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mardi, 29 avril 2008

Réalisations

 

 podcast

Je dois être dans la période réalisations et doutes à plein nez :

Réalisation de la mort de Philippe : ça me prend comme cela, en pleine figure, au détour d'une rue sans prévenir. Je me rends compte que je refuse la réalité, cette réalité à la fois funestre et pleine de vie. Non que je doive me battre pour rester vivante et bien vivante, mais parce que je suis comme submergée par la peine, le chagrin de me dire que c'est vraiment F.I.N.I. Je ne le supporte pas, non. 

Réalisation que je suis tétanisée par mon futur ex-boss et que je subis vraiment un harcèlement moral : là, c'est à la fois plus subtile et risqué ! Résultat, toutes les personnes auxquelles je parle de mes déboires au boulot, me demandent si je ne songe pas à quitter l'entreprise, à me faire muter, à créer ma boite... ce n'est pas l'envie qui me manque pour cette dernière possibilité, mais je n'ai pas d'idées, non pas la moidnre. Ah si, peut-être celle-là : fabriquer mon fromage de chèvre dans un coin perdu dans les Alpes et élever mes chèvres, fabriquer des produits cosmétiques bios... élaborer des remèdes bios aussi, tiens ! Bref, une autre vie.

Ca en d'ailleurs étonné plus d'un dont mon mec de passage (!). Allez savoir ce qu'elle veut cette nana à lunettes ?!

Doutes par rapport à moi, mon avenir, ma vie perso et pro : doutes à l'infini, désespoir de ne pas comprendre ce "down" que je traverse, ces idées noires qui apparaissent comme cela dans ma tête sans que je n'en comprenne la provenance ! Pourquoi le négatif envahit mes pensées, alors que je suis tellement positive d'habitude, que je combas avec force de courage,  détermination et foi ces méandres, ces méfaits, ces attaques sournoises, etc, etc...

Pourquoi ce monde est-il autant hostile, abject, ingrat ? Pourquoi me semble t'il encore plus noir que d'habitude ?

Serait-ce parce que je réalise la perte de Philippe ? Que cette réalisation me rend encore plus fragile émotionnellement ? Que j'ai peine à croire à sa disparition, alors que chaque jour qui passe me confirme qu'il n'est plus et qu'il ne le sera plus là, jamais ? Et que je p'éloigne de son départ de la Terre...?

samedi, 26 avril 2008

Joyful Girl ?

Y a des jours comme cela, y a des semaines comme ça aussi.

Et puis y en a des différentes, de vraiments différents.

Tout d'un coup, l'atmosphère change, l'air s'humidifie et me voilà à nouveau projeter sur le devant de la scène : oh non, pas dans la cage/fosse aux lions pour m'y faire dévorer toute crue, mais sur l'estrade (comme au théâtre) pour développer et avancer mes idées, mes propositions...

Ma lutte à moi est quotidienne, finalement.

Alors, pour me donner du courage, pour continuer à avancer sur mon chemin de Vie, je m'arme de force et courage et relève la tête, et repars :-)

Ma recette, toute simple, passe par de la musique à outrance et de la lecture et du repos.

La musique tourne en boucle, encore plus que jamais et parmi cette dernière, j'ai découvert Duffy


podcast


et Ani Difranco.

 

free music

 

Deux styles de musique complètement différents, mais qui me vont bien l'un et l'autre. Chez l'une comme chez l'autre, une énergie communicative, une voix plus ou moins douce, mais un timbre qui m'attire.

Dans qq jours, je suis en vacances, je m'en réjouis ;-)

Je vais me retaper, quand bien même je suis plâtrée...Je revois la vie en rose ;-)

jeudi, 24 avril 2008

Doutes et signes

free music

 

Je doute. Je respire de travers, j'avale à l'envers et je bloque sur ma respiration.

Je regarde le ciel les yeux humides, en me demandant ce qui a bien pu se passer/se produire pour en arriver à une telle situation ...?  

Les choses ne sont plus très claires, mais le sont également. J'ai peur de cette situation.

Il y a encore qq semaines, j'étais assurée de son soutien, et maintenant, j'ai l'impression d'être à nouveau jaugée, pas facile. Tout cela à cause d'une seule personne qui a cassé du sucre sur mon dos, par jalousie, ego surdimentionné et j'en passe...

