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lundi, 15 décembre 2008

Un an déjà


podcast

Aujourd'hui, ça fait exactement un an que j'ai vu Philippe pour la dernière fois. Sauf que l'an dernier, je ne le savais pas, ou alors, je ne voulais pas le savoir, je ne voulais pas m'en rendre compte, peut-être aussi... Et je me suis sentie vraiment bien triste aujourd'hui.

Alors, oui, cela peut vous paraître idiot, stupide de repenser à ce jour-là tellement merveilleux, mais c'est ainsi. Et là, je meurs d'envie de me plonger dans les bras protecteurs et rassurants de mon "mrxaoueu"...

*********

J'avais décidé de venir le voir une journée, de passer une journée entière avec lui à papoter, à me promener dans Bruxelles, à faire des choses simples, à l'aider à marcher si besoin... et loin de moi l'appréhension de le voir changer, presque défiguré par ses séances de chimio, même si je n'en menais pas large...

*********

C'est une période fragile, charnière en ce moment, je quitte le monde d'avant, et également cette année entre deux, pour aller là où mes pas me portent, me guident, et vers un inconnu vraiment plus beau et heureux, je crois. Je fais des choix qui me sont propres et pas forcément en accord avec ce NML, et heureusement d'ailleurs.

Je sens le dénouement proche. J'ai envie d'arrêter de me battre avec ce NML qui ne comprendra jamais rien à qui je suis etc...

*********

Donc, ma journée avec Philippe (arrêtons les digressions à n'en plus finir)... Il m'attendait en bas de l'escalator dans la Gare du Midi, et son jeune frère nous attendait dans la voiture. Il conduisait. Il nous a laissé à une station de M°, visiblement inquiet de voir Philippe seul, livré à lui-même et comme s'il était en danger... Il m'a lancé un regard tellement profond, tellement intense que j'ai réalisé sa peur de savoir Philippe malade, mais je ne savais pas qu'ils savaient que Philippe était condamné, c'est cela qui est terrible...

Et puis, nous avons pris le M°, je m'en rappelle comme si c'était hier... Nous avons été visités une expo : les bijoux royaux en Europe... sympa. Je poussais Phil dans son fauteuil roulant tandis qu'il avait mon sac à mains sur ses genoux, qu'il tenait fermement... Tout le monde nous croyait ensemble, et c'était vrai qqpart... Il ne voyait pas vraiment bien, satanée cellule cancéreuse qui lui bouffait son canal optique (ou qqch du genre)... Nous nous sommes promenés place des Sablons, une place que j'affectionne particulièrement à Brussels, nous avons déjeuné dans une petite brasserie, moi d'une waterzoi (j'adore ce plat, super calorique, mais m'en fous !) et lui un bouillon de légumes et de la viande)... C'est lors de ce repas qu'il m'a expliqué ce qu'il comptait faire pour son testament, que nous avons parlé de ses obsèques, je n'oublierai pas... j'avais la gorge nouée, j'essayais de retenir mes larmes devant une éventualité que je n'osais pas envisager...

Etait-ce sa façon de me dire que le pire allait arriver ?

Et puis, nous avons fait une grande ballade à pieds alors qu'il était déjà bien faible, mais pour rien au monde il n'aurait voulu m'empêcher de marcher, moi qui aime tant marcher... Ah cette ballade, au milieu d'une foule tellement importante, pressée d'effectuer ses achats de Noël, nous avons même fait une virée à la Fnac, oui ;-) !!

Je l'ai raccompagné chez sa tante et son oncle qui m'ont accueilli tellement gentiment, et j'ai repris mon train, la tête tellement ailleurs, tellement pleine de Philippe, de son cancer, l'envie de lui donner les globules blancs qui lui manquaient tant ... l'envie de le serrer encore dans mes bras pour l'encourager et le sentir vivant...

C'était la dernière fois, et je n'oublierai pas

PS en fond musical vous auriez du avoir sleep on it d'Angela Mc Cluskey, mais j'ai un méga pb avec Itunes qui ne fonctionne visiblement plus... ;-(

mercredi, 15 octobre 2008

Phil - 15 oct 08

 

Aujourd'hui, il fallait écrire, vite, vite un papier, une feuille, un crayon ? Non, rien de tout ça, juste un écran, un clavier et de la solitude un peu pour se concentrer, voire de la musique classique, telle celle que j'entends sur FIP, mais comme la programmation est indisponible du fait de leur grève, je me contente de deviner... Beethoven ?

