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mercredi, 25 mars 2009

Cancer et vacances : réalité

http://www.deezer.com/track/2913647

J'ai appris hier soir que le père d'une ancienne amie était atteint du cancer du poumon... L'effroi que j'ai ressenti était franchement intense, et dur à décrire... J'ai repensé instantannément à Philippe, ça fait bizarre et c'est très étrange.

 

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Le pire c'est qu'en y pensant cette après-midi, j'avais les larmes aux yeux car je revivais les derniers mois que Phil a vécu, cette impossible guérison dont je n'avais sans doute pas conscience... et tout ce qui nous unissait... Le "pire" (?) a été que la semaine dernière, je recevais ma copine polonaise chez qui j'étais en août dernier, et avec laquelle nous avons parlé de Phil : ben oui, elle était présente lorsque notre histoire a commencé... Et qu'elle me parle de lui, qu'elle ressente sa présence, qu'elle confirme ce que j'ai perçu lors de ses obsèques (à savoir que j'étais sa "girl"...), ça a rendu mon we nostalgique... et bizarre.

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En fait, j'ai fait le deuil de Phil à Noël, bien obligée que j'étais, mais surtout parce que Phil m'a parlé, qu'il s'est excusé de ne pas avoir pu être plus présent cette année (occupé à être près de ses parents), mais il m'a encore demandé d'être heureuse, de me faire du bien et d'accepter tout l'amour que je connais avec Mr aoueux... et je l'ai écouté.

Cette chanson qui passe est une de mes préférées du dernier album de Peter Von Poehl, vous vous souvenez, je l'ai vu en juillet dernier grâce à l'invitation que j'ai gagnée par son label, soirée où j'ai revu en chair et en os Vincent Delerm, mon chouchou ;-)

Bref, je me rends compte de plusieurs choses : que même si le deuil de Phil est fait, j'ai l'impression de ne pas avoir pensé à lui assez pour arriver à me faire une raison et comprendre et réaliser qu'il est vraiment mort - là, vous me direz, je n'ai pas fait son deuil et pourtant SI.P3110034.JPG

J'ai une peur bleue du cancer, alors que le sida m'indifère presque davantage... le comble ? Peut-être pas car je suis de la génération sida !

Le cancer du père de cette amie me fait peur car il est inopérable, et je me sens complètement prisonnière de cette maladie, que je me mets à envisager n'importe quoi : et si je l'attrapais ? et si qqn que j'aime l'attrapais ?? Comment le vivrais-je ? Mal, très très mal, je ne suis pas sûre de garder raison, croyez-moi... Je me sens tellement moins désoeuvrée face à Alzeimer ou autres maladies dégénératives...

Dans le même registre, je revois le gastro demain, car j'ai suivi finalement son traitement : il semblerait bien que mon intestin me joue qq tours, pas agréables, mais bon.. Le dernier en date est l'oubli de prendre mes médicaments toute une journée et d'avoir mangé qq gâteaux... Je ne vous explique pas les douleurs que j'ai eues... donc, on va voir ce qu'il va dire...

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Et oui, j'ai passé de très belles vacances, comme vous le montre ces photos dispersées dans ce post de retour... Ca nous a fait un bien fou... même si je suis rentrée plus crevée, le dépaysement a été à la hauteur de nos ambitions et de ce que nous vivons au quotidien... un vrai bonheur de douceur...

PS : Nie, nous nous sommes râtées, et pourtant, j'aurais été tellement contente de te voir... Une prochaine fois, c'est sûr !

 

dimanche, 30 novembre 2008

Va où ton coeur te porte - Susanna Tamaro

Je suis rentrée de Berlin ou plutôt, j'ai quitté mon hôtel berlinois avec une phrase qui a résonné longtemps dans ma tête : "je veux vivre"...

 

No comment ou plutôt si ! Le coeur a refusé que je me laisse porter davantage encore dans les limbes de la morosité, de la peur, de l'abnégation de soi, et que je reprenne le chemin de ma misère morale, non, le coeur a dit STOP et je l'ai écouté. C'est la 2nde fois cette année que je l'écoute et en dehors du fait que c'est impressionnant (de l'entendre !), il ne m'a pas fait défaut. Il est bon conseiller et je repense avec joie au livre de Susanna Tamaro, Va où ton coeur te porte...

Aujourd'hui, je suis plus sereine même si ça s'agite toujours beaucoup dans ma tête. J'ai peur, j'ai peur d'une éventualité, je suis quasi terrorisée, je suis encore sous le choc de ce traumatisme infantile ou presque, mais qui ne le serait pas à ma place ? La perspective de devoir être ré-opérée pour me retirer cet épanchement, me fait penser/envisager le pire. Ben oui, la dernière fois, cela ne s'est pas déroulé comme prévu...

Alors, la phrase de Berlin a encore plus de poids, de force en résonnant de la sorte dans ma tête...

Quand je pense que je savais/ressentais que 2008 n'était pas encore finie et qu'il y aurait pleins de surprises d'ici la fin de cette année, je ne me trompais pas ! En même temps, le fait d'avoir repris les rênes de ma vie complètement, me prouve que j'ai pris la bonne décision en m'attaquant à ce chantier, même s'il est loin d'être facile moralement, psychologiquement et émotionellement.