Ma chance ? Venir travailler alors que j'ai une grave entorse (arrachement des ligaments internes et élongation des ligaments externes), que je suis plâtrée...  et que j'ai le sourire, contre toute épreuve...

Mais je doute un peu, parfois, lorsque je croise le regard du n°2, que je me rends compte qu'il ne me laisse plus la possibilité d'exprimer qqch ...

Alors je veux croire que le fait de faire du relationship à outrance (avec un peu l'impression de me "prostituer", quelle horreur..), de montrer patte blanche va peut-être (je l'espère) faire remonter ma côte et ne pas me faire quitter le navire dans ces termes-là.

En même temps, je fais mon boulot. Alors ?...

Je ne veux pas que le doute s'immisce en moi. Je veux me tromper sur ce (pres)sentiment... 

Je ne veux pas me laisser aspirerpar ce gouffre... ni être tentée par ces pièges qu'il(s) me tend(ent), et encore moins par le Diable...

mardi, 22 avril 2008

More than three months

free music

 

Y a des choses bien et d'autres moins bien que j'ai effectuées dernièrement. Je ne suis pas très à l'aise avec moi-même, je cherche, je tatonne, je retourne le problème dans ma tête afin d'essayer d'y percevoir une lumière, à défaut de voir clairement une solution qui n'apparaît pas, n'apparaissait pas.

Et dans ces moments de doutes, de suggestions floues, je me recentre sur moi, je me recroqueville aussi sur moi, j'écoute les tréfonds de mon coeur, je le sonde, je m'enfouis sous mon pull doudou, je me cache derrière mes jolies (nouvelles) lunettes, et j'imagine que je porte des lunettes de soleil.

Et cette musique, toute douce, tranquille, que j'écoute alors que j'écris ici, me fait penser à Philippe, sa solitude, tellement intense sur la fin de sa vie.

Des photos de lui m'ont été envoyées par un de ses oncles...b2037a2c4d2f84c39e3ecd77aed32b7f.jpg

Je n'arrive toujours pas à me faire à son décès, sa disparition, je le sens tellement proche de moi, dans la pièce d'à côté...

Et dire qu'il faut continuer à vivre, comme il le souhaite, comme il me l'a dit et répété.

Et dire qu'à chaque fois que je réussis qqch de bien, je pense à lui et j'ai les larmes aux yeux, elles coulent parfois toutes seules aussi.

C'est tellement incroyable, c'est tellement incroyable ta disparition, et pourtant, ça fait déjà trois mois que tu n'es plus là et que tu ne reviendras plus...

lundi, 21 avril 2008

Vulnérabilité

Alors voilà, j'ai pas été gentille cette semaine, pas gentille du tout envers des personnes que j'aime, pourtant.

La vulnérabilité de ce que je vis en ce moment ne se traduit pas de la meilleure des façons dans mes rapports avec les gens que j'aime.

J'en ai non seulement conscience (ouf), mais j'ai besoin d'exprimer des choses sur ce que je vis que je projette dans ma relation avec eux... Et ça, ce n'est pas une bonne chose car : je risque de perdre le lien qui m'unit à eux, je prends le risque de tout gâcher et que cela soit irréparable, et de leur asséner des choses qu'ils ne comprendront pas ou qui trouveront complètement déplacé, et pour ce dernier cas, ils auront raison.

Ok, j'ai qq excuses, mais elles n'expliquent pas tout et ne doivent pas non plus tout excuser. C'est vrai que je n'ai pas été en mesure de communiquer sur le décès de Philippe tant cela m'a atteinte et destabilisée et que je sais que certains se sont sentis exclu(e)s, malheureusement. En même temps, cela m'était complètement impossible d'exprimer cette douleur, cette perte, et donc, j'ai réagis comme j'ai pu : absence, silence, agressivité, et j'en passe...

Mais cette semaine, et vous l'avez lu avant, a été particulièrement intense et difficile à vivre professionnellement et là, je n'ai pas été tendre du tout : j'ai littéralement explosé et pas dans le meilleur sens. Et je l'ai fait successivement auprès de trois personnes qui me sont très très chères, et là, je suis sur le fil du rasoir.