Aujourd'hui, j'ai beaucoup pensé à Philippe. Et pour cause : il aurait eu 28 ans. Et je pense aussi à sa famille à laquelle, je n'ai pas donné beaucoup de nouvelles dernièrement parce qu'entre autre, je n'avais pas de réponse à mes courriers et avais peur, de fait, de les déranger plus qu'autre chose. Je pense aussi qu'ils sont dans l'incapacité de réagir, de communiquer et tutti quanti, c'est encore trop brutal.

Ce qui est vrai pour eux, l'est aussi pour moi. En éloignant Philippe de moi, en lui permettant de partir, de s'échapper, d'advenir dans son au-delà, c'est comme si je lui avais permis d'aller plus loin, plus haut, plus en avant dans sa progression personnelle dans sa vie future...

C'est étrange comme sensation, cette sensation d'éternel qui l'entoure, cette sensation d'irréel lorsque je pense à lui, à sa disparition, à sa mort voilà. J'ai toujours l'impression que ce n'est pas vrai, que c'est comme un mauvais rêve, un cauchemard, une irréalité.

Mais non, c'est la vie, c'est ma vie et surtout ça a été sa vie aussi.

Je ne suis pas triste, je suis juste très très émue, plus que jamais peut-être aussi...

J'ai l'impression que qqn m'accompagne de près, mais je ne suis pas certaine que ce soit lui. J'ai toujours ressenti la présence de mamy à chaque fois que je la sollicitais.

Pour Philippe c'est très différent : il apparaît toujours par suprise, au détour d'une allée, face à la mer à La Rochelle et à d'autres moments de ma vie où je ne l'attends pas.

Lorsqu'il débarque de cette façon, je sais que pendant le temps où il sera présent, je serai complètement absente pour les autres, et ça, il le sait aussi. C'est pour cela qu'il ne vient pas souvent aussi, peut-être.

A La Rochelle, c'était très bizarre : j'étais accoudée à la ballustrade de l'hôtel, les yeux rivés, captivés par l'océan scintillant, ce soleil qui me réchauffait le corps, et là, je l'ai ressenti. Il voulait juste partager ce moment avec moi et me dire qqch que je ne suis sûre d'avoir entendu/compris ; ou peut-être a t'il exprimé qqch que je n'ai pas été en mesure d'entendre ... même si je pense savoir/me remémorer ses paroles.

Alors, voilà Philippe, là c'est vraiment fini, cette date a été longtemps la tienne et sera celle de qqn d'autre, mais rien ne sera plus comme avant depuis que tu n'es plus.

Et juste pour cela, parce que tu resteras toujours dans mon coeur, je t'écris pour te dire que je ne t'oublie pas.

Mais ça, tu le sais aussi.

jeudi, 17 juillet 2008

Ô please... (6 months left...)


podcast
 
 
I shall let you leave
I shall stop crying
But I can't help

There is nobody there except space, emptyness...
Everything seems nonsense
But you are still there, in the air, but no more besides me

Ô please, please, let me feel this gap with serenity,
Let my thoughts fly away to you,
But please, don't forget me..

As I won't forget you too,
Even if you are not there any longer

To Phil

jeudi, 03 juillet 2008

Deux mots

J'ai reçu une carte des parents de Philippe, et j'ai pleuré de joies et d'émotions si longtemps contenues.

Je suis heureuse qu'ils aient une pensée pour moi et doute qu'il leur a fallu du temps pour me parler...

Et puis, mes vacances se précisent : même si cela dépend du prix des billets d'avion, je vais en Pologne voir ce couple d'amis qui nous avaient accompagné à Bruges pour ce fameux we de découverte amoureuse entre Phil et moi et de certitude, de complicité, de couple quoi...

*** 

Y a toujours un soir dans la semaine où je me couche archi trop tard... et aussi où je laisse mes clés d'appartement au boulot, résultat, faut que je revienne, c'est nul !!!