Je ne crois pas à la fatalité, je suis persuadée qu'il y a une solution dans chaque chose, chaque événement et que tout se résoud. Ce qui m'arrive n'est pas banal, certes, mais pas insurmontable, et je me fais la promesse de ne pas baisser les bras, de ne pas abandonner, m'abandonner, ne pas abandonner mon corps maintenant. Non, ce serait franchement injuste et ne pas le remercier d'avoir répondu présent pendant toutes ces années, malgré toute la fatigue et autres éléments que cet épanchement a pu causer intérieurement... Je suis persuadée que tout se résoudra bien. En tout cas, je veux y croire, malgré ma peur au fond de moi, de mes yeux...

Le plus dur est d'en faire abstraction la journée lorsque je suis au travail, et en même temps, cela n'est pas dur. En fait, je suis au moins concentrée sur un truc qui me plaît et dans lequel j'avance. Mais lorsque le soir, je me retrouve seule avec ma douleur physique et que je ne peux en parler à X, Y ou Z, ben, le we, je me retrouve en proie avec des émotions assez énormes et pas faciles à gérer. Si vous rajoutez à cela, un temps de neige, ma session roller du we est tombée à l'eau (c'est le moins qu'on puisse dire !), je tourne en rond ;-)

J'ai trouvé une occupation tout autant intéressante : vider et nettoyer à fond mon appart' : ben oui, je peux enfin profiter de la lumière naturelle pour voir cet appartement sous un autre angle et me dire "non mais, là, ça ne va pas du tout, zou, on s'y met"..

Et c'est que je vais faire maintenant après vous avoir écrit !

Bon dimanche avec le dernier album des Killers -> spéciale dédicace à NJ

samedi, 29 novembre 2008

C'est la faute à Douglas !

 

Mes journées sont longues mais passionnantes : de retour, complèment en phase avec moi-même j'assume de mieux en mieux mes responsabilités et mon job. En y mettant plus que du mien, mais surtout en bossant comme j'envisage mon job et je me retrouve alors  à être bien plus sereine, bien plus organisée et bien plus à l'aise avec pleins de choses qui en découlent : pour preuve mon boss m'épaule et me protège lorsque mon ex-boss essaie (encore !) de me destabiliser... Il n'est pas le seul, mais je m'en fous, j'ai d'autres chats à fouetter et surtout une vie à construire et à vivre.

Je me suis fixée des objectifs que je souhaite atteindre d'ici la fin de l'année, et je ferais tout pour y arriver et ce n'est pas des semaines à partir tard (pas loin de 20h, mais surtout, en dehors de la pause dèj, je ne fais pas de pause, pas l'habitude ...!!) qui m'empêcheront d'y arriver. C'est marrant comme en ce moment, je fais le parallèle de cette fin d'année avec l'année où je préparais mon Barreau et où j'avais 4 vies en une... Exténuant. Heureusement, là, j'en ai pas autant...!!

Ma vie perso n'est pas en reste, loin de là : ça a clashé avec Smart, amplement prévisible, ça a entraîné un clash avec l'Alpyne car ras-le-bol et à nouveau décision de fuir, m'enfuir très loin d'eux, de ce NML où Laurenn n'a pas sa place. Je ne vais pas rentrer dans les détails du clash, sans importance, mais le fond est le même : le déni de moi en son entier. Oui, cela ne vous parlera peut-être pas, mais c'est la vie que j'ai lorsque je cotoie les gens du NML ou que je m'y retrouve : en fait, je réalise que ce NML a une double signification !

Bref, le déni : depuis toujours dans et avec le NML, j'ai tort : quoique je fasse, quoique j'exprime... j'ai tort. Et le pire, c'est que j'ai même tort sur ce que j'affirme de moi : oui vous avez bien lu ! Le NML me connaît mieux que moi-même, un comble, non ?

Pourquoi je vous parle de cela ? Parce que, si la semaine prochaine j'atteinds l'âge du Christ (!!!), c'est surtout que cela va réveiller un anniversaire douloureux où j'ai failli laisser ma peau, et ce n'est pas une blague ! Le 4 décembre 1987, j'ai été opérée d'une soi-disante banale appendicite qui a dû être réopérée d'urgence 5 jours plus tard, car méga infection... Je suis rentrée à la maison le 23 décembre. Mon éventuelle carrière de gymnaste partait en fumée, à mon grand désespoir.. Mais surtout, environ 6 mois plus tard, j'ai commencé à avoir des douleurs, plus ou moins violentes du côté droit. J'en ai parlé, mais on ne m'a pas écoutée, pas crue, pas prise en considération...

Aujourd'hui à chaque période de stress ou autre, j'ai mal, et cette année avec le décès de Philippe, tout s'est détraqué, vraiment. Je passe sur les détails délicats, mais j'avais aussi décidé que cette année, je voulais savoir s'il y avait qqch ou pas de ce côté.

J'ai fait des premiers examens qui sont clairs, et pas dans le bon sens. Je complète par un scanner la semaine prochaine, une prise de sang, (faite ce matin, résultats en attente)  puis revoir le médecin avec les résultats (trois fois en trois semaines)... Les hypothèses formulées tombent les unes après les autres, il y a surtout un trou de 20 ans où on ne sait pas si cet épanchement trouvé existait ou est nouveau...

L'inquiétude de mon médecin était claire ("vous venez me voir demain matin de toute urgence..."), je l'ai rassurée, même si je n'en menais pas large.

