pourquoi je suis ici ...

La réalité de sa disparition fait que je me réveille les yeux gonflés chaque matin (j'ai du pleurer dans mon sommeil), que je regarde souvent le ciel bleu du matin ou du midi, voire du soir pensant/espérant trouver le reflet de son visage dans les nuages...

Au-delà de ce qu'on a vécu et partagé et de ce qu'on aurait du vivre, l'ami qu'il était avant tout me manque, sa présence, ses emails, ses délicates attentions, son regard attentif, sincère, pétillant..., son sourire et sa voix qui résonne encore (mais pour combien de temps ?) dans mon oreille..

Alors je sais que je dois être dans la réalisation de son décès et plus dans la négation, bref dans la réalité de la vie, car je pleure ; maintenant que je me suis enfin posée, que je ne cours plus à droite et à gauche et que je visualise ou en tout cas regarde mon univers ou mon avenir avec d'autres yeux...

Et je pense aussi à cet article -> 

mercredi, 14 mai 2008

Sincerely

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Demain est un grand jour : oui, je vais être déplâtrée !!! Enfin ! Il était temps ! Je me réjouis et surtout j'espère que je ne serais pas replâtrée, mais juste strappée (un strapping quoi !) !!

******* 

Je vous écris pour vous dire à tous combien je suis touchée de votre présence, amitié et des mots que vous laissez sur ce blog. Je ne l'ai peut-être pas assez exprimé, mais toutes vos marques ici me plaisent et me touchent et provoquent des émotions...

Ces lignes sont pour vous, pour vous remercier de m'encourager, de me soutenir, même si j'ai cru que vous n'aviez pas osé " intervenir" lorsque j'ai parlé du décès de Philippe : et pourtant, Dieu sait si j'aurais aimé vous lire sur ce sujet tellement sensible et cher à mon coeur aussi...

Alors, je vous le dis en toute sincérité, écrivez, commentez et partageons ce que nous pouvons, et voyons où cela nous mène.

Car, en toute sincérité, j'ai failli vous écrire il y a dix jours que je souhaitais arrêter d'écrire ici, tant la disparition de Philippe m'est douloureuse et que j'essaie de ne pas y penser car c'est une VRAIE souffrance...

 

*******

Bon, sinon, sur ma planète, ça va plutôt pas mal, on en reparlera dans qq jours, je crois ;-) Enfin, j'espère !  Je relève la tête et respire. Ouf, il était temps. Des musiques m'accompagnent la tête en ce moment et ça fait plutôt du bien. L'Alpyne revient un peu, Smart a décidé de continuer sur sa voie et je poursuis la mienne. Je n'ai pas besoin d'elle, voilà.

******* 


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La vie, la mienne, m'inspire de drôle de choses, réflexions, telle l'amitié : elles évoluent toutes, tellement, différemment, autrement, pas facilement et s'estompe avec, parfois, tant de facilité, cela m'épate. Et y en a d'autres pour lesquelles je pensais qu'elles ne subsisteraient pas à ça et finalement, elles se poursuivent, chouette !

 

*******


podcast
 

 

Que dire de ma vie en ce moment ? Ce soir, je suis particulièrement émue : émue de savoir que demain, je pourrais recommencer à pouvoir prendre des bains, me faire du bien au petit peton, marcher certes doucement, mais cela devrait revenir assez vite, je crois.

Et puis, y a Philippe deep inside me et là, la corde ne se brise pas mais l'archet grince sur l'alto.. L'émotion me submerge et il faut que j'écrive encore sur lui pour tenir ici, comme il le souhaite...

PS : demain, ça fait déjà 4 mois, dur, dur...

dimanche, 04 mai 2008

Responsable

Dans le Petit Pince, le Renard dit au Petit Prince qu'on est responsable de ce qu'on apprivoise et qu'il est responsable de sa rose.

Il n'y a rien d'inéluctuable et tout peut changer, reste à savoir où prendre la main de ce drap qui va me remettre en selle ;-)

Cherchez pas à comprendre, y a juste eu des jours meilleurs ;-) Vive les vacances !!!

jeudi, 01 mai 2008

Déracinée ?