*** 

Bonne nuit mes petits 

dimanche, 22 juin 2008

Can't help

Alors, voilà, le moral en dents de scie depuis le décès de Philippe, me joue vraiment des tours... J'essaie, j'essayais de faire face à tout depuis, mais je dois avouer que c'est loin d'être facile, loin d'être le cas.

Je vous ai écris cette semaine que je souhaitais être heureuse, que je le voulais parce que je crois le mériter, et que je voulais mettre en place des projets vrais qui me pousseraient à aller de l'avant, à positiver, à retrouver ma joie de vivre (que je retrouve par moments !), à continuer de sourire, à rire (c'est dur, c'est dur...),  à faire surface au boulot, à ne pas me laisser avoir par cet autre C qui fait tout pour me faire démissionner d'un job, mais surtout d'une entreprise que j'aime, et de me faire respecter partout où je passe...

Ces "bonnes résolutions"  ne me laissent pas de marbre, mais ce moral, mon moral, ne se tient pas aussi facilement que je le souhaiterais... Ô que non, malheureusement...

Je passe par des phases où je me retrouve, mais pas suffisamment à mon goût... Peut-être dois-je effectivement me laisser du temps de digérer son décès, ne pas me forcer à me dire que je vais bien alors que ce n'est pas ce que je ressens là tout de suite, maintenant...

J'ai discuté avec Skat cet après-midi : il a pris le temps de m'écouter raconter rapidement mon histoire avec Phil, ça l'a ému, ça l'a peut-être rendu sensible à ma tristesse, mon chagrin, ma détresse... il comprenait alors que ce ne soit pas facile et il a répondu présent : des fois, il sait faire, des fois pas, mais dernièrement, s'il est bien luné, ben, il fait, ouf ;-) !!! 

Le cap Philippe est loin d'être évident, facile, il me manque tant en réalité... Il était toujours présent, même malade, il avait toujours une parole, un email, un appel de sa part pour me rassurer, relativiser, voilà, c'est cela : sa présence, son assurance, rien n'est grave.. Ô que non mon Phil, mais la mort, en soi, c'est un peu plus grave, non ??.... 

Et puis, on a discuté de mon projet, celui qui prend forme à vitesse grand V, j'ai nommé l'achat d'appart' ! Oui, c'est cela qui me fait tenir et vivre maintenant, c'est à la fois énorme et peu, mais au moins, je me rends compte depuis que j'en ai parlé avec mon banquier ce que je peux emprunter, ce que je peux faire, de quel budget, je dispose et ça, ça rassure vraiment, croyez-moi...

Alors, soit, ce n'est pas rose, rose, ce vague à l'âme de la journée attrapé après avoir fait du shopping, l'Ipod sur les oreilles (Dieu que j'étais dans mon monde alors, encore une fois...), je n'ai pas fait tout ce que je souhaitais dans mon appart' temporaire ce we, mais je sens que des choses se sont posées en moi, ce we... Y a comme un air de sérénité qqpart dans mon univers, comme une évanescence... je veux croire à la roue qui tourne à ces nouvelles énergies positives que je génère toute seule comme une grande, eh oui toute seule (le bas blesse là aussi, malheureusement,...). 

Alors, j'ai envie de me souhaiter une belle semaine sous le soleil parisien (fait lourd, lourd !!), et essayer de faire vraiment fî de ces personnes qui font tout pour me faire voir la vie en noire, qui me l'empoisonnent... En même temps, si je n'y prêtais pas attention, ben, ça irait bien mieux, non ? 

Je vous souhaite une belle semaine avec pleins d'arcs-en-ciel... 

jeudi, 22 mai 2008

Inspirations

798994a807fb7161e2bdca5fa07e1343.jpgJ'ai rêvé de toi cette nuit : c'était doux, c'était fluide, irréel, mais tellement présent, fort, possible, troublant.

La surprise de te voir dans ce rêve (après tant de temps absent dernièrement dans mes pensées nuitées... j'en étais frustrée, désolée, ahurie "où es-tu ?"), la magie de ton regard en me découvrant, me voyant... C'était tellement et tant extraordinaire de t'entendre, de voir, passer ma main dans tes cheveux et ton regard, ton regard sur moi, c'était beau, vraiment.