Je ne me reconnais même pas d'avoir eu ces mots-là : comment pourrais-je imaginer écrire cela alors que j'aime ces gens qui m'entourent de leur affection, de leurs conseils avisés et justes... ? Et je l'ai malheureusement fait ;-( J'en suis pas fière, croyez-moi, mais j'ai eu besoin de sortir de mon corps, je crois.

L'entorse tombe bien et mal. Mal du fait de la rando que je vais râter, mais bien, car elle va me forcer à me reposer, à me recentrer, me concentrer et aller vers mon véritable destin de vie, sereinement... 

Mais que cette vulnérabilité m'oppresse et qu'elle est longue à partir...

dimanche, 20 avril 2008

Pas à mon goût

La vie, ma vie n'est pas triste, ni rose non plus ! Force est de constater que ce début d'année 2008 [bien entamé ce début d'année d'ailleurs (!)] n'est pas du tout à mon goût : entre le décès de Philippe qui m'a beaucoup fragilisé, sensibilisé, le boulot intense pleins de stress, de jalousies, d'évaluations à tout va, de prises de becs, et enfin les gens qui sont autour de moi et avec lesquels j'ai du mal à vivre, bref, ça va pas comme je le souhaiterais.

Oui, pas du tout : l'impression que tout m'échappe, que toute la vérité, la sérénité, la sincérité qui m'animent s'en vont comme fond la neige au soleil : tout ce que j'ai construit semble m'échapper complètement : tout ne tourne pas comme je le voudrais, tout se retourne contre moi et tout fou l'camp !

En bref, j'ai quasiment perdu la confiance et la crédibilité professionnelle auprès du n°2 grâce au cassage sucré sur mon dos par mon ex-boss : youpi, je suis en train de perdre ma promotion, mes tâches etc, etc... j'appréhende une mise au placard, ou pire un licenciement (dont je ne connais pas encore les motifs)... Ma solution : faire retourner cette sensation d'étouffement, d'emprisonnement dans laquelle mon ex-boss m'a enfermée et montrer au n°2 que je réagis positivement et que je m'en sors...

Parce que ce n'est vraiment pas facile de déjouer tous les coups bas que mon ex-boss s'acharne à démontrer sur moi... Whaouh : autant d'énergie mise en branle pour me détruire, pousser ma tête à nouveau sous l'eau lorsque je commence à respirer... J'en peux plus de cette guerre...

Et puis, y a les ami(e)s, les gens que j'aime et qui gravitent autour de moi, enfin, je pourrais presque dire qui gravitaient... Eh oui, le décès de Philippe m'a rendue complètement ignorante de leurs vies, je suis tellement sensible que ma tolérance est à son niveau 0... Je suis à la fois très cassante et très directe dans mes énonciations, je suis moins compréhensive lorsqu'on me parle de problème que je qualifierai de mineurs.

La juriste que j'étais refait surface et ce n'est pas forcément bien pour mes relations et ma communication.

Et puis, à force de lutter contre cet harcèlement moral, je n'ai même plus le temps de penser à Philippe, ni à ses parents, et la fatigue l'emporte tant... tant et tant que je me suis re-blessée...

Allez, je vous le donne en plein dans l'mille : grave entorse, de la cheville gauche, cette fois ! Et pas petite : non seulement, la cheville n'a pas enflé (ça devient un classique maintenant !), mais j'ai réussi à me faire une déchirure des ligaments internes et une élongation des ligaments externes... Plâtrée pour 3 semaines, je retouche aux "bienveillantes" béquilles pour l'occasion, mais surtout, je râte ma rando du we du 8 mai : traversée Nord-Sud de la grande Chartreuse... Je suis "dèg"...

Donc, forcément, pas de roller ce we, pas de rando, plus de danse, mais du rangement/vidage programmé dans l'appart' (il serait temps), et beaucoup de violon... Finalement, ça a du bon ;-) !!!

Et puis aller au boulot, leur montrer que je viens risque de me montrer sous un autre jour...