Ca vous rappelle qqch ? moi, oui, infiniment : un moment presque de béatitude, son concert au Grand Rex il y a un an déjà, et sa musique qui se rappelle doucement, tendrement à mes oreilles :

 

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Je crois qu'elle me fait définitivement penser à l'été, aux vacances, à la douceur de la vie, à cette petite maison à la campagne à laquelle je rêve, j'aspire...

Et ce temps qui passe à la fois rapidement et tellement lentement. Je voudrais revenir en arrière et aussi le faire s'accélérer, revoir le sourire de Philippe en vrai, le serrer dans mes bras et poursuivre notre discussion où elle s'est arrêtée.

Alors, oui, je sais que j'ai pu lui dire tout ce que j'avais à lui dire de son vivant, mais il me manque, je ressens son absence, tout comme je ne la ressens pas..

Ca me rassure et me console.

Je veux une vie plus douce et qui me ressemble tout à fait. Je n'aime pas me battre pour des futilités avec les gens, même s'il y a de choses pour lesquelles j'ai certains principes... 

samedi, 26 avril 2008

Joyful Girl ?

Y a des jours comme cela, y a des semaines comme ça aussi.

Et puis y en a des différentes, de vraiments différents.

Tout d'un coup, l'atmosphère change, l'air s'humidifie et me voilà à nouveau projeter sur le devant de la scène : oh non, pas dans la cage/fosse aux lions pour m'y faire dévorer toute crue, mais sur l'estrade (comme au théâtre) pour développer et avancer mes idées, mes propositions...

Ma lutte à moi est quotidienne, finalement.

Alors, pour me donner du courage, pour continuer à avancer sur mon chemin de Vie, je m'arme de force et courage et relève la tête, et repars :-)

Ma recette, toute simple, passe par de la musique à outrance et de la lecture et du repos.

La musique tourne en boucle, encore plus que jamais et parmi cette dernière, j'ai découvert Duffy


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et Ani Difranco.

 

free music

 

Deux styles de musique complètement différents, mais qui me vont bien l'un et l'autre. Chez l'une comme chez l'autre, une énergie communicative, une voix plus ou moins douce, mais un timbre qui m'attire.

Dans qq jours, je suis en vacances, je m'en réjouis ;-)

Je vais me retaper, quand bien même je suis plâtrée...Je revois la vie en rose ;-)

jeudi, 24 avril 2008

Doutes et signes

free music

 

Je doute. Je respire de travers, j'avale à l'envers et je bloque sur ma respiration.

Je regarde le ciel les yeux humides, en me demandant ce qui a bien pu se passer/se produire pour en arriver à une telle situation ...?  

Les choses ne sont plus très claires, mais le sont également. J'ai peur de cette situation.

Il y a encore qq semaines, j'étais assurée de son soutien, et maintenant, j'ai l'impression d'être à nouveau jaugée, pas facile. Tout cela à cause d'une seule personne qui a cassé du sucre sur mon dos, par jalousie, ego surdimentionné et j'en passe...

Ma chance ? Venir travailler alors que j'ai une grave entorse (arrachement des ligaments internes et élongation des ligaments externes), que je suis plâtrée...  et que j'ai le sourire, contre toute épreuve...

Mais je doute un peu, parfois, lorsque je croise le regard du n°2, que je me rends compte qu'il ne me laisse plus la possibilité d'exprimer qqch ...

Alors je veux croire que le fait de faire du relationship à outrance (avec un peu l'impression de me "prostituer", quelle horreur..), de montrer patte blanche va peut-être (je l'espère) faire remonter ma côte et ne pas me faire quitter le navire dans ces termes-là.

En même temps, je fais mon boulot. Alors ?...

Je ne veux pas que le doute s'immisce en moi. Je veux me tromper sur ce (pres)sentiment... 

