dimanche, 20 juillet 2008
Un peu de tout
Vous avez demandé Laurenn, me voici !
Absente, irréelle, présente, vivante, transparente, inerte, joyeuse, heureuse, souriante, triste ... tout va, tout vient, mais tout ne va pas aussi bien que je le souhaiterais.
Je ne sais pas d'où vient ce vague à l'âme que je sens monter, monter, en moi mais qui n'arrive/n'arrivait pas à sortir... et qui là, commence tout juste ;-)
Ouf car je préfère qu'il éclate là plutôt que demain au boulot, mais il est tellement intense et profond que je ne sais comment l'apprivoiser ni le faire éclater .. Si seulement, je pouvais me retrouver tout à fait, être cette fille si rigolotte que j'aimais tant...
Mais pourquoi, diable, diantre ça ne va pas toutà fait comme je veux ?
Attacherais-je (encore) tant d'importance aux regards/réflexions des autres ?
Est-ce les contre-coups de ce que je vis au boulot pas facile, facile ?
Est-ce le contre-coup de la rupture ?
En même temps, j'ai réalisé que je ne pourrais jamais me séparer de l'Alpyne, trop dur, à peine retrouvée, faut pas pousser Laurenn dans les orties non plus : alors, je me suis fait mon deal : "t'es pas obligée de virer tout le monde, tu en gardes certain(e)s et tu vois ce qui se passe"...
En plus, a priori, l'Alpyne n'était pas très d'accord avec le fait que je m'en aille complètement, et même Scat se fait davantage présent !! Serait-ce parce que j'ai râté involontairement un rdv la semaine dernière qui avait son importance pour lui et vis-à-vis du NML* ?? Peut-être...
En tout cas, une fois que je me suis avouée cela et que je l'ai accepté, j'ai été plus sereine.
Sauf que là, ben ça ressort à nouveau et que je n'arrive pas bien à le gérer, ce trop plein d'émotions... qui bat son plein au fond de moi...
Whaouh, je ne supporte plus FIP, c'est pour dire. Le froid qui s'abat à nouveau sur Paris me fait "suer", là, je me mettrais bien en plein soleil pour sentir sa chaleur, douceur, etc, etc...
Serait-ce aussi le fait que je fatigue tout simplement de tout ce remue ménage que je fais depuis au moins 3 semaines : dehors/hors de chez moi quasiment tous les soirs (resto, théâtres, concerts...) ? La recherche d'appartements que j'ai tellement menée tambour battant commence à me fatiguer, je m'éparpille et je ressens le besoin de me poser... chose que je n'ai pas fait/ne me suis pas autorisée à faire ce we... Alors que j'en avais besoin et que j'aurais du... Même la micro sieste de cette après-midi n'a pas été très appréciée... C'est dire !
Enfin, après une fin d'après-midi sympa, retour sur les visites des apparts' de ces dernières semaines, je me sens bien car je réalise que j'ai encore des apparts' à visiter, y en a qui rentrent dans les agences et donc, à tous les coups mon bonheur n'est pas loin...
Et votre we, ça été ??
23:43 Publié dans Légèreté quand tu nous tiens...! , No Man's Land / NML , Orages & désespoirs , Paris | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Solitude humaine
vendredi, 18 juillet 2008
Rupture
Il y a deux ans, quasiment jour pour jour, l’Autre m’avait violemment prise à parti en plein cœur londonien, ville où je me trouvais avec l’Alpyne et Smart…
Deux jours, un we pour qu’il s’en prenne à moi et me répète exactement les mêmes choses, mots pour mots… La stupeur passée, le tremblement non, j’ai fait une forme d’absence tant ce qu’il avait exprimé était violent… mais lorsque je l’ai à nouveau entendu dans ma tête (10 jours plus tard), j’ai réalisé toute la portée de ce qu’il en retournait…
C’est à ce moment-là que j’ai commencé à en parler ici et parfois ailleurs…
Ces derniers 24 mois, je me suis protégée, j’ai fait en sorte d’être intouchable, de ne pas à avoir à le côtoyer de trop près pour m’éviter toute embrouille supplémentaire dont je n’avais pas besoin et j’ai surtout pris mes distances, tant physique que psychologique…
Le NML* est né à ce moment-là.Il l’a senti, tout le monde l’a senti : Noël 2006, ce que j’ai pu être distante, ne pas lui adresser la parole, ne rien dire, rien de rien, non… Taire toute ma vie, tout ce que je pouvais faire de ma vie,… Il ne savait même pas que j’avais retrouvé un job, il l’a su en 2007, lorsque lui-même a rencontré des difficultés de ce côté-là…
Les choses se sont tassées peu à peu, mais je gardais un œil derrière mon épaule, les méchancetés de Smart n’étant jamais loin…
En ce début d’année 2008, après le décès de Phil pour lequel il a compris un peu l’épreuve que je traversais… nos rapports se sont faits plus présents voire agréables… L’entorse lui a fait rendre un peu de gentillesse mais je restais méfiante.