Je suis persuadée que cela a toujours été présent, et que, comme certaine grossesse niée, où les femmes ne s'aperçoivent pas qu'elles sont enceintes, j'ai écouté ce NML qui m'affirmait que je ne pouvais avoir mal car on m'avait retiré l'objet de mes souffrances... résultats, je me suis niée moi-même aussi... Le comble !

Je pense que le fait de m'en occuper, fait ressortir la douleur qui a toujours été présente et sourde. Je peux vous dire que depuis près de 15 jours, j'ai bien mal... résultat, j'ai arrêté de masser cette zone sensible... J'ai toujours été intimement convaincue qu'il y avait qqch, ou en tout cas, que qqch n'allait pas...

Et si vous rajoutez à cela, une éventuelle allergie au gluten, vous comprendrez ma fatigue... Une affection qui traîne (manque de globules blancs avéré !), un max de boulot (et de stress)... un NML qui fait suer....

Heureusement qu'il y a un petit coeur qui se promène avec moi... et que je ne manque ni d'énergie, ni d'optimisme, ni de courage...

Allez, hauts les coeurs, on ne sait rien, alors, tant qu'on ne sait pas, on n'a pas le droit de s'inquiéter : on relève les manches, on avance, on se bat pour vivre et la recevoir cette distinction dans la vie pro...!!

Mais parfois, c'est dur de ne pas avoir peur et je n'en mène pas bien large... Alors MERCI de m'avoir lue...

vendredi, 28 novembre 2008

This is your life - The killers

Un extrait de leur nouvel album... Ca me fait penser à pleins d'autres auteurs ... mais surtout ça vous prépare à ma prochaine note (qui était prête mais avec laquelle, j'ai cafouillé !)


Découvrez The Killers!

Candy talks to strangers
Thinks her life's in danger
No one gives a damn about her hair
It's lonely down on track street
She used to go by Jackie
The cops, they'll steal your dreams and they'll kill your prayers
Take a number where the blood just barely dried

Wait for something better
No one behind you
Watching your shadows
This feeling won't go

Crooked wheels keep tuning
Children, are you learning
Climatize but don't you lose the plot
A history of blisters
Your brothers and your sisters
Somewhere in the pages we forgot

Take a number Jackie
Where the blood just barely dried
You know I'm on your side

Wait for something better
No one behind you
Watching your shadows
You gotta be stronger than the story
Don't let it blind you
Rivers of shadow
This feeling wont go

And the sky is full of dreams
But you don't know how to fly
I don't have a simple answer
But I know that I could answer
Something better

This feeling won't go

Wait for it (x4)

dimanche, 16 novembre 2008

Irritation hypocrite

Je suis irritée et déçue.

Irritée, de voir combien l'hypocrisie est partout. Je la trouve même chez des gens proches (?), c'est dire.

Je la cotoie chaque jour au boulot et je m'y plie maintenant, ayant compris que si je ne fais pas un minimum d'effort de ce côté là, je n'obtiendrais pas ce que je veux et comme je me suis fixée un objectif, ben tant qu'à faire, autant y arriver ;-) Et puis, surtout, cela me permet de mettre finalement (je suis moi-même la 1ère surprise !!) de la distance avec les autres, d'être plus sereine et de continuer de ne pas tenir compte des opinions des gens !!!

L'hypocrisie, je l'ai croisée ce we. Je la savais déjà, mais j'en ai eu confirmation. Décider d'arrêter une activité sportive car on ne se retrouve pas dans le cours du prof et ensuite parce qu'on sent que les personnes qui participent à ce cours ne correspondent pas à nos valeurs ont été les raisons de cet arrêt. Je continue de les cotoyer de temps à autre lors de soirées improvisées pour lesquelles je vais de plus en plus à reculons, mais j'essaie de faire bonne figure et de m'intéresser à ces personnes - sauf que je n'y arrive pas toujours ! Heureusement que j'aime danser ;-)

Non, je la joue pas hypocrite, je vous vois venir, j'essaie de respecter mes valeurs en effectuant un acte social !!

Mais de l'avoir recroisée, cette "saine" hypocrisie me laisse encore sans voix.

Je suis irritée car dans cette hypocrisie sociale, je sens le rejet, mon rejet, le rejet de ma différence.

J'ai toujours affirmé ma différence dans mes propos, mes choix, mes actes, mes paroles, et je ne les renie pas. Ce que je n'accepte pas, c'est l'hypocrisie des personnes de me voir aller mieux, de s'en réjouir (? faire mine de s'en réjouir) le temps d'une soirée, tout en m'ayant tourné le dos le temps où je n'allais pas bien car visiblement, elles ne savaient pas gérer (je peux comprendre), mais derrière se cache aussi la peur de cotoyer qqn de triste, qui passe par une sale période.

Voilà, c'est cela, c'est ça la raison : faire bonne figure en société et ne pas être amie avec une personne qui a des problèmes dans sa vie perso.

Et ça m'irite profondément.

Parce que cela va bien plus loin ! Y a t'il personne qui n'a pas été malheureux, malchanceux dans sa vie ne serait-ce qu'une fois ? Est-il tant facile de jeter la pierre à qqn, ne pas pouvoir lui tendre la main lorsqu'elle se trouve en difficulté ?

Est-ce si difficile de lui tendre la main une fois qu'elle va mieux et de renouer avec elle, même en taisant la période où la relation était plus légère ?

