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mercredi, 17 décembre 2008

Autant en emporte le vent ?


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Je souhaitais commencer cette note avec le titre "et je suis un mappy ambulant" et après, ça a été "hypothèses" et maintenant, ce serait plutôt "relectures".

Alors, titre ou pas, il en faut un que je choisirais une fois que je vous aurais exposé les élans de mes pensées...

Elles s'apirent une à une, d'une belle énergie. J'ai encore subi ces 15 derniers jours des attaques du fou qui essaie de me re-destabiliser.... sur fond de licenciement économique... La personne qui a pris ma place alors que je prenais enfin mes fonctions pleinement et entièrement fait partie de ce plan... No comment. J'ai tenu bon, malgré la petite trouille bleue au fond de moi, et la sensation de replonger comme lors de ces 7 premiers de l'année tellement terrible.... Mais j'ai tenu bon, soutenue par qq personnes du boulot (peu nombreuses) et surtout pas mon mrxaoueu.

Tout cela au milieu des mes analyses diverses et variées pour lesquelles les hypothèses se raréfient et demain, c'est le dernier rdv médecin afin de savoir si ce ne pourrait être cela : je pense que je vais recommencer une petite batterie d'examens, mais je m'en fous un peu.

Après avoir passé près de 15 jours à me demander si je n'allais pas être réopérée avant la fin de l'année et donc, à avoir une certaine peur, il semblerait que ce ne soit finalement rien ou pas grand chose ! Je trouve cela presqu'assimilable à une bouffonerie... et j'ai encore du mal à comprendre que ce que j'ai une femme sur deux l'aurait ; alors oui, y a trois hypothèses : épanchement du cul de sac de Douglas ssi existence d'un apendice à opérer de toute urgence ou grossesse extra-utérine (GEU) ou alors un truc moins drôle (rdv demain !).

Et puis, dans le prolongement de ma note précédente, je suis qqpart en pleins dans la réalisation du décès de Philippe en même temps que je vis sur la planète bonheur depuis déjà qq mois... Le Mr xaoueu est un ange (?) envoyé du ciel : tant de douceur, de compréhension, d'écoute, de patience, d'attente, d'aide, de soutien... c'est vraiment fort.

Alors, voilà, 2008 n'est pas encore terminée, j'ai encore pleins de trucs à faire avant la fin de l'année. Je sais qu'elle me réserve encore des surprises pour ces moins de quinze jours restant !! Mais je veux que ces jours restant soient à l'image de ce que je suis et qui permettent d'effacer les coups bas vécus cette année...

Parce qu'au final, je suis vraiment fière d'avoir eu la force, le courage d'avancer, de me sortir toute seule comme une grande de tout ce qu'on m'a mis sur le dos (ami(e)s, ennemi(e)s, famille...), car je suis toujours là et je resterai celle que je suis...

lundi, 15 décembre 2008

Un an déjà


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Aujourd'hui, ça fait exactement un an que j'ai vu Philippe pour la dernière fois. Sauf que l'an dernier, je ne le savais pas, ou alors, je ne voulais pas le savoir, je ne voulais pas m'en rendre compte, peut-être aussi... Et je me suis sentie vraiment bien triste aujourd'hui.

Alors, oui, cela peut vous paraître idiot, stupide de repenser à ce jour-là tellement merveilleux, mais c'est ainsi. Et là, je meurs d'envie de me plonger dans les bras protecteurs et rassurants de mon "mrxaoueu"...

*********

J'avais décidé de venir le voir une journée, de passer une journée entière avec lui à papoter, à me promener dans Bruxelles, à faire des choses simples, à l'aider à marcher si besoin... et loin de moi l'appréhension de le voir changer, presque défiguré par ses séances de chimio, même si je n'en menais pas large...

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C'est une période fragile, charnière en ce moment, je quitte le monde d'avant, et également cette année entre deux, pour aller là où mes pas me portent, me guident, et vers un inconnu vraiment plus beau et heureux, je crois. Je fais des choix qui me sont propres et pas forcément en accord avec ce NML, et heureusement d'ailleurs.

Je sens le dénouement proche. J'ai envie d'arrêter de me battre avec ce NML qui ne comprendra jamais rien à qui je suis etc...

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Donc, ma journée avec Philippe (arrêtons les digressions à n'en plus finir)... Il m'attendait en bas de l'escalator dans la Gare du Midi, et son jeune frère nous attendait dans la voiture. Il conduisait. Il nous a laissé à une station de M°, visiblement inquiet de voir Philippe seul, livré à lui-même et comme s'il était en danger... Il m'a lancé un regard tellement profond, tellement intense que j'ai réalisé sa peur de savoir Philippe malade, mais je ne savais pas qu'ils savaient que Philippe était condamné, c'est cela qui est terrible...