Un clash pendant mes congés de mai, grâce à Smart (qui ne supportait pas que je puisse renouer un peu avec lui ?) m’a fait comprendre que non, décidemment non, la vie, non avec eux, mais eux pas loin, ne sera jamais douce et heureuse tout comme je tends vers cela pour ma vie perso, à moi…
De toute façon, comme je me plais à le répéter à souhait/l’envie, je ne peux pas/n’ai pas le droit de m’apitoyer sur mon sort, je suis obligée d’avancer si je veux vivre ma vie tout simplement, et si, être sereine et en paix avec moi-même, doit passer par une semi ou totale rupture, je le ferais.
Ce qui est certain, est qu’en état actuel des choses, et loin de moi l’envie de mettre de l’huile sur le feu selon l’expression familiale consacrée, je ne ferais pas de pas en avant, et ne montrerai pas (en tout cas, j’essaierai au mieux de ne pas montrer) la moindre animosité… Non, je vais rester dans mon coin, me faire la plus petite possible et qqpart aussi, la plus irréprochable…
08:30 Publié dans No Man's Land / NML , Orages & désespoirs , Solitude humaine , Toute 1ère fois ;-) | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : NML*, solitude humaine
vendredi, 27 juin 2008
Vendredi soir sur la Terre
Ca y est, c'est le we... et je me réjouis d'avance de celui-ci, même s'il n'est pas a priori très booké, quoiqu'il pourrait le devenir si le destin s'en mêle, ne croyez-vous pas ?
Départ du boulot pas trop tard, mais suffisamment tard pour un vendredi soir... le site fonctionne à peu près correctement, reste un bug, certes non négligeable à corriger, mais je ne suis pas responsable et voilà ! On a trouvé ce qui ne marchait pas, ce qui buggait bref, et moi, j'hallucine encore : pourquoi les ingénieurs en informatique ne sont pas capables de rendre des trucs fiables.... Ce ne sont pas des ingénieurs alors, si ? Passons
Voyant que cela ne servait à rien de rester pour rester (et zut, mes heures sup ne sont pas rémunérées... no comment), je décidais de m'en aller et de me promener sous le soleil parisien ! Je reprends mes habitudes de marcher en sortant du boulot, voilà !
Découvrez Sia!
Cela fait que depuis le début de la semaine, je cumule les déplacements à pieds et que je profite du beau temps revenu et de ces ambiances particulières de Paris en début de soirée...
Hier, j'étais très émue, allez savoir : entre les jeudis qui me font penser à Phil disparu un jeudi, la joie et la fierté d'avoir réussi et quasiment terminé ce projet de site, de savoir que j'ai réussi ce 2ème gros morceau, à nouveau toute seule et encore plus seule finalement... JE suis fière, fière de moi, de cette réalisation...
Les compliments ont commencé à pleuvoir et j'en suis heureuse. Je réalise qu'à travers eux, je reste les pieds sur terre, je reste humble, je reste à l'écoute des autres et de moi-même, plus que jamais...
L'émotion qui m'a étreint le coeur hier ne s'est dissipée qu'avec une immense marche dans Paris qui m'a beaucoup fatigué et fait un peu mal à la cheville.
Ce soir, j'ai recommencé, quasiment le même parcours, mais il m'a conduit à entendre et découvrir une nouvelle musique que vous trouvez là en écoute libre (pour changer ;-)) et cela a appelé des photos (réalisées ce soir), mais que je devrais peut-être me remettre à elles aussi... Avec tous les autres projets en tête qui re-germent...
Youpi !
23:26 Publié dans A la recherche de... , De la poésie , Légèreté quand tu nous tiens...! , Musique , Paris , Solitude humaine | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Sia, Musique, été, solitude humaine, joie, espoir, Paris
mardi, 24 juin 2008
La séduction et rien d'autre ?
Ah, ça devait bien revenir sur le tapis, cette note, non ?
