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lundi, 17 mars 2008

Two months left

free music

 

Voilà, ça fait déjà deux mois que Philippe nous a quittés pour toujours.

Je n'arrive pas - toujours - à y croire, et pourtant, pourtant... La musique, celle de cet album de Telepopmusik, me berce, éperdument pendant mes longs et grands moments de solitude humaine que je vis dernièrement. Cette solitude, j'en ai besoin, et en même temps, pas, mais je n'arrive tellement pas à m'exprimer sur un autre sujet que lui que je dois être agaçante pour les gens qui m'écoutent...

Il me manque tant, nos échanges, nos partages, perdre un être cher, qu'on a tant aimé, et vlan, la maladie qui le rattrappe, tout me semble tant irééel... c'est comme ces nuits sans sommeil, cette quasi-absence de faim, sauf pour m'empêcher de penser, de penser à lui qui est parti, étouffer cette douleur muette...

Que seul mon regard transparent face aux autres éprouve, finalement...

Avec cette absence tellement brutale, je pourrais en perdre la raison, mais le job que j'ai en ce moment est tellement intense, que je fais face à tout cela, ces responsabilités tuantes, mais qui sont vraiment bien, car, au moins, je reste en vie, même si, je n'ai pas tant l'impression de l'être : ai encore failli passer sous le bus pas plus tard qu'hier...

Il y a toujours cette double vie que je mène, de façon moins brutale, mais quand même. Lorsque le chagrin me surprend, s'il ne se met pas en marche tout de suite, il dure, dure, comme une source qui commence à s'agréger, et qui, une fois ouverte, aura du mal à s'arrêter... Et ma réalité au travail, la vie de tous les jours, le sport que je pratique tant et qui me va bien, je crois.

It's for you, my Dear, as you called me...

samedi, 15 mars 2008

Samba !

Juste pour le plaisir des yeux... Mon prof de salsa, d'originie brésilienne, un extrait de Samba, que j'ai testée hier soir.... cours que je garde !! Tout comme le cours de hip-hop ! YOUPI

jeudi, 13 mars 2008

Hip-Hop part 1

Voilà à quoi ça ressemble... Et je peux vous dire que ça donne la pêche et on n'a pas le temps de penser au boulot et aux prises de becs avec le boss !!

mercredi, 12 mars 2008

Sensibilité

La question de la mort de Philippe me hante et me bouleverse intérieurement et profondément. Il est une chose certaine, je ne gère pas cette douleur, alors, pour faire comme si dans ce monde ici là, je contourne la réalité d'une façon ou d'une autre.

Je bosse comme une folle, je relève rarement la tête de mon bureau ou de mon pc - au choix. J'essaie d'être discrète, le plus possible, mais n'en pense pas moins, sur les gens, le boulot et la vie en général.

Sa mort m'a fait un tel effet, que j'en suis arrivée à une tolérance zéro pour beaucoup, beaucoup de choses, malheureusement... 

Whaouh !  Quelle joie ! Quel programme !

J'essaie de ne pas ruminer les choses mais en ce moment, ce n'est pas vraiment évident : tout m'agace, la bétise des gens, leur hypocrisie, leur lenteur, leur intelligence ... et non, que je me sente particulièrement intelligente, non rien de tout cela, mais il me semble qu'être imbu de soi ne mène pas loin et pas à grand chose.

Donc, en vrac, l'esprit et les pensées qui m'animent ne sont pas franchement gaies ;-(

J'ai tellement assez de la vie que je mène, de cet univers que j'en arrive à vivre de "drôle" de trucs, comme la fois où j'ai commencé à traverser ce boulevard alors que le feu était vert pour les voitures et qu'elles arrivaient toutes sur la chaussée que j'avais commencé à braver traverser...

Cette sensibilité à fleur de peau, je ne peux la vivre au quotidien et mes journées sont tellement intenses que seuls les we, j'arrive à me laisser aller, à laisser couler et glisser le chagrin le long de ma peau, et de vivre cette réalité qui à la fois m'échappe et pas non plus... 

lundi, 10 mars 2008

Briefly

free music

 

 

Je voudrais vous parler de qqn, une personne que j'ai découverte via son blog, bref, une bloggueuse. Je l'apprécie beaucoup car elle est d'une sincérité et honnêteté assez rare et ses remarques sont plutôt vraiment pertinentes et justes ! Elle a un blog plutôt "rigolo" (dans mon sens à moi, donc, pas forcément le vôtre), elle ne se prend pas forcément au sérieux, elle pousse ses coups de gueule, et elle est touchante. Elle exprime ses opinions, ses coups de coeur en matière de mode, de beauté etc, etc... Elle a vécu un événement particulièrement douloureux l'an dernier, la perte de son papa, cela ne s'oublie pas et ne passe pas comme cela non plus. Mais elle a toujours écouté les autres malgré sa détresse et ce qu'elle vivait avec les siens, pas franchement tendres.