Je crois en la sincérité des relations, au fait de pouvoir librement échanger sur tout sujet, sans jugement, ni appréhension. Et je pense que les termes "jalousie" et "hypocrisie" ne fonctionnent pas avec l'amitié ou l'amour.

Et vous, que pensez-vous de tout cela ?

mercredi, 05 novembre 2008

Vie


podcast
La vie est faite de surprise, elle ne pourrait en être autrement. La vie me passionne, à moi de me l'approprier pour en goûter définitivement toutes ses saveurs...

La vie est un mystère, rien n'arrive vraiment par hasard : je crois que ce qui se produit à un instant T nous arrive parce que précédemment nous avons agi de la sorte pour...

Je dévore toutes les parcelles de la vie en ce moment malgré une fatigue toujours présente, un boulot vraiment intense, des prises de position à droite et à gauche, des tensions forcément, et j'essaie de prendre tout ce qui peut me réussir...

Pas facile, malgré tout.

Au milieu de toute cette agitation professionnelle, ma vie perso n'a pas été épargnée non plus.. Mais il s'agit de bonnes choses, et je dois dire que depuis mon retour de vacances, la roue tourne de façon plus positive pour moi, ouf, il était temps, il commençait à me sembler long ce temps...

Maintenant, même si je continue de me battre sur tous les fronts, je suis de nouveau bien moi, la Laurenn d'avant le décès de Philippe, et aussi avant ce HM qui m'a bien pourri la vie et la tête...

La dernière fois ici, je faisais état de la différence, ma différence que je ressens parfois... Je me sens en décallage, parfois moins parfois beaucoup. Je prends la vie très à coeur, ceci expliquant peut-être cela ? Il est certain que mon passé personnel joue complètement, je ne saurais le faire mentir.

Mais à l'aube bientôt de mes 33 ans, je voudrais arriver à être plus légère dans tout ce qui se passe dans ma vie, prendre les choses avec plus de légèreté, arrêter de penser au pire pour les gens que j'aime, arrêter de m'agacer sur des situations de la vie de tous les jours qui m'agacent prodigieusement, mais en même temps, être passive me ressemble tellement peu...

Une très bonne amie m'a dit le we dernier : tu as une force, un courage, une énergie absolument phénoménale... Elle était ébahie, je crois.

Je sais tout cela, je me rends compte que je suis capable de faire énormément de choses ... Mais le pendant de cette énergie c'est que je peux être particulièrement dévastatrice sur mon passage, entrainant les autres que j'aime avec moi (je suis un élément fédérateur, en tout cas j'aspire à l'être, et le met en oeuvre dans mon travail déjà) mais aussi les perturbant suffisamment pour qu'ils aient l'impression que je suis envahissante dans leur vie...

Et ça, malheureusement, c'est loin d'être l'effet recherché, c'est même l'effet complètement opposé qui se produit et alors, je me désespère...

Les gens mal avertis et mal intentionnés n'iront pas plus loin et me jugeront sur cela. Parce que mon énergie de vie est telle qu'elle leur fait également peur...

Ahlàlà, c'est pas simple ;-)

D'où la nécessité de se dépenser physiquement...

Ca y est, je crois que vous avez saisi le pourquoi de mes tourments (ah vous dirais-je maman..)...

[To be continued]

PS : une découverte de FIP en en-tête, un we prochain bruxellois pendant 4 jours en amoureux.. chut ;-)

jeudi, 23 octobre 2008

Décalée

Voilà, le mot est lancé, je me sens - à nouveau - décalée, en décalage et tout ce qui traîne autour de ce mot...

Le décalage a toujours été présent chez moi (en moi ?) ?! Peut-être. La chose dont je reste/suis persuadée est que le décalage vient toujours d'une forme de jalousie que j'attire, allez savoir pourquoi ?! Allez, j'vous l'donne en plein d'l'mille : je trop forte, évidemment, que croyez-vous !!! Non, mais, vous n'y avez quand même pas cru, dites ! Allez, on recommence, on repart de la case départ (cf jeu de l'oie) et je vous ré-explique ?

3, 2, 1, partez !

En ce moment, j'ai l'impression de tourner en rond tell un lion en cage et pas vraiment. Le boulot me donne du fil à retordre, des fois, ça va, des fois, pas. Là, j'en ai un peu beaucoup ma claque, mais faut que je vous explique : je dois demander à mon boss que le statut que j'ai actuellement ne me correspond pas et ça faut que je le fasse VITE et en DOUCEUR... et en ce moment, j'en ai beaucoup de douceur, mais là, l'hypocrisie de mon entourage professionnel me porte sur le système... et dixit un charmant monsieur, si je prenais cela tellement moins à coeur, cela ne me porterait pas tant sur le coeur... Donc, demain, je me mets au défi de le faire... Et puis, le reste, m'en fous : les gens ne changeront jamais de comportement, ni d'idées et s'ils blablatent sur mon dos, ben, tant pis pour eux et tant mieux pour moi, ma vie est géniale en ce moment, et toc !!!

L'autre truc qui me fait être en complet décalage est ma fatigue absolument ENORME ! Oui, et là, j'ai enfin compris tout à l'heure en y réfléchissant... C'est tous les ans la même chose, à chaque changement de saison, j'y ai droit, et voilà pourquoi j'aime pas ces demi-saisons (automne et printemps) car je suis à chaque fois sur les rotules, le corps ne sait pas comment s'habiller, se nourrir, je grossis car fatiguée (et stressée aussi, finalement), je mange bien plus que d'ordinaire... Une cata... Bon, le charmant monsieur visiblement ne s'en offusque point, ouf !!!