Et puis, nous avons pris le M°, je m'en rappelle comme si c'était hier... Nous avons été visités une expo : les bijoux royaux en Europe... sympa. Je poussais Phil dans son fauteuil roulant tandis qu'il avait mon sac à mains sur ses genoux, qu'il tenait fermement... Tout le monde nous croyait ensemble, et c'était vrai qqpart... Il ne voyait pas vraiment bien, satanée cellule cancéreuse qui lui bouffait son canal optique (ou qqch du genre)... Nous nous sommes promenés place des Sablons, une place que j'affectionne particulièrement à Brussels, nous avons déjeuné dans une petite brasserie, moi d'une waterzoi (j'adore ce plat, super calorique, mais m'en fous !) et lui un bouillon de légumes et de la viande)... C'est lors de ce repas qu'il m'a expliqué ce qu'il comptait faire pour son testament, que nous avons parlé de ses obsèques, je n'oublierai pas... j'avais la gorge nouée, j'essayais de retenir mes larmes devant une éventualité que je n'osais pas envisager...

Etait-ce sa façon de me dire que le pire allait arriver ?

Et puis, nous avons fait une grande ballade à pieds alors qu'il était déjà bien faible, mais pour rien au monde il n'aurait voulu m'empêcher de marcher, moi qui aime tant marcher... Ah cette ballade, au milieu d'une foule tellement importante, pressée d'effectuer ses achats de Noël, nous avons même fait une virée à la Fnac, oui ;-) !!

Je l'ai raccompagné chez sa tante et son oncle qui m'ont accueilli tellement gentiment, et j'ai repris mon train, la tête tellement ailleurs, tellement pleine de Philippe, de son cancer, l'envie de lui donner les globules blancs qui lui manquaient tant ... l'envie de le serrer encore dans mes bras pour l'encourager et le sentir vivant...

C'était la dernière fois, et je n'oublierai pas

PS en fond musical vous auriez du avoir sleep on it d'Angela Mc Cluskey, mais j'ai un méga pb avec Itunes qui ne fonctionne visiblement plus... ;-(

mercredi, 15 octobre 2008

Phil - 15 oct 08

 

Aujourd'hui, il fallait écrire, vite, vite un papier, une feuille, un crayon ? Non, rien de tout ça, juste un écran, un clavier et de la solitude un peu pour se concentrer, voire de la musique classique, telle celle que j'entends sur FIP, mais comme la programmation est indisponible du fait de leur grève, je me contente de deviner... Beethoven ?

Aujourd'hui, j'ai beaucoup pensé à Philippe. Et pour cause : il aurait eu 28 ans. Et je pense aussi à sa famille à laquelle, je n'ai pas donné beaucoup de nouvelles dernièrement parce qu'entre autre, je n'avais pas de réponse à mes courriers et avais peur, de fait, de les déranger plus qu'autre chose. Je pense aussi qu'ils sont dans l'incapacité de réagir, de communiquer et tutti quanti, c'est encore trop brutal.

Ce qui est vrai pour eux, l'est aussi pour moi. En éloignant Philippe de moi, en lui permettant de partir, de s'échapper, d'advenir dans son au-delà, c'est comme si je lui avais permis d'aller plus loin, plus haut, plus en avant dans sa progression personnelle dans sa vie future...

C'est étrange comme sensation, cette sensation d'éternel qui l'entoure, cette sensation d'irréel lorsque je pense à lui, à sa disparition, à sa mort voilà. J'ai toujours l'impression que ce n'est pas vrai, que c'est comme un mauvais rêve, un cauchemard, une irréalité.

Mais non, c'est la vie, c'est ma vie et surtout ça a été sa vie aussi.

Je ne suis pas triste, je suis juste très très émue, plus que jamais peut-être aussi...

J'ai l'impression que qqn m'accompagne de près, mais je ne suis pas certaine que ce soit lui. J'ai toujours ressenti la présence de mamy à chaque fois que je la sollicitais.

Pour Philippe c'est très différent : il apparaît toujours par suprise, au détour d'une allée, face à la mer à La Rochelle et à d'autres moments de ma vie où je ne l'attends pas.

Lorsqu'il débarque de cette façon, je sais que pendant le temps où il sera présent, je serai complètement absente pour les autres, et ça, il le sait aussi. C'est pour cela qu'il ne vient pas souvent aussi, peut-être.