 

 

Et puis, elle a surtout un formidable don qu'elle met au profit des autres, et auquel j'ai fait appel. Elle m'a conseillé comme jamais personne ne l'avait fait, elle m'a communiqué tous les conseils inimaginables et censés, en peu de mots, mais des mots tellements éloquents qu'ils expriment exactement le message qu'elle doit faire passer. Ses mots résonnent encore en moi et je ne la remercierai probablement jamais assez de sa clairvoyance, de son raisonnement et de sa touchante façon de voir ces choses-là, que nous ne percevons pas nous-mêmes, mais qu'elle oui. Et tout cela, en toute confidentialité, et sans lui communiquer tant d'éléments personnels, elle les a vus ;-) Il s'agit de Wentworthlady et de son don. Toutes mes pensées affectueuses pour toi.

dimanche, 09 mars 2008

Entre autre

18cf7f15a86f34f58205bd2429e1a476.jpgA y é, je suis revenue, en tout cas pour le moment, dans le monde des vivants ! ll était temps, même si je crois que le deuil de Philippe se fera lentement...

Des moments de grâces et de bonheurs ont parsemé ma route, et se sont traduits par de la danse - on ne se refait pas, non ! 

Come back aux cours d'Alex Lima obligatoire via la salsa et commencer ses cours de samba, retourner donc à mon centre de danse favori et apprendre le hip-hop avec le prof d'une amie et tester aussi un cours qui mêle Technique Alexander, Feldenkreis et Taï chi... Tout un programme sportif !

J'espère juste que ces mouvements me permettront de mettre encore plus de distance avec la pression et le harcèlement de mon boss à mon égard.. Toujours aussi dingue et me disant tout et son contraire...

Flûte il pleut, donc, pas de roller ;-( mais bon dimanche quand même ! 

11:40 Publié dans Danse, Paris | Lien permanent | Commentaires (4)

mercredi, 05 mars 2008

Chance

31daa25b02537f03d14ff6febcf276a2.jpgDans ce malheur qui m'étreint et la douleur qui pourrait m'éteindre, j'ai du bonheur pleins les yeux et le coeur.

Le décès de Philippe m'a donné une famille, une vraie et nouvelle que j'adore, depuis longtemps déjà ; il m'a donné la chance de connaître ses meilleurs amis qui répondent présents lorsque je les sollicite ou même qui viennent spontannément.

Philippe me laisse l'espoir d'avoir été aimée comme toute femme souhaiterait un jour l'être, il me guide, me protège, me conseille, sait me parler et se faire entendre lorsqu'il le faut.

Grâce à Philippe, je sais que maman est là, qu'elle m'écoute et me soutient lorsque je doute, je pleure, ou me désespère de mon humeur triste, elle est là.

Et j'ai des personnes qui sortent la tête hors de l'eau par hasard, alors que je ne les attends pas, et d'autres que je pensais voir/lire/entendre, et pas, finalement. Et puis il y a Fred que je n'ose appeler car là, je vais être une fontaine toute seule tant je serais émue juste de l'entendre : il était avec moi le jour où j'ai appris la maladie de Philippe, tellement incrédule que je lui raconte cela, Fred qui a juste 26 ans...

Et puis, y a le reste qui me permet de tenir : le job de plus en plus prenant, limite asphyxiant, la marche dans Paris, nécessaire, absolument nécessaire et moi qui me sent un peu toute seule, un peu perdue dans ce vaste monde avec tout ce que je porte depuis presque 7 semaines : ah ce we d'obsèques, il restera longtemps en moi, tant il a révélé des choses tellement intenses, la certitude que j'étais sa princesse, que la maladie absente, je ne serais pas en France, mais ailleurs, avec lui infiniment et un univers de joies et de bonheurs présent.