Et vous, ça va ??

dimanche, 13 avril 2008

Memories of Jazz

 

Last Monday I have been to a Jazz Club in Paris, a famous one, and I heard some Jazz music, one of my favourite artist, Django Reinhardt. he was not there, of course, as he died long time ago, but one fiddler, Tim Kliphuis was... He was sooo good, playing violon with art, sensibility and serenity. I loved it, I love his play. He was with the Rosenberg trio, whom I discovered. There were absolutely fantastic... And this Tim's show could show you how good musician and fiddler he is...

jeudi, 10 avril 2008

Je déteste le jeudi ou comment va la vie ?

free music
 

On va faire rapide : des fois ça va, des fois pas.

Mon boss me casse les pieds : il recommence différemment son harcèlement, m'agresse verbalement devant les uns et les autres, et finalement se contrefiche de ce qu'il peut exprimer. Le problème, c'est que cela me destabilise complètement. Résultat, je ne suis pas efficace comme je le voudrais.

Le pire là dedans, c'est que tout est fonction de ses humeurs, pire qu'une fille, résultat, je me demande si c'est pas lui la fille plutôt que moi !! Et l'autre chose pire est qu'il fait le joli coeur avec tous : avec les hommes (heureusement, tous ne sont pas dupes) et avec les nanas qui se laissent séduire d'une façon que je qualifierai d'obscène... Je repense à ce qui se passait dans les 80's-90's : la promotion canapé, y a un peu de ça en lui... beurk

Heureusement, toutes ne sont pas dupes, et donc, sont mes copines, mais elles ne sont pas nombreuses !

Et y en a d'autres qui lui font croire être sous son charme alors qu'en fait, elles le craignent, et plongent tête baissée dans l'acceptation de ses moindres demandes... professionnelles... Alors ok, ça reste professionnel, mais vous verriez la façon dont il les regarde (pour ne pas dire autre chose)... Ca me donne envie de vomir.

Et puis sa façon de m'épingler comme aujourd'hui, et devant le n°2 et d'autres. Et le n°2 qui arbitre, en essayant de ne pas froisser la subtilité de l'un et de l'autre, sans dire qui a raison ou pas, mais en argumantant... J'espère qu'il voit mon changement de couleur sur mon visage.

Ca me fait suer de voir combien tout cet umbriglio me brise, me fragilise...

Les résultats ne se sont pas fait attendre : après-midi maussade moralement, une 1/2h d'alto catastrophique (j'ai même quasiment cassé une corde... demain midi, je suis chez le luthier !!) mais j'ai réussi à trouver l'énergie de me bouger et donc de courir jusqu'à mon cours de hip-hop : là-bas, je me suis donnée à fond, et au retour, j'ai pris un bain bien chaud, ça fait le plus grand bien tout cela.

Surtout, se focaliser sur des petits bonheurs de la vie pour qu'elle me soit plus douce : le violon alto, le hip-hop, la samba, les ami(e)s présents, le ciné, la musique que j'écoute en boucle (cf en introduction)...

PS : ah oui, je déteste le jeudi, vers midi plus précisément, heure et jour de décès de Philippe.... 

samedi, 05 avril 2008

Tribute to Philippe

podcast

Love, love, love
Love, love, love

Me and my friend were walking
In the cold light of mourning
Tears may blind the eyes
But the soul is not deceived
In this world even winter ain't what it seems

Here come the blue skies
Here comes springtime
When the rivers run high and the tears run dry
When everything that dies
Shall rise

Love, love, love
Is stronger than death
Love, love, love
Is stronger than death

In our lives we hunger
For things we cannot touch
All the thoughts unuttered
All the feelings unexpressed
Play upon our hearts like the mist upon our breath
But awoken by grief, our spirits speak
"How could you believe
That the life within the seed
That grew arms that reached
And a heart that beat
And lips that smiled
And eyes that cried
Could ever die?"

Here come the blue skies
Here comes springtime
When the rivers run high & the tears run dry
When everything that dies
Shall rise

Love, love, love
Is stronger than death
Love, love, love
Is stronger than death.