Je ne veux pas me laisser aspirerpar ce gouffre... ni être tentée par ces pièges qu'il(s) me tend(ent), et encore moins par le Diable...

mardi, 22 avril 2008

More than three months

free music

 

Y a des choses bien et d'autres moins bien que j'ai effectuées dernièrement. Je ne suis pas très à l'aise avec moi-même, je cherche, je tatonne, je retourne le problème dans ma tête afin d'essayer d'y percevoir une lumière, à défaut de voir clairement une solution qui n'apparaît pas, n'apparaissait pas.

Et dans ces moments de doutes, de suggestions floues, je me recentre sur moi, je me recroqueville aussi sur moi, j'écoute les tréfonds de mon coeur, je le sonde, je m'enfouis sous mon pull doudou, je me cache derrière mes jolies (nouvelles) lunettes, et j'imagine que je porte des lunettes de soleil.

Et cette musique, toute douce, tranquille, que j'écoute alors que j'écris ici, me fait penser à Philippe, sa solitude, tellement intense sur la fin de sa vie.

Des photos de lui m'ont été envoyées par un de ses oncles...b2037a2c4d2f84c39e3ecd77aed32b7f.jpg

Je n'arrive toujours pas à me faire à son décès, sa disparition, je le sens tellement proche de moi, dans la pièce d'à côté...

Et dire qu'il faut continuer à vivre, comme il le souhaite, comme il me l'a dit et répété.

Et dire qu'à chaque fois que je réussis qqch de bien, je pense à lui et j'ai les larmes aux yeux, elles coulent parfois toutes seules aussi.

C'est tellement incroyable, c'est tellement incroyable ta disparition, et pourtant, ça fait déjà trois mois que tu n'es plus là et que tu ne reviendras plus...

lundi, 21 avril 2008

Vulnérabilité

Alors voilà, j'ai pas été gentille cette semaine, pas gentille du tout envers des personnes que j'aime, pourtant.

La vulnérabilité de ce que je vis en ce moment ne se traduit pas de la meilleure des façons dans mes rapports avec les gens que j'aime.

J'en ai non seulement conscience (ouf), mais j'ai besoin d'exprimer des choses sur ce que je vis que je projette dans ma relation avec eux... Et ça, ce n'est pas une bonne chose car : je risque de perdre le lien qui m'unit à eux, je prends le risque de tout gâcher et que cela soit irréparable, et de leur asséner des choses qu'ils ne comprendront pas ou qui trouveront complètement déplacé, et pour ce dernier cas, ils auront raison.

Ok, j'ai qq excuses, mais elles n'expliquent pas tout et ne doivent pas non plus tout excuser. C'est vrai que je n'ai pas été en mesure de communiquer sur le décès de Philippe tant cela m'a atteinte et destabilisée et que je sais que certains se sont sentis exclu(e)s, malheureusement. En même temps, cela m'était complètement impossible d'exprimer cette douleur, cette perte, et donc, j'ai réagis comme j'ai pu : absence, silence, agressivité, et j'en passe...

Mais cette semaine, et vous l'avez lu avant, a été particulièrement intense et difficile à vivre professionnellement et là, je n'ai pas été tendre du tout : j'ai littéralement explosé et pas dans le meilleur sens. Et je l'ai fait successivement auprès de trois personnes qui me sont très très chères, et là, je suis sur le fil du rasoir.

Je ne me reconnais même pas d'avoir eu ces mots-là : comment pourrais-je imaginer écrire cela alors que j'aime ces gens qui m'entourent de leur affection, de leurs conseils avisés et justes... ? Et je l'ai malheureusement fait ;-( J'en suis pas fière, croyez-moi, mais j'ai eu besoin de sortir de mon corps, je crois.

L'entorse tombe bien et mal. Mal du fait de la rando que je vais râter, mais bien, car elle va me forcer à me reposer, à me recentrer, me concentrer et aller vers mon véritable destin de vie, sereinement... 