Miss you soo 

mardi, 04 mars 2008

Pour Philippe

free music

 

 

One day your story will be told
One of the lucky ones who's madz his name
Beneath the lights of your deserved fame.
And it all comas round.
Once in a lifetime like it always does.
Everybody loves you 'cause you've taken a chance,
Out on a dance tothe moon, too soon.
And they'll say told you so.
We were the ones who saw you first of all.
We always knew that you were one of the brightest stars.
One day they'll tell you that you've changed,
Though they're the ones who seem to stop and stare.
One day you'll hope to make the grave,
Before the papers choose to send you there.
And it all comas round.
Once in a lifetime like it always does.
Nobody loves you 'cause you've taken a chance,
Out on a dance tothe moon, too soon.
And they'll say told you so.
We were the ones who saw you first of all.
We always knew that you were one of the brightest stars.
And they'll say told you so.
We were the ones who saw you first of all.
We always knew that you were one of the brightest stars.

lundi, 03 mars 2008

Inédit

J'ai passé un "drôle" de we. Drôle n'est pas le terme exact, mais est un terme que j'aime bien employer car il arrive là où on ne l'attend pas ;-)

Drôle car depuis jeudi soir, j'étais un peu dévastée par le chagrin, la peine de réaliser que Philippe est vraiment mort, même si toute une part de moi le refuse, refuse absolument cette réalité.

Drôle car je suis épuisée et que je ne sais comment aller me mettre au lit tôt histoire de récupérer et d'être moins une corde tendue à l'extrême, pire que celle de l'arc tendu...

Drôle parce que, heureusement, plus de peur que de mal, j'ai fais un épisode bizarre dans le sens où, je crois, être tombée dans les pommes... Heureusement, y avait le canapé !

Drôle aussi parce que, pendant ce long moment d'inconscience, j'ai voyagé à travers le temps, j'ai eu l'impression de voyager dans des mondes parallèles, de vivre les prochains jours at work en accéléré...

Mais le retour à la réalité, dimanche, était dur. Un trop plein de chagrin qui m'a laissé en paix vers 19h, enfin.

Et là, le retour au boulot avec un stress sans cesse grandissant, un boss qui rentre de vacances et en rajoute, perfide, inhumain, égoïste et j'en passe... Une furieuse envie de lui mettre mon poing dans la figure devant tant de méchanceté gratuite ... Quand je pense qu'il ne s'agit que la jalousie... Jalousie certainement renforcée par le fait que le n°2 n'a pas tari d'éloges sur moi dans ma capacité à assumer son job pendant son absence... Mais ras le bol de devoir réparer ses bêtises et maladresses professionnelles, il serait temps que certains s'aperçoivent qu'il n'est pas franchement fiable, et que c'est moi qui fais tout le boulot... ou, en tout cas, une grande partie...

samedi, 01 mars 2008

Double réalité

ad7b25ea9eb461e16fed9299127c9d5e.jpgJe rêve d'un monde où les montagnes m'entoureraient, où les gens ne seraient pas arrogants, jaloux, envieux, despotiques et tout ce que je vois en ce moment et qui m'insupporte au plus haut point.

Je rêve d'ailleurs, de bouddhisme, de Népal et d'humanitaire (ça tombe bien, ça recrute sévère ;-)).

Mais je rêve surtout de lui, entre deux mondes, je vis. Non plus un pied dans la vie et un pied dans la mort, mais les pieds dans une double réalité : celle où je bosse comme une dingue en ce moment avec qq sorties à droite et à gauche histoire de me donner l'impression que ça sert de bosser plus ! Et celle qui, une fois sa journée terminée, a l'impression d'en commencer une autre, une autre où Philippe est là, où la mort n'est pas, car c'est un mauvais rêve, non, il va réapparaître à l'autre bout du chemin, il m'attend chez moi...

Cette double réalité est épuisante à vivre au quotidien : entre une part de moi, presqu'euphorique dans laquelle je nie sa mort et celle qui réalise réalise - car 6 semaines déjà - j'ai du mal à aller au lit le soir, alors que le corps est très très fatigué.