Love, love, love
Is so much stronger than death

Et tout est dit

mercredi, 02 avril 2008

Ô vertige de la penderie béante sur l'alignement militaire des pelures incertaines aux senteurs naphtalines ...

e9f639dd43f4cd56e7fdd249a526311b.jpg... "Putain de bordel de merde de cintre à la con chié"

Voilà qui est bien envoyé et qui, même s'il ne s'applique qu'à un cintre, il résume mon agacement (et le mot est faible) face à ce temps de M.... qui s'affiche chaque dimanche depuis plus de 4 semaines : cela signifie pas de roller. Il a plu sans discontinué, pas une minute de répis et donc, les activités auxquelles j'avais pensées n'ont pas fondu comme neige au soleil, car, pas de neige, mais sont restées chez moi ;-)

J'en ai profité pour ... dormir : ah oui et de beaucoup : la journée passe tellement plus vite aussi ! Sauf qu'on est dimanche et que les we sont sacrés en ce moment, et donc dormir autant n'est pas vraiment la solution adéquate, sauf qu'il s'agit encore et certainement une façon de chasser le chagrin, l'ennui, éviter de penser à la disparition de Philippe...

D'une certaine façon, le plus drôle, c'est lorsque j'exprime aux gens que je suis en deuil d'un fiancé depuis 2 mois et qui n'en reviennent pas de me voir affronter les gens, leurs regards et plus encore lorsque je leur énonce ma philosophie de la Vie...

Elle est bien simple, celle-ci : tout faire pour tendre vers son bonheur, vers son bien-être, regarde toujours en avant, avancer, sans cesse, et vivre, vivre à n'en plus finir...


free music

 

Un ami m'a énoncé une très jolie phrase que je vous livre telle quelle : "Je pense que ce qui n'est pas indiqué pour la santé, est avant tout de ne pas se faire plaisir aussi souvent que possible"  

Je l'ai trouvée d'une justesse épatante et elle m'a redonnée, elle aussi, foi et confiance en la vie, ses espoirs, ses promesses, car elle est ainsi. A partir du moment où on la respecte, elle nous offre tous les possibles sous les yeux, devant notre porte, à nous de faire en sorte de ne pas la heurter, de ne pas projeter sur les autres nos erreurs, nos malheurs, nos ressentiments, et de faire les choses qu'on souhaite avec le coeur, sans pour autant mettre les autres en difficulté, avoir la sagesse du coeur...

Et à force de pratiquer cette sagesse, finalement toute simple, on se simplifie la vie à l'extrême et on se la rend encore plus belle, on a comme l'impression que rien de mal ne peut nous atteindre et tout nous glisse telle le plumage du canard (le colvert, mon préféré)...

Et vous, c'est quoi votre recette pour être heureux ? 

lundi, 31 mars 2008

Revisiter

Le temps d'une séance, le temps que se suspende le vol des oiseaux par la fenêtre éclairée de cette lumière printanière, le temps...

Un album aux accents anciens, aux couleurs presqu'éphémères mais que mon coeur n'a pas oublié, même lointain... 

L'artiste se nomme Fiona Apple. Vous la connaissez certainement sous ce titre :

free music

 
Et puis, y en a eu d'autres, telles, en vrac :

 

free music

 

Ou encore celle-ci :
 
free music
 
Et puis tout cela fait que je me retrouve ici, là, à vous parler de musique alors que je sors du ciné pour avoir vu un film qui m'a laissé sur ma faim, qui m'a déçue et que je ne recommanderais pour rien au monde : il s'agit de "Paris", le film de Klapisch...
 
En dehors de la musique - et encore - le scénario est vraiment ridicule, pour ne pas être plus blessante... Alors c'est vrai que je ne serais jamais une critique de films, car je ne suis pas cinéma, mais là, je dois dire que je me suis laissée bêtement influencée par les jugements des uns et des autres, des ouïs-dires et je m'en veux de m'être laissée si bassement avoir ;-) J'espère bien que ce sera la dernière fois !
 
Et vous, c'est quoi votre dernier ciné ?

23:38 Publié dans Musique, Paris | Lien permanent | Commentaires (2)

dimanche, 30 mars 2008

Savoir, pressentir, réaliser

6b5418939e569205e69f66ab9fcc9901.jpgJ'ai toujours eu la sensation/su que ma vie était liée à des dates, certaines, et qu'elles forment un tout, indivisible et d'une extrême justesse.

La mort de Philippe constitue une date importante sur laquelle ma vie professionnelle est maintenant liée : le projet professionnel a vu enfin le jour, et se trouve protégé par Philippe, imparable, imprenable.