Y en a marre, moi j'vous dis ! Non, je ne suis pas blazée, juste déçue de voir combien les relations amoureuses sont de plus en plus complexes et que la technologies à deux sous n'arrangent rien du tout avec le temps... mais vraiment rien du tout !
Je ne vais pas dire que le scenario se répète ou que l'histoire s'y met également, mais cela pourrait être presque vrai...
Pouvez-vous me dire pourquoi y en a qquns qui manient la langue de Molière quasiment à la perfection et avec une telle perfidie qu'ils arrivent à leur fin : la séduction d'une Dame ? Car tel est mon propos.
Non content d'avoir touché le coeur de cette Dame, de lui avoir fait miroiter un monde susceptible de lui parler, de lui plaire, de lui avoir fait entrevoir un autre, des autres possibles... Monsieur, finalement, se trouve à une bifurcation qui, diantre, le met mal à l'aise...
Alors, que fait-il ? Il demande un temps mort, vous savez ? Comme au volley (ou tout autre sport, mais y a que dans celui-là que j'ai su ce que cela faisait... Et c'était chouette !!)...
Mais un temps mort pour quoi faire au juste ? Réfléchir ? Ah oui, pourquoi pas, mais pourquoi aussi ? La vie passe, Cher Monsieur et être vivante, en ce moment, ça m'importe un peu beaucoup voyez-vous.
Ah non, je ne vous tendrais pas l'autre main et encore moins ma joue. Non, non, certes non ! Ô que non d'ailleurs ! Dom Juan que vous êtes, relisez Molière vous dis-je !
Et non, je ne vous dirais pas le pourquoi de mon tourment, ah vous dirais-je maman...
Mais finalement, l'un dans l'autre, j'ai au moins appris que cet autre ne pouvait arriver à la cheville, je dis bien la cheville de Phil, mon Phil, mon Tendre Phil, qui lui, même malade, m'a toujours envoyé un mot de toutes les façons qu'il ait pu le faire... Alors cet autre, s'il revenait sur mes Terres, je rejoins Carmen qui énonce "Prends garde à toi !"
Et basta !
09:20 Publié dans Laurenn et les Hommes , Paris , Solitude humaine | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Laurenn et les hommes, Paris, solitude humaine
dimanche, 22 juin 2008
Can't help
Alors, voilà, le moral en dents de scie depuis le décès de Philippe, me joue vraiment des tours... J'essaie, j'essayais de faire face à tout depuis, mais je dois avouer que c'est loin d'être facile, loin d'être le cas.
Je vous ai écris cette semaine que je souhaitais être heureuse, que je le voulais parce que je crois le mériter, et que je voulais mettre en place des projets vrais qui me pousseraient à aller de l'avant, à positiver, à retrouver ma joie de vivre (que je retrouve par moments !), à continuer de sourire, à rire (c'est dur, c'est dur...), à faire surface au boulot, à ne pas me laisser avoir par cet autre C qui fait tout pour me faire démissionner d'un job, mais surtout d'une entreprise que j'aime, et de me faire respecter partout où je passe...
Ces "bonnes résolutions" ne me laissent pas de marbre, mais ce moral, mon moral, ne se tient pas aussi facilement que je le souhaiterais... Ô que non, malheureusement...
Je passe par des phases où je me retrouve, mais pas suffisamment à mon goût... Peut-être dois-je effectivement me laisser du temps de digérer son décès, ne pas me forcer à me dire que je vais bien alors que ce n'est pas ce que je ressens là tout de suite, maintenant...
J'ai discuté avec Skat cet après-midi : il a pris le temps de m'écouter raconter rapidement mon histoire avec Phil, ça l'a ému, ça l'a peut-être rendu sensible à ma tristesse, mon chagrin, ma détresse... il comprenait alors que ce ne soit pas facile et il a répondu présent : des fois, il sait faire, des fois pas, mais dernièrement, s'il est bien luné, ben, il fait, ouf ;-) !!!Le cap Philippe est loin d'être évident, facile, il me manque tant en réalité... Il était toujours présent, même malade, il avait toujours une parole, un email, un appel de sa part pour me rassurer, relativiser, voilà, c'est cela : sa présence, son assurance, rien n'est grave.. Ô que non mon Phil, mais la mort, en soi, c'est un peu plus grave, non ??....