Cette double tendance s'affirme, je la porte, je la supporte, mais à quel prix ?

d364f942e21d4db7431744d5c25e7db8.jpgJ'ai à la fois très envie de partir m'évader une semaine, mais mes vacances me sont refusées (je serais, entre autre, en ce moment, indispensable, or je ne le souhaite pas être indispensable, personne ne l'est et ne peut le prétendre), et j'ai aussi peur de me retrouver parfois seule au milieu d'autres alors que je suis la personne fédératrice ou que je me joigne à un groupe... Vaste question.

Au milieu de tout cela, il y a moi, ma douleur, la perte de Phil, les emails de ses meilleurs amis - là pour me soutenir et être près de moi comme ils l'affirment tous - ses oncles et tantes, et mes doutes et interrogations qui m'assaillent la douleur de la perte muette dans mon regard bleu glacial.

La seule chose que j'arrive à faire à peu près correctement, c'est marcher. Alors, je me dis, je me demande : et si j'entamais un tour du monde à pieds ? Et si je consacrais ma vie à des choses plus utiles, ou en tout cas, qui me parlent davantage ? Donner un véritable sens à ma vie, voilà, c'est ça.

Parce qu'objectivement, y a pas grand chose qui me retient à Paris, et même rien, sauf des ami(e)s - et sur Terre, mais passons - alors pourquoi ne pas partir ?

Sauf qu'alors, en ce moment, cela pourrait s'appeler une fuite en avant qui ne me correspond pas et qui n'est pas saine, d'où mon ardent désir de m'arrêter par des vacances avant de péter un plomb au boulot (au mieux) ou, de me blesser physiquement (au pire), et je n'y tiens pas vraiment... 

lundi, 18 février 2008

Dépêches du NML*

Le scoop est tout frais, il date d'hier, c'est dire !

Entre la copine de Scat que je ne connais toujours pas, mais allez savoir, je ne la sens pas, donc, je ne suis pas pressée de la rencontrer ! Pourquoi je ne la sens pas ? Tout simplement parce qu'elle passe visiblement beaucoup de temps avec Smart.

On reparle de Smart en ce moment : elle m'avait surprise à pouvoir comprendre ce que j'ai pu ressentir lorsque je lui ai parlé de Phil, en même temps, j'avais surtout l'impression qu'il s'agissait juste d'une tactique pour m'amadouer et me demander qqch ensuite.

J'avais presque raison ! Son anniversaire n'était pas loin. Et sa fête d'anni, elle a souhaité m'y inviter !! Ah tiens, je ne suis pas détestée, j'aurais mal compris ?!

La 1ère date retenue s'annule le jour même, pratique pour qqn qui vit mal la perte d'un être cher et qui a besoin d'être entourée ?!!

Elle annonce une 2nde date, qui s'annule tout autant au dernier moment, heureusement que je l'avais appelée pour savoir, sinon, elle ne m'aurait rien dit !

Et là, hier soir, je reçois un sms à 19h50 : "rdv chez Scat à 20h30 pour dîner" Là, je l'ai appelée pour lui expliquer qu'il y a des choses qui se font et d'autres pas et qu'il faut qu'elle arrête de me prendre pour une C.... Et elle a raccroché à mon nez. Cela ne m'étonne pas, elle ne sait faire rien d'autre... Mais je ne me suis pas arrêtée là: je l'ai rappelée pour lui dire ses 4 vérités, mais c'est rester sur son répondeur ! J'ai également contacté Scat (pas de réponse) et enfin l'Alpyne (pas de réponse non plus !).

Je reviens à ce que je disais il y a longtemps la concernant : elle n'a qu'un seul but m'évincer du NML et me tourner en ridicule le plus possible.

Quand je sais qu'il ne s'agit que de la jalousie et d'un ego très mal placé, je voudrais la plaindre, mais en même temps, trop de compassion à son égard tue et en ce moment, j'ai une chose bien plus difficile à vivre qui me tue aussi...

* No Man's Land

dimanche, 17 février 2008

One month, already

I miss you so deeply It is so hard to live As though, you are not there anylonger. I miss you so Love you 

free music

samedi, 16 février 2008

Gantée

J'ai perdu mes gants dans le métro l'autre soir. Ca fait deux fois depuis le 1er janvier, ça fait beaucoup : beaucoup car je ne perds quasiment jamais rien ! En plus, ça se passe toujours de la même daçon : je pose mes gants sur me genoux en m'asseyant au lieu de les mettre dans mon sac, et lorsque je me lève car ma station est arrivée, ben, je ne fais pas attention, ils tombent par terre, et je m'en aperçois lorsque la rame est déjà partie... YOUPI !