Tous les dix ans, il m'arrive des événements douloureux, pour ne pas dire dramatiques : j'ai failli perdre ma mère, puis, j'ai failli mourir, puis ma grand-mère maternelle (ma 2ème mère en fait) est décédée, maintenant, c'est au tour de Philippe. Et je sais que dans 10 ans, je perdrais qqn de cher. 

Le problème dans le pressentir et le savoir est que parfois, je me sens paralysée, car je ne peux pas dire ou exprimer pourquoi c'est comme cela et pas autrement. Et c'est encore plus frustrant de le voir et/ou ressentir pour les autres.

L'Alpyne l'a compris, et m'écoute avec d'autant plus d'attention qu'avant. Je me sers de ces petits indices qui me viennent du ciel, de mon coeur et d'ailleurs pour vivre et avancer, tracer mon chemin, avec sérénité, confiance et foi dans le monde futur qui m'entoure afin que, ce qui m'anime profondément, ne soit pas chimère et ne parte pas en fumée lors de mes coups de têtes/gueules...

Vous y croyez, vous, aux signes du ciel et autres voix intérieures qui vous parlent ? 

jeudi, 27 mars 2008

Lost

45040f156c294ba0efad9667dfaafc3d.jpgEn ce moment, mais pas tout le temps, c'est un peu la débandade ! Je ne fais pas ce que je devrais faire, je reporte le max de trucs au lendemain, et surlendemain, il m'arrive des trucs de folies, une vie de folies, drôle, surprenante à la fois, des idées irréelles et complètement délurées qui germent dans ma tête, et tout cela en 24h Chrono.

Je vis une vie de dingue, une vie où je réfléchis plus vite que la musique ou la lumière, une vie où je fais 50.000 trucs en même temps tout en étant complètement déconnectée.

Je me languis du temps qui passe, à la fois trop vite, et pas assez, de ce temps que j'aimerais tant arrêter et revenir à ce 15 décembre dernier, au mois d'avril il y a deux ans, retrouver la main de Philippe dans cet air de Bruges, ressentir toute la douceur de la caresse de sa main ce matin pour me réveiller et ce regard, son regard...

Et puis la fierté d'être qui je suis, ce que je suis devenue, le chemin que j'ai parcouru, le job que l'on m'a confié car j'aurais, d'après eux, les épaules pour, la possibilité de pouvoir gérer un équipe d'une vingtaine de personnes, pouvoir toujours gérer mon temps, comme je le souhaite malgré des deadlines, je continue à avancer, et à avoir la confiance de mes supérieurs. La possibilité d'exprimer ce que je ressens sur le plan profesionnel, et de me faire à la fois entendre et comprendre dans mes énonciations.

Quelqu'un m'a dit une jolie phrase l'autre jour : "tout ce que tu touches devient or" ou un truc du genre. J'en suis restée scotchée car je ne pense pas avoir cette prétention, et encore moins, comme se plaît à le répéter à l'infini le mec qui m'a managé un temps que j'aurais pris le melon... Alors que je ne souhaite qu'une seule chose, être une petite souris...

Mais je suis perdue avec tout cela, qui tourbillonnent dans ma tête. Mon WE jurassien n'a rien arrangé non plus, honnêtement : si j'ai récupéré une partie de mon sommeil, j'en suis revenue avec encore plus envie d'ailleurs, de montagnes, de chèvres, de campagne, de culture bio, de développement durable dans la tête... J'essaie de me raisonner et de me dire que sans cette personne odieuse au boulot, mon job me plaît, j'ai un job dans lequel je m'épanouis et surtout qui me permet de m'offrir ces we et ces prochaines vacances à la mesure de mes rêves, mais pas forcément des vôtres...

Ben oui, j'en connais pas beaucoup qui vont volontairement marcher une semaine en pleine montagne, sans confort véritable, mais moi, c'est ma drogue et ma raison de vivre en ce moment. Sauf que j'ai été particulièrement fainéante cette semaine, je ne suis pas allée au hip-hop, et demain, je dois me motiver pour la samba.... Le we s'annonce sous de beaux hospices, je revois une tante éloignée de Philippe, des ami(e)s, j'espère du roller dimanche matin (même si la météo ne semble pas clémente) et le salon du vin pour clôturer ce we...