Mais cette immense fatigue me donne de réels vertiges, le genre de trucs complètement dingue, et me fait vraiment prendre conscience que je dois prendre soin de moi et de mon corps, ainsi que de mon alimentation... D'où un essai vers plus de fruits et de légumes : pour les fruits, ça va, pour les légumes, c'est plus difficiles, mais bon, en en ayant bien conscience, ça devrait marcher...

Et puis cette fatigue qui persiste (plus de trois semaines quand même) m'epêche d'aller aux cours de hip-hop et de yoga, heureusement que j'arrive à peu près à faire l'aller-retour à pieds au boulot et le roller du dimanche matin... Sauf que, tellement crevée, je n'arrive plus à faire mes longues marches en sortant du boulot - sauf ce soir, ouf !

Enfin, décalage car ma vie a changé et qu'elle a changé en mieux, plus gai et plus joyeux : entre les naissances qui m'entourent en ce moment et après les mariages de l'an dernier, il semblerait  qu'un vent de douceur et de bonheur souffle sur mon chemin de vie, plein d'attention et tout plein d'autres choses qui font que je vois la vie encore plus en rose que d'habitude, que je me pose 50.000 questions en moins qu'avant, que je deviens de plus en plus sereine et exigeante et que voilà...

Promis, je ne vous oublie pas, je vous lis toujours d'ailleurs...

mercredi, 15 octobre 2008

Phil - 15 oct 08

 

Aujourd'hui, il fallait écrire, vite, vite un papier, une feuille, un crayon ? Non, rien de tout ça, juste un écran, un clavier et de la solitude un peu pour se concentrer, voire de la musique classique, telle celle que j'entends sur FIP, mais comme la programmation est indisponible du fait de leur grève, je me contente de deviner... Beethoven ?

Aujourd'hui, j'ai beaucoup pensé à Philippe. Et pour cause : il aurait eu 28 ans. Et je pense aussi à sa famille à laquelle, je n'ai pas donné beaucoup de nouvelles dernièrement parce qu'entre autre, je n'avais pas de réponse à mes courriers et avais peur, de fait, de les déranger plus qu'autre chose. Je pense aussi qu'ils sont dans l'incapacité de réagir, de communiquer et tutti quanti, c'est encore trop brutal.

Ce qui est vrai pour eux, l'est aussi pour moi. En éloignant Philippe de moi, en lui permettant de partir, de s'échapper, d'advenir dans son au-delà, c'est comme si je lui avais permis d'aller plus loin, plus haut, plus en avant dans sa progression personnelle dans sa vie future...

C'est étrange comme sensation, cette sensation d'éternel qui l'entoure, cette sensation d'irréel lorsque je pense à lui, à sa disparition, à sa mort voilà. J'ai toujours l'impression que ce n'est pas vrai, que c'est comme un mauvais rêve, un cauchemard, une irréalité.

Mais non, c'est la vie, c'est ma vie et surtout ça a été sa vie aussi.

Je ne suis pas triste, je suis juste très très émue, plus que jamais peut-être aussi...

J'ai l'impression que qqn m'accompagne de près, mais je ne suis pas certaine que ce soit lui. J'ai toujours ressenti la présence de mamy à chaque fois que je la sollicitais.

Pour Philippe c'est très différent : il apparaît toujours par suprise, au détour d'une allée, face à la mer à La Rochelle et à d'autres moments de ma vie où je ne l'attends pas.

Lorsqu'il débarque de cette façon, je sais que pendant le temps où il sera présent, je serai complètement absente pour les autres, et ça, il le sait aussi. C'est pour cela qu'il ne vient pas souvent aussi, peut-être.

A La Rochelle, c'était très bizarre : j'étais accoudée à la ballustrade de l'hôtel, les yeux rivés, captivés par l'océan scintillant, ce soleil qui me réchauffait le corps, et là, je l'ai ressenti. Il voulait juste partager ce moment avec moi et me dire qqch que je ne suis sûre d'avoir entendu/compris ; ou peut-être a t'il exprimé qqch que je n'ai pas été en mesure d'entendre ... même si je pense savoir/me remémorer ses paroles.

Alors, voilà Philippe, là c'est vraiment fini, cette date a été longtemps la tienne et sera celle de qqn d'autre, mais rien ne sera plus comme avant depuis que tu n'es plus.

Et juste pour cela, parce que tu resteras toujours dans mon coeur, je t'écris pour te dire que je ne t'oublie pas.

Mais ça, tu le sais aussi.

dimanche, 14 septembre 2008

Fragilité

L'inspiration est là, les mots aussi, mais je n'arrive pas à les poser ici !
 
Je réfléchis. Des événements récents me donnent à réfléchir, à m'interroger sur moi-même, ma condition, ma place dans le monde, dans la Vie, si ma vie actuelle me convient, me plaît, à m'interroger sur ce qu'on réalisé les autres, combien de temps cela leur a t'il pris, à m'interroger encore sur "comment construit-on qqch avec qqn ?", c'est quoi "la formule magique" qui fait que tout coule sereinement, le coeur apaisé ?
 