Alors, merci, merci de ce rêve, de ta présence, tant constante qu'éphémère qui m'étreint le coeur, car j'ai essayé de replonger dans ce rêve, mais voilà, c'était fini : c'était tellement court, j'en redemande encore, et encore, ces plaisirs si doux... 

Thursday, I am alive (still)...

 
podcast

 

C'est terrible, je ne voudrais pas m'épancher, mais je vous en parle, c'est plus fort que moi.

C'est comme cela tous les soirs depuis 10 jours, je crois ; le soir, je suis là, comme dans l'attente de sa présence, de sa lumière et me voilà comme partie dans mes rêves, mes chimères, peut-être devrais-je dire ?

Il est là. Il me regarde, me protège et me voit vivre fièrement, je crois. Mes pensées voguent  vers lui, mes yeux cherchent un nuage, une attitude d'un homme dans la rue, dans le bus, au boulot (!!) qui pourrait m'y faire penser.

Phil me manque et ne me manque pas. Je ne nourris pas de regrets, mais, je suis triste, c'est un fait. J'en parle de temps à autre au boulot, c'est normal, ça m'a tant marqué. Les gens sont parfois étonnés/affolés de m'en entendre parler ainsi, ont peut-être peur que j'en fasse une dépression.

Non, ce serait à la fois trop facile et ne pas lui rendre hommage, aussi dur cela soit-il ?!

Mais y a qqch, qqn qui me manque, y a vraiment un vide à côté de moi, je ne peux pas vous dire/exprimer/expliquer à quel point/combien ce vide est important, il est "juste" présent, et juste pour cela, c'est dur.

Le paradoxe (Nie !) c'est que je le sens présent près de moi, il me conseille ou m'envoie ses bonnes ondes pour me guider et me réconforter, etc, etc... et ça reste encore plus perturbant, troublant alors j'ai encore l'impression de vivre entre deux mondes et je repense au livre Hôtel des deux mondes... Et je pense encore plus au livre du même auteur, Oscar et la dame Rose... Philippe était vraiment pareil...

Je me sens tellement émue en y pensant et en écoutant cette chanson : le début des paroles me renvoie à la note de Jipes

 

lundi, 19 mai 2008

Douceur de we

J'ai passé un chouette we, rétrospectivement.

Oui, un we comme je les aime avec beaucoup de douceur, de légèreté dans le coeur et dans le corps et dans la tête.

Il n'y avait pas d'obligations : j'ai pensé à moi, à ce que je souhaite, ce que je veux pour moi et mon futur proche. J'ai pensé à mes intuitions, mes profonds élans de coeur, mon alto, mon Philippe, mes amitiés, mon job, mes musiques, mon temps...

Et là, ce soir, je réalise combien j'ai apprécié de we, cette douceur, ce we, tel un câlin que je me serais fait à moi-même... et qui me réconforte comme jamais cela n'a été le cas depuis le décès de Phil.

J'ai retrouvé ma sérénité, ma douceur, ma tranquilité, et mon silence qui me caractérisent pour faire le deuil de Philippe, le moment est venu, je crois.

Alors, pour les vacances de cet été, certes, si ma rando ne peut se faire du fait de ma cheville encore fragile, peut-être qu'il s'agira de partir en pays étranger et de parcourir une terre déjà parcourue par Philippe afin d'effectuer une retraite vers lui pour le laisser prendre son envol encore plus sereinement.

Je reste encore incrédule malgré tout ce que j'en écris, seul un voyage à Brussels et revoir ses parents/famille me ferait réaliser sa disparition, mais cela se fera peut-être bientôt, enfin, j'espère... 

Je suis et reste intarrissable sur lui, mais vos commentaires (si ces billets vous inspirent qqch) sont les bienvenus.

PS : je ne me lasse pas de cette chanson :


podcast
 

samedi, 17 mai 2008

Philippe, four months


podcast
 

Je ne voudrais pas vous ennuyer avec cette considération, cet état de fait, mais, il est pour moi certain que son décès représente une perte immense pour laquelle j'ai du mal à m'y faire, car je refuse/refusais encore cette réalité il y a encore qq temps.