Mais avec tout cela, pourquoi les hommes tournent-ils autour de moi, encore plus que d'habitude ? 

vendredi, 21 mars 2008

Finally

free music

  

 

Deux dimanches consécutifs où il pleut, et me voilà tournant comme un lion dans sa cage, assoiffé d'espace, de liberté, d'air qui s'engoufre dans mon cou, mon sweet et mes roller blade qui filent à la vitesse que je désire... Je n'ai pas encore le style des rollers bladers avec la musique sur les oreilles, mais j'ai au moins des lunettes de stars !

Je compense, dirons-nous en parcourant Paris, en long, large et en travers, à la rechercher de... euh, ben, je ne sais pas bien. Ou plutôt si ! une forme de fuite en avant, une envie d'air, d'épanouissement, et d'ailleurs surtout.

Ma platine fait défiler en boucle l'album de Télépopmusik, Angel Milk, que j'adore !

J'ai pleins de trucs qui, temporairement, me font du bien au coeur et au corps et à l'esprit : 

  • Le thé vert à la vanille qui est d'une douceur sur la langue incomparable...,
  • Le cappucino du Starbuck, de n'importe quel Starbuck, en fait ! (quelle ruine au final !)
  • Les livres de Simone de Beauvoir : whaouh, je suis scotchée, ça me parle tant ce qu'elle écrit, je n'arrive pas à descotcher de son écriture...
  • Le sport en général
  • La tisane, le soir, avant de m'endormir
  • ma couture, mon point de croix, mon tricot, enfin, quand je m'y mets, lorsque je ne suis pas scotchée à mon pc - comme si j'en avais pas marre de faire déjà près de 10h d'écran, je remets cela le soir, diable !
  • La danse que j'ai repris, quand même et avec laquelle je vais redevenir assidue !
  • La rando : je remets cela le we prochain... J'ai hâte, c'est peu dire, l'air vivifiant, l'air pur, la montagne, enfin, la pluie, peut-être, la neige sait-on jamais ? Mais la joie et la délectation de pouvoir aller au bout de soi dans cet échange avec la nature, à fond... Juste pour le plaisir des yeux
  • Les produits de beauté du Dr Hauschka, génialissime pour ma peau archi fragile/sensible/réactive... ;-)
  • La confiance en soi, essentielle, la zénitude par le yoga chaque matin, qq minutes, fascinantes, la méditation que je devrais pratiquer davantage
  • Les projets à plus ou moins courts termes que je formule, on verra s'ils voient réellement le jour !
Et vous, c'est quoi vos petits trucs pour voir la vie en rose, même quand votre univers s'annonce morose ?


 

 

mercredi, 19 mars 2008

La pluie

free music

 

 

Je relis - certes, en diagonale - Où es-tu ? (d'un auteur trop connu et critiqué) mais cette histoire trouve une résonnance/raisonnance particulière au fond de moi.

Surtout avec cet extrait :

L'enfant fixa Mary droit dans les yeux, sa lèvre inférieure tremblait :

    "Dans mon pays il pleut, mais pas des pluies comme ici, des vraies, qui tombent pendant tellement de jours qu'on     ne peut plus les compter. Et la pluie chez nous, elle est si forte qu'elle finit toujours par trouver son chemin pour entrer sous ton toit, et elle coule à l'intérieur de ta maison. Elle est intelligente la pluie, c'est maman qui me l'a dit, toi tu ne le sais pas, mais il lui en fait encore plus, toujours plus."

(...) 

   "Alors, elle cherche comment aller plus loin, et si tu ne fais pas très attention elle fnit par atteindre son but, elle se glisse dans ta tête pour te noyer, et quand elle a réussi, elle s'enfuit par tes yeux pour aller noyer qqn. Ne mens pas, je l'ai vue la pluie dans tes yeux, tu as eu beau essayer de la retenir en toi, c'était trop tard, ty l'as laissée entrer, tu as perdu !"

(...)

    "Elle est dangeureuse la pluie-là, parce que dans ta tête elle enlève des bouts de ton cerveau, tu finis par renoncer et c'est comme cela que tu meurs..."

Y  t'il qqch à rajouter ? Je ne crois pas, tout est dit, on ressent la détresse de l'enfant qui a perdu sa mère, la mère adoptive qui ne sait comment s'y prendre avec cette enfant, certes déconcertante, mais tellement pleine de vie.