Mais que cette vulnérabilité m'oppresse et qu'elle est longue à partir...

jeudi, 10 avril 2008

Je déteste le jeudi ou comment va la vie ?

free music
 

On va faire rapide : des fois ça va, des fois pas.

Mon boss me casse les pieds : il recommence différemment son harcèlement, m'agresse verbalement devant les uns et les autres, et finalement se contrefiche de ce qu'il peut exprimer. Le problème, c'est que cela me destabilise complètement. Résultat, je ne suis pas efficace comme je le voudrais.

Le pire là dedans, c'est que tout est fonction de ses humeurs, pire qu'une fille, résultat, je me demande si c'est pas lui la fille plutôt que moi !! Et l'autre chose pire est qu'il fait le joli coeur avec tous : avec les hommes (heureusement, tous ne sont pas dupes) et avec les nanas qui se laissent séduire d'une façon que je qualifierai d'obscène... Je repense à ce qui se passait dans les 80's-90's : la promotion canapé, y a un peu de ça en lui... beurk

Heureusement, toutes ne sont pas dupes, et donc, sont mes copines, mais elles ne sont pas nombreuses !

Et y en a d'autres qui lui font croire être sous son charme alors qu'en fait, elles le craignent, et plongent tête baissée dans l'acceptation de ses moindres demandes... professionnelles... Alors ok, ça reste professionnel, mais vous verriez la façon dont il les regarde (pour ne pas dire autre chose)... Ca me donne envie de vomir.

Et puis sa façon de m'épingler comme aujourd'hui, et devant le n°2 et d'autres. Et le n°2 qui arbitre, en essayant de ne pas froisser la subtilité de l'un et de l'autre, sans dire qui a raison ou pas, mais en argumantant... J'espère qu'il voit mon changement de couleur sur mon visage.

Ca me fait suer de voir combien tout cet umbriglio me brise, me fragilise...

Les résultats ne se sont pas fait attendre : après-midi maussade moralement, une 1/2h d'alto catastrophique (j'ai même quasiment cassé une corde... demain midi, je suis chez le luthier !!) mais j'ai réussi à trouver l'énergie de me bouger et donc de courir jusqu'à mon cours de hip-hop : là-bas, je me suis donnée à fond, et au retour, j'ai pris un bain bien chaud, ça fait le plus grand bien tout cela.

Surtout, se focaliser sur des petits bonheurs de la vie pour qu'elle me soit plus douce : le violon alto, le hip-hop, la samba, les ami(e)s présents, le ciné, la musique que j'écoute en boucle (cf en introduction)...

PS : ah oui, je déteste le jeudi, vers midi plus précisément, heure et jour de décès de Philippe.... 

samedi, 05 avril 2008

Tribute to Philippe

podcast

Love, love, love
Love, love, love

Me and my friend were walking
In the cold light of mourning
Tears may blind the eyes
But the soul is not deceived
In this world even winter ain't what it seems

Here come the blue skies
Here comes springtime
When the rivers run high and the tears run dry
When everything that dies
Shall rise

Love, love, love
Is stronger than death
Love, love, love
Is stronger than death

In our lives we hunger
For things we cannot touch
All the thoughts unuttered
All the feelings unexpressed
Play upon our hearts like the mist upon our breath
But awoken by grief, our spirits speak
"How could you believe
That the life within the seed
That grew arms that reached
And a heart that beat
And lips that smiled
And eyes that cried
Could ever die?"

Here come the blue skies
Here comes springtime
When the rivers run high & the tears run dry
When everything that dies
Shall rise

Love, love, love
Is stronger than death
Love, love, love
Is stronger than death.

Love, love, love
Is so much stronger than death

Et tout est dit

dimanche, 30 mars 2008

Savoir, pressentir, réaliser

6b5418939e569205e69f66ab9fcc9901.jpgJ'ai toujours eu la sensation/su que ma vie était liée à des dates, certaines, et qu'elles forment un tout, indivisible et d'une extrême justesse.

La mort de Philippe constitue une date importante sur laquelle ma vie professionnelle est maintenant liée : le projet professionnel a vu enfin le jour, et se trouve protégé par Philippe, imparable, imprenable.