Et au détour de toutes ces questions, une vérité m'est apparue qui me fait - encore - froid dans le dos : la fragilité de la vie.
 
Je  n'aurais jamais pensé qu'une idée pareille traverserait mon esprit, moi qui, est toujours eu cette confiance indéfectible en la vie, son devenir etc, etc, là, elle me paraît fragile, tout me semble fragile, le temps, l'univers, mes idées, mes sensations, mes envies, mes désirs, mes souhaits et tant de choses encore...
 
Serait-ce parce que je suis à nouveau tout à fait moi-même que les choses m'apparaissent plus vraies, voire brutales ? L'envie de construire les choses, de fonder une famille, de demeurer à Paris, d'avoir un job un peu "exciting" et responsabilisant... Tout cela, est-ce bien utile ? Cela correspond à quoi ? Est-ce une futilité ? Une fuite en avant ? Une force ? Un miroir ??...
 
Le temps passe, la roue tourne, les nuages virevoltent mais le temps continue sa route et les feuilles d'automne seront bientôt là.
 
Au milieu de toutes ces interrogations, cette réalité et vérité qui m'est apparue, j'ai ré-écouté le cd que j'avais gravé suite au décès de Phil... Ce qu'il et triste, triste... J'en avais les larmes aux yeux, j'ai zappé les chansons une à une, et me suis promis de ne plus l'écouter mais de le garder...
 
Maintenant, j'écoute d'autres trucs bien plus jolis et tout doux, surtout : ça me fait penser à des berceuses, des mélodies qui font fermer les yeux de bonheur, de douceur, une fin d'été pleine de promesses... Promis, j'essaie de vous faire partager ces nouvelles musiques, tiens, en voici une !
 
 
podcast

mardi, 26 août 2008

Narration tardive

 
podcast

L'autre soir, j'ai re-vu Skat.

Moi à lui faire découvrir Berlin à travers mon parcours à pieds, lui, le suivant sur la carte posée sous ses yeux ; Moi lui narrant mon périple berlinois (Ouest puis Est, puis le départ à Varsovie), mes réflexions, par rapport à ce parcours historique (60 ans d'histoire que j'ai vécu en 2,5 jours quand même), mes émotions tellement intenses et belles... que ces vacances - sommes toutes merveileuses - m'ont fait du bien...

Et puis, lui, me parlant des siennes et surtout de son exploit, réalisé deux jours avant ce tragique accident (ouf, il n'était pas dedans, il était déjà passé, il n'a pas pris de risques...)... Et OUI, il l'a fait, certes avant moi, mais je l'ai rudement félicité car il m'a avoué sa peur de ne pas y arriver et ça m'a étonnée et surprise. Lui qui a pourtant une méga confiance en lui naturelle (je me trompe finalement ?), lui à qui on a tant donné de confiance et de regards encourageants ... et qui, même fort de tout cela, ne s'est jamais permis de me mettre de côté, de me ridiculiser alors qu'il pouvait... Lui, assailli de doutes...

Et puis la conversation a dévié sur mon projet immo et j'ai été heureuse de trouver des arguments différents et qui m'ont poussé vers ce que je souhaite acquérir ...

Alors je reprends encore du courage et je m'étonne de ressentir à nouveau l'énergie qui m'a habitée tant de temps et qui avait quasi disparue... Elle est de nouveau présente et pourrait presque me brûler les ailes, les venies de désirs de vivre...

Mais c'est bien cela qui se passe en ce moment au fond de moi... La Vie...

Alors, je remercie le Ciel et Berlin de ce cadeau qui m'a été offert sur mes genoux et que j'avais commencé à percevoir et qui s'est véritablement révélé à mes yeux, pendant ces vacances... et tous les jours un peu plus (l'arc-en-ciel en arrivant en Vendée sur la plage... Incroyable, mais bien réel!).

Ca a donné des larmes de joies devant la Porte de Brandebourg, face à l'Histoire au Check-point Charlie ; et maintenant, à chaque fois que j'en parle, j'ai des frissons plein le corps, et certainement les yeux qui brillent. Et j'ai été accompagnée par la musique, ma playlist de l'été, qui m'a soutenue et qui continue de s'alimenter tel le titre (pas le groupe) de cette note (qui est une découverte récente !)...

Ich bin in die richtige Zeit [en espérant ne pas avoir fait de fautes...] 

dimanche, 10 août 2008

Ondulations


Découvrez Arcade Fire!

 

Je voudrais écrire qqch de plus structuré afin de ne pas vous perdre dans les méandres de ma pensée. En même temps, peut-être que j'y arriverais toute seule comme une grande, mais il est possible que cette note soit longue, longue, longue, alors, je la couperai ? Fort possible.

J'ai vu un chouette film, Broken English, qui m'a totalement tapé dans l'oeil, ah oui, parce que dans le genre reflet de soi-même, y a pas mieux... et puis, en plus d'être bouleversant, il m'a semblé juste sur le ton employé et positif... En plus, la BO est vraiment bien, donc... un cd en prévision d'achat !! Cela m'a permis de découvrir un groupe électronique, Scratch Massive !! Il ressemble à Massive Attack, et à d'autres que je n'ai pas en tête au moment où je vous écris.

Brève communication avec l'Alpyne, qui me tend les mains, m'encourage à force de conviction et de me porter là où je devrais être : en subtance, elle me rassure sur mon avancement intérieur, pour lequel je tremble et dont je doute tant et un peu moins aussi...