A La Rochelle, c'était très bizarre : j'étais accoudée à la ballustrade de l'hôtel, les yeux rivés, captivés par l'océan scintillant, ce soleil qui me réchauffait le corps, et là, je l'ai ressenti. Il voulait juste partager ce moment avec moi et me dire qqch que je ne suis sûre d'avoir entendu/compris ; ou peut-être a t'il exprimé qqch que je n'ai pas été en mesure d'entendre ... même si je pense savoir/me remémorer ses paroles.

Alors, voilà Philippe, là c'est vraiment fini, cette date a été longtemps la tienne et sera celle de qqn d'autre, mais rien ne sera plus comme avant depuis que tu n'es plus.

Et juste pour cela, parce que tu resteras toujours dans mon coeur, je t'écris pour te dire que je ne t'oublie pas.

Mais ça, tu le sais aussi.

vendredi, 27 juin 2008

Vendredi soir sur la Terre

648fbd0919f1aaafdcdd734d5c506b96.jpgCa y est, c'est le we... et je me réjouis d'avance de celui-ci, même s'il n'est pas a priori très booké, quoiqu'il pourrait le devenir si le destin s'en mêle, ne croyez-vous pas ?

Départ du boulot pas trop tard, mais suffisamment tard pour un vendredi soir... le site fonctionne à peu près correctement, reste un bug, certes non négligeable à corriger, mais je ne suis pas responsable et voilà ! On a trouvé ce qui ne marchait pas, ce qui buggait bref, et moi, j'hallucine encore : pourquoi les ingénieurs en informatique ne sont pas capables de rendre des trucs fiables.... Ce ne sont pas des ingénieurs alors, si ?  Passons

Voyant que cela ne servait à rien de rester pour rester (et zut, mes heures sup ne sont pas rémunérées... no comment), je décidais de m'en aller et de me promener sous le soleil parisien ! Je reprends mes habitudes de marcher en sortant du boulot, voilà !

 


Découvrez Sia!
 

Cela fait que depuis le début de la semaine, je cumule les déplacements à pieds et que je profite du beau temps revenu et de ces ambiances particulières de Paris en début de soirée...0f5e26c41861ca01cdc1e902ca1e999e.jpg

Hier, j'étais très émue, allez savoir : entre les jeudis qui me font penser à Phil disparu un jeudi, la joie et la fierté d'avoir  réussi et quasiment terminé ce projet de site, de savoir que j'ai réussi ce 2ème gros morceau, à nouveau toute seule et encore plus seule finalement... JE suis fière, fière de moi, de cette réalisation...

Les compliments ont commencé à pleuvoir et j'en suis heureuse. Je réalise qu'à travers eux, je reste les pieds sur terre, je reste humble, je reste à l'écoute des autres et de moi-même, plus que jamais...

L'émotion qui m'a étreint le coeur hier ne s'est dissipée qu'avec une immense marche dans Paris qui m'a beaucoup fatigué et fait un peu mal à la cheville.

Ce soir, j'ai recommencé, quasiment le même parcours, mais il m'a conduit à entendre et découvrir une nouvelle musique que vous trouvez là en écoute libre (pour changer ;-)) et cela a appelé des photos (réalisées ce soir), mais que je devrais peut-être me remettre à elles aussi... Avec tous les autres projets en tête qui re-germent...

Youpi ! 

samedi, 17 mai 2008

Philippe, four months


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Je ne voudrais pas vous ennuyer avec cette considération, cet état de fait, mais, il est pour moi certain que son décès représente une perte immense pour laquelle j'ai du mal à m'y faire, car je refuse/refusais encore cette réalité il y a encore qq temps.

Je savais pourquoi je retardais mes vacances, le yoga, bref tous les instants de calme, de douceur, d'attente, de recentrage sur moi-même, car je SAVAIS alors que j'y penserais tellement deep inside me que les larmes couleraient d'elles-mêmes, toutes seules, sans prévenir...

Et c'est effectivement le cas.

Je le sens terriblement présent, près de moi, à me regarder, à sourire, à me soutenir et à m'encourager de toutes ses forces pour que je poursuive ce pourquoi je suis ici ...

La réalité de sa disparition fait que je me réveille les yeux gonflés chaque matin (j'ai du pleurer dans mon sommeil), que je regarde souvent le ciel bleu du matin ou du midi, voire du soir pensant/espérant trouver le reflet de son visage dans les nuages...

Au-delà de ce qu'on a vécu et partagé et de ce qu'on aurait du vivre, l'ami qu'il était avant tout me manque, sa présence, ses emails, ses délicates attentions, son regard attentif, sincère, pétillant..., son sourire et sa voix qui résonne encore (mais pour combien de temps ?) dans mon oreille..