Tous les dix ans, il m'arrive des événements douloureux, pour ne pas dire dramatiques : j'ai failli perdre ma mère, puis, j'ai failli mourir, puis ma grand-mère maternelle (ma 2ème mère en fait) est décédée, maintenant, c'est au tour de Philippe. Et je sais que dans 10 ans, je perdrais qqn de cher. 

Le problème dans le pressentir et le savoir est que parfois, je me sens paralysée, car je ne peux pas dire ou exprimer pourquoi c'est comme cela et pas autrement. Et c'est encore plus frustrant de le voir et/ou ressentir pour les autres.

L'Alpyne l'a compris, et m'écoute avec d'autant plus d'attention qu'avant. Je me sers de ces petits indices qui me viennent du ciel, de mon coeur et d'ailleurs pour vivre et avancer, tracer mon chemin, avec sérénité, confiance et foi dans le monde futur qui m'entoure afin que, ce qui m'anime profondément, ne soit pas chimère et ne parte pas en fumée lors de mes coups de têtes/gueules...

Vous y croyez, vous, aux signes du ciel et autres voix intérieures qui vous parlent ? 

jeudi, 27 mars 2008

Lost

45040f156c294ba0efad9667dfaafc3d.jpgEn ce moment, mais pas tout le temps, c'est un peu la débandade ! Je ne fais pas ce que je devrais faire, je reporte le max de trucs au lendemain, et surlendemain, il m'arrive des trucs de folies, une vie de folies, drôle, surprenante à la fois, des idées irréelles et complètement délurées qui germent dans ma tête, et tout cela en 24h Chrono.

Je vis une vie de dingue, une vie où je réfléchis plus vite que la musique ou la lumière, une vie où je fais 50.000 trucs en même temps tout en étant complètement déconnectée.

Je me languis du temps qui passe, à la fois trop vite, et pas assez, de ce temps que j'aimerais tant arrêter et revenir à ce 15 décembre dernier, au mois d'avril il y a deux ans, retrouver la main de Philippe dans cet air de Bruges, ressentir toute la douceur de la caresse de sa main ce matin pour me réveiller et ce regard, son regard...

Et puis la fierté d'être qui je suis, ce que je suis devenue, le chemin que j'ai parcouru, le job que l'on m'a confié car j'aurais, d'après eux, les épaules pour, la possibilité de pouvoir gérer un équipe d'une vingtaine de personnes, pouvoir toujours gérer mon temps, comme je le souhaite malgré des deadlines, je continue à avancer, et à avoir la confiance de mes supérieurs. La possibilité d'exprimer ce que je ressens sur le plan profesionnel, et de me faire à la fois entendre et comprendre dans mes énonciations.

Quelqu'un m'a dit une jolie phrase l'autre jour : "tout ce que tu touches devient or" ou un truc du genre. J'en suis restée scotchée car je ne pense pas avoir cette prétention, et encore moins, comme se plaît à le répéter à l'infini le mec qui m'a managé un temps que j'aurais pris le melon... Alors que je ne souhaite qu'une seule chose, être une petite souris...

Mais je suis perdue avec tout cela, qui tourbillonnent dans ma tête. Mon WE jurassien n'a rien arrangé non plus, honnêtement : si j'ai récupéré une partie de mon sommeil, j'en suis revenue avec encore plus envie d'ailleurs, de montagnes, de chèvres, de campagne, de culture bio, de développement durable dans la tête... J'essaie de me raisonner et de me dire que sans cette personne odieuse au boulot, mon job me plaît, j'ai un job dans lequel je m'épanouis et surtout qui me permet de m'offrir ces we et ces prochaines vacances à la mesure de mes rêves, mais pas forcément des vôtres...