Et puis, on a discuté de mon projet, celui qui prend forme à vitesse grand V, j'ai nommé l'achat d'appart' ! Oui, c'est cela qui me fait tenir et vivre maintenant, c'est à la fois énorme et peu, mais au moins, je me rends compte depuis que j'en ai parlé avec mon banquier ce que je peux emprunter, ce que je peux faire, de quel budget, je dispose et ça, ça rassure vraiment, croyez-moi...
Alors, soit, ce n'est pas rose, rose, ce vague à l'âme de la journée attrapé après avoir fait du shopping, l'Ipod sur les oreilles (Dieu que j'étais dans mon monde alors, encore une fois...), je n'ai pas fait tout ce que je souhaitais dans mon appart' temporaire ce we, mais je sens que des choses se sont posées en moi, ce we... Y a comme un air de sérénité qqpart dans mon univers, comme une évanescence... je veux croire à la roue qui tourne à ces nouvelles énergies positives que je génère toute seule comme une grande, eh oui toute seule (le bas blesse là aussi, malheureusement,...).
Alors, j'ai envie de me souhaiter une belle semaine sous le soleil parisien (fait lourd, lourd !!), et essayer de faire vraiment fî de ces personnes qui font tout pour me faire voir la vie en noire, qui me l'empoisonnent... En même temps, si je n'y prêtais pas attention, ben, ça irait bien mieux, non ?
Je vous souhaite une belle semaine avec pleins d'arcs-en-ciel...
22:25 Publié dans A la recherche de... , Musique , Orages & désespoirs , Paris , Solitude humaine | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Ôrages et désespoirs, Philippe, solitude humaine
samedi, 14 juin 2008
Music playing
Découvrez Archive!
Zou, basta, je reviens ici mettre qq mots qui me sont chers et vous raconter en plusieurs notes ma vie, ma petite vie...!!!
Déjà, je marche, oui, pas forcément beaucoup mais je marche quand même ! Le kiné est assez satisfait, même s'il pourrait être plus sympa par moment, ce serait bien.
[Cela m'appelle plusieurs réflexions d'ailleurs : pourquoi les gens sont-ils toujours en train de se plaindre (le train qui a du retard, la caissière qui met trop de temps à leur goût, et le reste, tout le reste, leur reste] Et une disgression, une !
Et puis, le job, ben, là, ça commence à payer : mon sourire, ma joie de vivre retrouvée, mon dynamisme professionnel... font que le projet, ce projet fonctionne bien, malgré des ratages dont je ne suis pas responsable (est-ce ma faute si le serveur qui l'héberge saute parfois et que le mec qui est censé sans préoccuper s'en contrefiche un peu beaucoup...?).
Résultat, il m'a beaucoup énervé et agacé l'autre jour (en plus de toujours dire que je me trompe avant de vérifier ce que j'exprime, Je déteste ce genre de personnes...), donc, résultat, j'ai mis les points sur les "i" par email, avec des arguments bien sentis, et j'attends son retour lundi ;-)
Ah, que c'est agaçant de devoir vivre dans un monde professionel où la plupart des rapports humains se font dans l'engueulade, ou alors, c'est un rapport de forces permanents qui épuise, vide le monde professionnel de toute sa substance (enfin, là, j'y vais peut-être un peu fort)...
Et puis, y a eu cet Autre qui m'a trouvé, après m'avoir cherché mais qui a été submergé par ma personne et qui vient de faire un break... Allez encore comprendre.
D'où une envie de musique absolument, résolument, éternellement et ça "tombe" sur Archive que j'écoute en boucle depuis hier soir, particulièrement le titre "Lights" que je vous propose de découvrir et qui va faire partie de ma playlist pendant qq temps...
Profitez de ce samedi : il fait un froid de canard à Paris, mais la piscine est ouverte... Se faire du bien, se faire du bien avant toute chose...
14:54 Publié dans At work , Laurenn et les Hommes , Musique , Orages & désespoirs , Solitude humaine | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Ôrages et désespoirs, solitude humaine, musique
dimanche, 25 mai 2008
Moiteur estivale
Je ne sais pas comment vous vivez ces jours, mais à Paris, le temps est très changeant : très humide (ça n'arrange pas mes douleurs articulaires/ligamentaires) et chaud, on pourrait se croire aux tropiques si les températures étaient plus élevées, et je n'aime pas !
Cette humidité latente que je perçois très nettement et avant les autres (indépendamment de ma cheville blessée), je ne l'aime pas : déjà, parce que les temps chauds et humides ne me conviennent pas du tout. Et puis, la pluie n'a jamais été ma grande amie (elle me renvoie à des jours moins heureux ado où je vivais dans une ville pot de chambre (ie il pleuvait chaque jour des trombes d'eau !)).