Je savais pourquoi je retardais mes vacances, le yoga, bref tous les instants de calme, de douceur, d'attente, de recentrage sur moi-même, car je SAVAIS alors que j'y penserais tellement deep inside me que les larmes couleraient d'elles-mêmes, toutes seules, sans prévenir...

Et c'est effectivement le cas.

Je le sens terriblement présent, près de moi, à me regarder, à sourire, à me soutenir et à m'encourager de toutes ses forces pour que je poursuive ce pourquoi je suis ici ...

La réalité de sa disparition fait que je me réveille les yeux gonflés chaque matin (j'ai du pleurer dans mon sommeil), que je regarde souvent le ciel bleu du matin ou du midi, voire du soir pensant/espérant trouver le reflet de son visage dans les nuages...

Au-delà de ce qu'on a vécu et partagé et de ce qu'on aurait du vivre, l'ami qu'il était avant tout me manque, sa présence, ses emails, ses délicates attentions, son regard attentif, sincère, pétillant..., son sourire et sa voix qui résonne encore (mais pour combien de temps ?) dans mon oreille..

Alors je sais que je dois être dans la réalisation de son décès et plus dans la négation, bref dans la réalité de la vie, car je pleure ; maintenant que je me suis enfin posée, que je ne cours plus à droite et à gauche et que je visualise ou en tout cas regarde mon univers ou mon avenir avec d'autres yeux...

Et je pense aussi à cet article -> 

mercredi, 14 mai 2008

Sincerely

podcast
 

Demain est un grand jour : oui, je vais être déplâtrée !!! Enfin ! Il était temps ! Je me réjouis et surtout j'espère que je ne serais pas replâtrée, mais juste strappée (un strapping quoi !) !!

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Je vous écris pour vous dire à tous combien je suis touchée de votre présence, amitié et des mots que vous laissez sur ce blog. Je ne l'ai peut-être pas assez exprimé, mais toutes vos marques ici me plaisent et me touchent et provoquent des émotions...

Ces lignes sont pour vous, pour vous remercier de m'encourager, de me soutenir, même si j'ai cru que vous n'aviez pas osé " intervenir" lorsque j'ai parlé du décès de Philippe : et pourtant, Dieu sait si j'aurais aimé vous lire sur ce sujet tellement sensible et cher à mon coeur aussi...

Alors, je vous le dis en toute sincérité, écrivez, commentez et partageons ce que nous pouvons, et voyons où cela nous mène.

Car, en toute sincérité, j'ai failli vous écrire il y a dix jours que je souhaitais arrêter d'écrire ici, tant la disparition de Philippe m'est douloureuse et que j'essaie de ne pas y penser car c'est une VRAIE souffrance...

 

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Bon, sinon, sur ma planète, ça va plutôt pas mal, on en reparlera dans qq jours, je crois ;-) Enfin, j'espère !  Je relève la tête et respire. Ouf, il était temps. Des musiques m'accompagnent la tête en ce moment et ça fait plutôt du bien. L'Alpyne revient un peu, Smart a décidé de continuer sur sa voie et je poursuis la mienne. Je n'ai pas besoin d'elle, voilà.

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podcast
 

La vie, la mienne, m'inspire de drôle de choses, réflexions, telle l'amitié : elles évoluent toutes, tellement, différemment, autrement, pas facilement et s'estompe avec, parfois, tant de facilité, cela m'épate. Et y en a d'autres pour lesquelles je pensais qu'elles ne subsisteraient pas à ça et finalement, elles se poursuivent, chouette !

 

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podcast
 

 

Que dire de ma vie en ce moment ? Ce soir, je suis particulièrement émue : émue de savoir que demain, je pourrais recommencer à pouvoir prendre des bains, me faire du bien au petit peton, marcher certes doucement, mais cela devrait revenir assez vite, je crois.

Et puis, y a Philippe deep inside me et là, la corde ne se brise pas mais l'archet grince sur l'alto.. L'émotion me submerge et il faut que j'écrive encore sur lui pour tenir ici, comme il le souhaite...

PS : demain, ça fait déjà 4 mois, dur, dur...

mardi, 22 avril 2008

More than three months

free music

 

Y a des choses bien et d'autres moins bien que j'ai effectuées dernièrement. Je ne suis pas très à l'aise avec moi-même, je cherche, je tatonne, je retourne le problème dans ma tête afin d'essayer d'y percevoir une lumière, à défaut de voir clairement une solution qui n'apparaît pas, n'apparaissait pas.