Alors je sais que je dois être dans la réalisation de son décès et plus dans la négation, bref dans la réalité de la vie, car je pleure ; maintenant que je me suis enfin posée, que je ne cours plus à droite et à gauche et que je visualise ou en tout cas regarde mon univers ou mon avenir avec d'autres yeux...

Et je pense aussi à cet article -> 

mercredi, 14 mai 2008

Sincerely

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Demain est un grand jour : oui, je vais être déplâtrée !!! Enfin ! Il était temps ! Je me réjouis et surtout j'espère que je ne serais pas replâtrée, mais juste strappée (un strapping quoi !) !!

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Je vous écris pour vous dire à tous combien je suis touchée de votre présence, amitié et des mots que vous laissez sur ce blog. Je ne l'ai peut-être pas assez exprimé, mais toutes vos marques ici me plaisent et me touchent et provoquent des émotions...

Ces lignes sont pour vous, pour vous remercier de m'encourager, de me soutenir, même si j'ai cru que vous n'aviez pas osé " intervenir" lorsque j'ai parlé du décès de Philippe : et pourtant, Dieu sait si j'aurais aimé vous lire sur ce sujet tellement sensible et cher à mon coeur aussi...

Alors, je vous le dis en toute sincérité, écrivez, commentez et partageons ce que nous pouvons, et voyons où cela nous mène.

Car, en toute sincérité, j'ai failli vous écrire il y a dix jours que je souhaitais arrêter d'écrire ici, tant la disparition de Philippe m'est douloureuse et que j'essaie de ne pas y penser car c'est une VRAIE souffrance...

 

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Bon, sinon, sur ma planète, ça va plutôt pas mal, on en reparlera dans qq jours, je crois ;-) Enfin, j'espère !  Je relève la tête et respire. Ouf, il était temps. Des musiques m'accompagnent la tête en ce moment et ça fait plutôt du bien. L'Alpyne revient un peu, Smart a décidé de continuer sur sa voie et je poursuis la mienne. Je n'ai pas besoin d'elle, voilà.

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La vie, la mienne, m'inspire de drôle de choses, réflexions, telle l'amitié : elles évoluent toutes, tellement, différemment, autrement, pas facilement et s'estompe avec, parfois, tant de facilité, cela m'épate. Et y en a d'autres pour lesquelles je pensais qu'elles ne subsisteraient pas à ça et finalement, elles se poursuivent, chouette !

 

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Que dire de ma vie en ce moment ? Ce soir, je suis particulièrement émue : émue de savoir que demain, je pourrais recommencer à pouvoir prendre des bains, me faire du bien au petit peton, marcher certes doucement, mais cela devrait revenir assez vite, je crois.

Et puis, y a Philippe deep inside me et là, la corde ne se brise pas mais l'archet grince sur l'alto.. L'émotion me submerge et il faut que j'écrive encore sur lui pour tenir ici, comme il le souhaite...

PS : demain, ça fait déjà 4 mois, dur, dur...

lundi, 05 mai 2008

Dolce vita

Voilà, je suis en vacances et je compte bien y restée un certain temps...

J'oscille, tel le métronome, entre deux tendances ! J'aurais aimé qu'il s'agisse de tendances modes, mais tel n'est pas le cas ! J'oscille entre la morosité, la peur, le repli sur soi, la timidité à l'extrême et la joie, le sourire, la légèreté, la confiance en soi.

 

Mais, ce matin, c'est la Dolce Vita ! Olé !

 

29caac90f98aebd45837013aea0a6fb0.jpgUn transat sur mon balcon, prêté par une copine et me voilà avec mon cappuccino et un livre à la main presqu'allongée pour un réveil matinal plein de douceur [et qui me correspond bien] : c'est buccolique à souhait, en plus, y a de la verdure et je vois les hirondelles et j'entends pleins d'autres oiseaux... depuis mon petit balcon parisien ;-)

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Certes, y a pleins de choses qui pourraient me faire descendre dans le "down", mais je m'accroche à ces petits qqch, même infimes que la vie m'envoie : ces petits signes dont j'ai tant parlé ici, à maintes reprises, et qu'on ne voit pas lorsqu'on est fatiguée, stressée, émotionnellement percutée, mal à l'aise, triste, sur la défensive, bref, des états émotionnels dans lesquels je me débats un peu trop souvent en ce moment...

 

Je vais essayer de "keeper this mood and confidence" et de vous glâner qq jolies choses de mes vacances...

En fait, non, je vais tout faire, chaque jour, pour aller vers la lumière et retrouver la sérénité qui me fait tant défaut depuis ... 

Je quitte ce brouillard devant les yeux, promis. 

[Une copine m'a dit un truc tout simple : chaque jour, essaie de voir 5 choses qui t'ont fait du bien...]