Ah qu'il est difficile de ne pas se sentir à la hauteur, à sa propre hauteur, en même temps, pourquoi cette sensation ne serait pas le reflet de ma propre comparaison par rapport aux autres ou également par rapport à ce que peuvent/pourraient penser les autres de moi ? J'en reviens pas de remettre à nouveau sur le tapis la question du doute fondé sur le regard de(s) autre(s)...

Ah c'est faire bien trop grand état de ces autres qui jugent sur (quoi d'ailleurs ??), hâtivement, pensant comprendre le pourquoi de mes états émotionnels si intenses... Alors que, rétrospectivement, je me rends compte qu'il n'y a peut-être pas beaucoup de personnes qui auraient réussi à gérer les événements très très tristes, le HM, le boulot super bizarre, un Autre qui me condamne terriblement, un Monstre qui est perdu et décide de stopper tout contact émotionnel car trop évident/violent ...

Et je passe d'autres événements...

Oui, je crois que je m'en sors pas trop mal, alors que j'ai traversé ce désert quasiment toute seule, comme mon projet d'achat d'appart' qui reste la ligne directrice de ma remise à flot... et surtout les vacances qui viennent de débuter, enfin !! 

Et puis, dans la perspective de ce déménagement, y a le tri qui s'opère allègrement ! J'ai des shoes à donner et même à vendre vu que certaines n'ont été portées que 2/3 fois, mais que je ne peux plus porter du fait de ma dernière entorse (entre autre). Ô rage, Ô désespoir... Mais c'est la vie... et ce n'est pas le plus difficile !!! Oh que non ! Si vous avez des pistes pour que je les revende (hors ebay car ça ne marche pas super), je suis preneuse !!

Ah, j'ai aussi recommencé à faire du shopping, le budget d'août va être serré, zut ! Mais bon, j'ai besoin de qq trucs pour mes départs en vacances, et y a des trucs de filles qui m'appellent... Alors, peut-être que je ne me rapporterais rien de mes voyages sauf des photos et des chouettes souvenirs que je vous ferais partager, promis.

Bonnes vacances à tous 

jeudi, 07 août 2008

L'enfer c'est les autres


Découvrez Arcade Fire!

 

Sartre n'avait peut-être pas tellement tort en disant que, qqpart l'enfer, c'est les autres... Encore faut-il ne pas s'enfermer chez soi et devenir individualiste à l'extrême, mais je pense que la réussite de toute vie sociale réside dans justement ce dosage entre ne pas se faire marcher sur les pieds ; laisser la parole à l'autre - le dialogue avant toute chose ; le respect de l'autre, de ce qu'il exprime, de ses idées ; et s'exprimer soi-même aussi...

Alors que je termine la lecture d'un livre de S. de Beauvoir, La Force de l'âge (ah que ses écrits me parlent...), je reviens sur cette note commencée il y a qq temps et jamais publiée car pas terminée de s'écrire...

Je reste persuadée de plusieurs choses : la vie humaine n'est sereine et équilibrée que lorsqu'elle se partage avec d'autres humains. Encore faut-il que ces humains nous correspondent... S'ils ne nous correspondent pas, j'aurais tendance à dire "Passez votre chemin", mais je suis peut-être trop catégorique ? Quoique, pas forcément.

Là où je m'interroge de plus en plus concerne les relations en tout genre et en général. J'ai de plus en plus l'impression que les relations sont biaisées - entendez là hypocritesabsence de sincérité (d'ailleurs pourquoi ?), ne pas blesser l'autre d'une quelconque façon par ses décisions/choix ? ; écartement d'arguments sans raison apparentes, écartements de plaintes (ça renvoie à ses propres peurs/appréhensions/jugements et plaintes...) ; absences de compréhensions de certaines situations également ; jalousiesjugements hâtifs ou pasrefus de communication, de compréhension, de laisser des arguments s'exprimer, une pensée s'élaborer ...

Cela entraine des quiproquos, voire plus grave : la fin d'une relation...

Les gens évoluent (certes différemment - et heureusement, nous sommes différents), mais, et c'est là que le bas blesse peut-être aussi : l'autre ne s'attendant pas forcément à voir cette personne prendre cette orientation, cette perspective, bref, dans le sens qu'il souhaiterait (mais c'est également son propre choix, qu'il s'agirait alors de respecter...),

... Et que, par le média le plus visible qu'est Internet et tout autre moyen de communication de ce titre, nous sommes quasiment sous le charme des informations immédiates relatives à nos hôtes et à proches ;-)

Ca a du bon et ça n'en a pas.

Cette forme de visibilité n'est peut-être pas la meilleure qu'il soit (elle ne m'a jamais tant/vraiment convaincue).

En tout cas, à force d'y réfléchir, j'ai de plus en plus conscience que, pour qui ne manie pas si bien que cela cet (soi-disant formidable) outils, les relations sincères sont en devenir orageuses (comme celui cette nuit sur Paris et RP -> Z'avez entendu ??)...

Et si je ne veux pas que ce/mon blog se vide de sa substance et garder ma part de liberté d'écriture comme l'a si bien énoncé Eluard, je pense mettre ce/mon blog en accès privatif... ou sinon en ouvrir un ailleurs ou arrêter d'écrire, mais là, c'est bien moins envisageable....