Et dans ces moments de doutes, de suggestions floues, je me recentre sur moi, je me recroqueville aussi sur moi, j'écoute les tréfonds de mon coeur, je le sonde, je m'enfouis sous mon pull doudou, je me cache derrière mes jolies (nouvelles) lunettes, et j'imagine que je porte des lunettes de soleil.

Et cette musique, toute douce, tranquille, que j'écoute alors que j'écris ici, me fait penser à Philippe, sa solitude, tellement intense sur la fin de sa vie.

Des photos de lui m'ont été envoyées par un de ses oncles...b2037a2c4d2f84c39e3ecd77aed32b7f.jpg

Je n'arrive toujours pas à me faire à son décès, sa disparition, je le sens tellement proche de moi, dans la pièce d'à côté...

Et dire qu'il faut continuer à vivre, comme il le souhaite, comme il me l'a dit et répété.

Et dire qu'à chaque fois que je réussis qqch de bien, je pense à lui et j'ai les larmes aux yeux, elles coulent parfois toutes seules aussi.

C'est tellement incroyable, c'est tellement incroyable ta disparition, et pourtant, ça fait déjà trois mois que tu n'es plus là et que tu ne reviendras plus...

samedi, 05 avril 2008

Tribute to Philippe

podcast

Love, love, love
Love, love, love

Me and my friend were walking
In the cold light of mourning
Tears may blind the eyes
But the soul is not deceived
In this world even winter ain't what it seems

Here come the blue skies
Here comes springtime
When the rivers run high and the tears run dry
When everything that dies
Shall rise

Love, love, love
Is stronger than death
Love, love, love
Is stronger than death

In our lives we hunger
For things we cannot touch
All the thoughts unuttered
All the feelings unexpressed
Play upon our hearts like the mist upon our breath
But awoken by grief, our spirits speak
"How could you believe
That the life within the seed
That grew arms that reached
And a heart that beat
And lips that smiled
And eyes that cried
Could ever die?"

Here come the blue skies
Here comes springtime
When the rivers run high & the tears run dry
When everything that dies
Shall rise

Love, love, love
Is stronger than death
Love, love, love
Is stronger than death.

Love, love, love
Is so much stronger than death

Et tout est dit

lundi, 17 mars 2008

Two months left

free music

 

Voilà, ça fait déjà deux mois que Philippe nous a quittés pour toujours.

Je n'arrive pas - toujours - à y croire, et pourtant, pourtant... La musique, celle de cet album de Telepopmusik, me berce, éperdument pendant mes longs et grands moments de solitude humaine que je vis dernièrement. Cette solitude, j'en ai besoin, et en même temps, pas, mais je n'arrive tellement pas à m'exprimer sur un autre sujet que lui que je dois être agaçante pour les gens qui m'écoutent...

Il me manque tant, nos échanges, nos partages, perdre un être cher, qu'on a tant aimé, et vlan, la maladie qui le rattrappe, tout me semble tant irééel... c'est comme ces nuits sans sommeil, cette quasi-absence de faim, sauf pour m'empêcher de penser, de penser à lui qui est parti, étouffer cette douleur muette...

Que seul mon regard transparent face aux autres éprouve, finalement...

Avec cette absence tellement brutale, je pourrais en perdre la raison, mais le job que j'ai en ce moment est tellement intense, que je fais face à tout cela, ces responsabilités tuantes, mais qui sont vraiment bien, car, au moins, je reste en vie, même si, je n'ai pas tant l'impression de l'être : ai encore failli passer sous le bus pas plus tard qu'hier...

Il y a toujours cette double vie que je mène, de façon moins brutale, mais quand même. Lorsque le chagrin me surprend, s'il ne se met pas en marche tout de suite, il dure, dure, comme une source qui commence à s'agréger, et qui, une fois ouverte, aura du mal à s'arrêter... Et ma réalité au travail, la vie de tous les jours, le sport que je pratique tant et qui me va bien, je crois.

It's for you, my Dear, as you called me...