Et c'est d'un facile d'en trouver en ce moment ! Entre les soldes terminés mais pas tout à fait, les nouveaux rayons pour les vêtements de la collection Printemps-été sont là, donc, exit les gants !! En plus, j'en recherche des tous simples : ou en laine ou sinon en cuir retourné.

Bon, heureusement, j'en ai trouvé une paire hier car les températures se sont rafraichies et les mitaines n'étaient pas suffisantes du tout. 

Et un froid sec et un soleil dans le ciel, ça fait quand même super du bien, non ?

Bon we 

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jeudi, 14 février 2008

Survivre

Voilà, c'est l'état du moment. Philippe m'accompagne chaque jour comme ma grand-mère maternelle chérie l'a fait et continue de le faire depuis son décès - 10 ans déjà.

Phil me manque à chaque instant, à chaque pas, à chaque chose que j'effectue et que je sais qu'il pourrait partager. Demain, cela fait 4 semaines et dimanche un vrai mois.

Je ne m'en sors pas, l'impression de tourner en rond dans ma tête, dans mon appart', dans mon job, dans ma vie perso et pro.

Rajouter une "pointe" de harcèlement moral, une tendance au vin rouge de bourgogne, j'arrive au boulot en pleine dérive, quasi incapable de gérer ce que je dois gérer, je tourne en rond, je regarde le ciel bleu, je regarde les étoiles, essaie de chercher en vain un signe de Lui (qui me répond), un signe du ciel, je me dis que je vis un cauchemard, car c'est véritablement cela que je ressens au fond de moi.

Un immense vide, une impression de présence près de moi, mais une véritable lassitude de la vie, de ce que j'en fais, l'envie extrème de m'éloigner de cette vie, de ce job, de ces gens qui ne savent pas lire et encore moins écouter le français, c'est pourtant pas compliqué, non ?

Quand j'écris "s'il n'avait pas été malade, nous serions ensemble", dites-moi que ça vous parle, non ? Pourquoi les gens ont-ils besoin autant de détail, de savoir si ça a ou non existé ? Quelle importance ? Si ce n'est pour moi avant tout et pas pour eux ? Hein, dites-moi !

Comment vivre dans un monde de fous, de c...., qui ne comprend rien et ne voit pas plus loin que le bout de son nez, que dis-je de son intérêt, évidemment ! 

jeudi, 31 janvier 2008

Post-mortem impressions

Je ne sais pas par quoi commencé. J'ai l'impression d'avoir délaissé mon blog, ce blog depuis presqu'une éternité alors qu'en réalité pas tant que cela... Mais ma vie est tellement riche en ce moment, tellement riche en émotions que je suis submergée.

Je m'explique, mais pas dans un ordre certain.

Le we à Bruxelles s'est prolongé d'une journée : les parents de Phil ayant demandé à ce que je reste une journée supplémentaire... Ses parents m'ont accueilli comme ... leur belle-fille. Voilà, le mot est lancé. Ne soyez pas surpris, sans la maladie, la réalité magique qui nous habitait ensemble était là.

Alors, forcément, sa mort m'étreint le coeur.

Et puis, trouver dans le regard de ses parents, de ses frères, de sa famille et de ses ami(e)s, le sentiment que j'ai E.N.O.R.M.E.M.E.N.T. compté pour lui, cette façon de m'épargner les détails de son cancer, sa façon se parler de moi éperdument à ses proches (oncles, tantes, parents...) et moi qui arrive là pour lui...

Sa mère qui me serre fort fort dans ses bras en m'accueillant et qui verse qq larmes d'émotions en me voyant, son père qui me dit que que je suis chez moi chez eux, que je reviens quand je le souhaite, que je fais des choses avec eux ou pas...

Alors, la disparition de Phil, si elle est moins douloureuse est porteuse de sentiments encore plus forts, mais de bouleversements encore plus grands à l'intérieur de moi.

Je me découvre une belle famille post-mortem, je suis veuve d'un fiancé mort et disparu trop tôt emporté par la maladie.

Maudite rechute en août dernier.

Mais Phil me laisse des souvenirs incroyablement beaux, doux, et ce que nous avons vécu et partagé, rien ne peut me l'ôter, cela vit au fond de moi, et ce, pour toujours. 

 Je t'aime, Phil.