[PS : faites vos demandes ...]

vendredi, 18 juillet 2008

Rupture

Il y a deux ans, quasiment jour pour jour, l’Autre m’avait violemment prise à parti en plein cœur londonien, ville où je me trouvais avec l’Alpyne et Smart…

Deux jours, un we pour qu’il s’en prenne à moi et me répète exactement les mêmes choses, mots pour mots… La stupeur passée, le tremblement non, j’ai fait une forme d’absence tant ce qu’il avait exprimé était violent… mais lorsque je l’ai à nouveau entendu dans ma tête (10 jours plus tard), j’ai réalisé toute la portée de ce qu’il en retournait…

C’est à ce moment-là que j’ai commencé à en parler ici et parfois ailleurs… 

 

 

Ces derniers 24 mois, je me suis protégée, j’ai fait en sorte d’être intouchable, de ne pas à avoir à le côtoyer de trop près pour m’éviter toute embrouille supplémentaire dont je n’avais pas besoin et j’ai surtout pris mes distances, tant physique que psychologique…

Le NML* est né à ce moment-là.

Il l’a senti, tout le monde l’a senti : Noël 2006, ce que j’ai pu être distante, ne pas lui adresser la parole, ne rien dire, rien de rien, non… Taire toute ma vie, tout ce que je pouvais faire de ma vie,… Il ne savait même pas que j’avais retrouvé un job, il l’a su en 2007, lorsque lui-même a rencontré des difficultés de ce côté-là…

Les choses se sont tassées peu à peu, mais je gardais un œil derrière mon épaule, les méchancetés de Smart n’étant jamais loin…

En ce début d’année 2008, après le décès de Phil pour lequel il a compris un peu l’épreuve que je traversais… nos rapports se sont faits plus présents voire agréables… L’entorse lui a fait rendre un peu de gentillesse mais je restais méfiante.

Un clash pendant mes congés de mai, grâce à Smart (qui ne supportait pas que je puisse renouer un peu avec lui ?) m’a fait comprendre que non, décidemment non, la vie, non avec eux, mais eux pas loin, ne sera jamais douce et heureuse tout comme je tends vers cela pour ma vie perso, à moi…

De toute façon, comme je me plais à le répéter à souhait/l’envie, je ne peux pas/n’ai pas le droit de m’apitoyer sur mon sort, je suis obligée d’avancer si je veux vivre ma vie tout simplement, et si, être sereine et en paix avec moi-même, doit passer par une semi ou totale rupture, je le ferais.

Ce qui est certain, est qu’en état actuel des choses, et loin de moi l’envie de mettre de l’huile sur le feu selon l’expression familiale consacrée, je ne ferais pas de pas en avant, et ne montrerai pas (en tout cas, j’essaierai au mieux de ne pas montrer) la moindre animosité… Non, je vais rester dans mon coin, me faire la plus petite possible et qqpart aussi, la plus irréprochable…

jeudi, 17 juillet 2008

Ô please... (6 months left...)


podcast
 
 
I shall let you leave
I shall stop crying
But I can't help

There is nobody there except space, emptyness...
Everything seems nonsense
But you are still there, in the air, but no more besides me

Ô please, please, let me feel this gap with serenity,
Let my thoughts fly away to you,
But please, don't forget me..

As I won't forget you too,
Even if you are not there any longer

To Phil

mardi, 08 juillet 2008

L'Homme de ma vie ne m'aurait pas fait ça


podcast
 

C'est ce que je me suis dit, par hasard (et j'insiste), à un moment donné dernièrement...

Le Monstre ne se manifeste pas et je ne sais pas s'il se re-manifestera de sitôt après la décision que j'ai prise (merci WentyLady) sereinement, même si ça tremble au fond de moi encore de temps en temps... Les émotions inhérentes à la mort de Philippe sont toujours présentes...

Et donc, je ne sais plus où s'était, ni ce que je faisais, mais je pense que je devais être en train de marcher ou alors à la Fnac entre des CD ou des livres... bref, je pensais et réfléchissais à la situation et me disais que j'avais (encore) été trop gentille et que là, M...., ça commençait à bien faire et que voilà et patati et patata...

STOP !

Donc, j'ai dit "l'homme de ma vie ne m'aurait jamais fait cela" donc, il ne me mérite pas, et toc, voilà, c'est envoyé comme au tennis par un coup droit fulgurant (!!) et ça fait du bien d'avoir agi en âme et conscience !! Je ne dis pas que je suis plus forte pour autant et qu'avant, mais je me suis respectée, écoutée et fais confiance : bah oui, comment fait-on pour avancer lorsqu'on est seule et qu'on sent le moral à deux doigts de flancher parce que la vie est délicate, subtile et que parfois, surtout en ce moment, je me révèle à la fois fragile et forte, portée par des jolies ondes et entraînée par des gens qui veulent ma chute - no comment, on en reparlera d'ci peu, je crois...

Donc, ça bien été la 1ère fois où une telle phrase m'est apparue en tête et aussi clairement, le genre de truc que je n'aurais jamais pensé et pourtant, pourtant...

Alors, être  adulte, comme je l'ai tant exprimé dernièrement ici, je crois que c'est cela aussi : accepter de faire le deuil aussi de diverses situations qui ne me correspondent pas et pour lesquelles je n'ai que faire et qui au final me font plus souffrir qu'autre chose.