Ben oui, j'en connais pas beaucoup qui vont volontairement marcher une semaine en pleine montagne, sans confort véritable, mais moi, c'est ma drogue et ma raison de vivre en ce moment. Sauf que j'ai été particulièrement fainéante cette semaine, je ne suis pas allée au hip-hop, et demain, je dois me motiver pour la samba.... Le we s'annonce sous de beaux hospices, je revois une tante éloignée de Philippe, des ami(e)s, j'espère du roller dimanche matin (même si la météo ne semble pas clémente) et le salon du vin pour clôturer ce we...

Mais avec tout cela, pourquoi les hommes tournent-ils autour de moi, encore plus que d'habitude ? 

lundi, 17 mars 2008

Two months left

free music

 

Voilà, ça fait déjà deux mois que Philippe nous a quittés pour toujours.

Je n'arrive pas - toujours - à y croire, et pourtant, pourtant... La musique, celle de cet album de Telepopmusik, me berce, éperdument pendant mes longs et grands moments de solitude humaine que je vis dernièrement. Cette solitude, j'en ai besoin, et en même temps, pas, mais je n'arrive tellement pas à m'exprimer sur un autre sujet que lui que je dois être agaçante pour les gens qui m'écoutent...

Il me manque tant, nos échanges, nos partages, perdre un être cher, qu'on a tant aimé, et vlan, la maladie qui le rattrappe, tout me semble tant irééel... c'est comme ces nuits sans sommeil, cette quasi-absence de faim, sauf pour m'empêcher de penser, de penser à lui qui est parti, étouffer cette douleur muette...

Que seul mon regard transparent face aux autres éprouve, finalement...

Avec cette absence tellement brutale, je pourrais en perdre la raison, mais le job que j'ai en ce moment est tellement intense, que je fais face à tout cela, ces responsabilités tuantes, mais qui sont vraiment bien, car, au moins, je reste en vie, même si, je n'ai pas tant l'impression de l'être : ai encore failli passer sous le bus pas plus tard qu'hier...

Il y a toujours cette double vie que je mène, de façon moins brutale, mais quand même. Lorsque le chagrin me surprend, s'il ne se met pas en marche tout de suite, il dure, dure, comme une source qui commence à s'agréger, et qui, une fois ouverte, aura du mal à s'arrêter... Et ma réalité au travail, la vie de tous les jours, le sport que je pratique tant et qui me va bien, je crois.

It's for you, my Dear, as you called me...

mercredi, 12 mars 2008

Sensibilité

La question de la mort de Philippe me hante et me bouleverse intérieurement et profondément. Il est une chose certaine, je ne gère pas cette douleur, alors, pour faire comme si dans ce monde ici là, je contourne la réalité d'une façon ou d'une autre.

Je bosse comme une folle, je relève rarement la tête de mon bureau ou de mon pc - au choix. J'essaie d'être discrète, le plus possible, mais n'en pense pas moins, sur les gens, le boulot et la vie en général.

Sa mort m'a fait un tel effet, que j'en suis arrivée à une tolérance zéro pour beaucoup, beaucoup de choses, malheureusement... 

Whaouh !  Quelle joie ! Quel programme !

J'essaie de ne pas ruminer les choses mais en ce moment, ce n'est pas vraiment évident : tout m'agace, la bétise des gens, leur hypocrisie, leur lenteur, leur intelligence ... et non, que je me sente particulièrement intelligente, non rien de tout cela, mais il me semble qu'être imbu de soi ne mène pas loin et pas à grand chose.

Donc, en vrac, l'esprit et les pensées qui m'animent ne sont pas franchement gaies ;-(

J'ai tellement assez de la vie que je mène, de cet univers que j'en arrive à vivre de "drôle" de trucs, comme la fois où j'ai commencé à traverser ce boulevard alors que le feu était vert pour les voitures et qu'elles arrivaient toutes sur la chaussée que j'avais commencé à braver traverser...

Cette sensibilité à fleur de peau, je ne peux la vivre au quotidien et mes journées sont tellement intenses que seuls les we, j'arrive à me laisser aller, à laisser couler et glisser le chagrin le long de ma peau, et de vivre cette réalité qui à la fois m'échappe et pas non plus...