Et puis, y a le soleil qui vient poindre son nez de temps en temps, une fois l'averse passée, je soupçonne des arcs-en-ciel mais ils ne sont visibles que vers l'Est (selon ma théorie, mais à vérifier !) ...
Et puis, dans une toute petite semaine, c'est reparti, c'est piscine chez moi, c'est Melrose Place, c'est le Bonheur ! Rafraissement prévu, rééducation certainement possible par ce biais là (à confirmer avec mon super top kiné), et donc, je sens que l'été pointe son nez et que je vais être plus légère dans tous les sens du terme !!
Vivement le 1er juin !!
[PS : que pensez-vous de cette douceur de we ? La musique découle lentement telle les gouttes d'eau de la pluie que l'ont voit sur la vitre, le nez, presque collé, en regardant (ou pas) de l'autre côté d'un regard absent ce qui se passe de l'autre côté, à ce moment, je repense à une image de ce film formidable que je dois revoir... the sooner, the better ?! C'est tellement épuré, tellement délicieux, je vois la scène sous le yeux !!]
01:08 Publié dans Danse , Musique , Paris | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Musique, solitude humaine, sérénitude
jeudi, 22 mai 2008
Thursday, I am alive (still)...
C'est terrible, je ne voudrais pas m'épancher, mais je vous en parle, c'est plus fort que moi.
C'est comme cela tous les soirs depuis 10 jours, je crois ; le soir, je suis là, comme dans l'attente de sa présence, de sa lumière et me voilà comme partie dans mes rêves, mes chimères, peut-être devrais-je dire ?
Il est là. Il me regarde, me protège et me voit vivre fièrement, je crois. Mes pensées voguent vers lui, mes yeux cherchent un nuage, une attitude d'un homme dans la rue, dans le bus, au boulot (!!) qui pourrait m'y faire penser.
Phil me manque et ne me manque pas. Je ne nourris pas de regrets, mais, je suis triste, c'est un fait. J'en parle de temps à autre au boulot, c'est normal, ça m'a tant marqué. Les gens sont parfois étonnés/affolés de m'en entendre parler ainsi, ont peut-être peur que j'en fasse une dépression.
Non, ce serait à la fois trop facile et ne pas lui rendre hommage, aussi dur cela soit-il ?!
Mais y a qqch, qqn qui me manque, y a vraiment un vide à côté de moi, je ne peux pas vous dire/exprimer/expliquer à quel point/combien ce vide est important, il est "juste" présent, et juste pour cela, c'est dur.
Le paradoxe (Nie !) c'est que je le sens présent près de moi, il me conseille ou m'envoie ses bonnes ondes pour me guider et me réconforter, etc, etc... et ça reste encore plus perturbant, troublant alors j'ai encore l'impression de vivre entre deux mondes et je repense au livre Hôtel des deux mondes... Et je pense encore plus au livre du même auteur, Oscar et la dame Rose... Philippe était vraiment pareil...
Je me sens tellement émue en y pensant et en écoutant cette chanson : le début des paroles me renvoie à la note de Jipes.
08:00 Publié dans Mes livres à moi , Musique , Solitude humaine | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Philippe, solitude humaine, aimer
lundi, 21 avril 2008
Vulnérabilité
Alors voilà, j'ai pas été gentille cette semaine, pas gentille du tout envers des personnes que j'aime, pourtant.
La vulnérabilité de ce que je vis en ce moment ne se traduit pas de la meilleure des façons dans mes rapports avec les gens que j'aime.
J'en ai non seulement conscience (ouf), mais j'ai besoin d'exprimer des choses sur ce que je vis que je projette dans ma relation avec eux... Et ça, ce n'est pas une bonne chose car : je risque de perdre le lien qui m'unit à eux, je prends le risque de tout gâcher et que cela soit irréparable, et de leur asséner des choses qu'ils ne comprendront pas ou qui trouveront complètement déplacé, et pour ce dernier cas, ils auront raison.
Ok, j'ai qq excuses, mais elles n'expliquent pas tout et ne doivent pas non plus tout excuser. C'est vrai que je n'ai pas été en mesure de communiquer sur le décès de Philippe tant cela m'a atteinte et destabilisée et que je sais que certains se sont sentis exclu(e)s, malheureusement. En même temps, cela m'était complètement impossible d'exprimer cette douleur, cette perte, et donc, j'ai réagis comme j'ai pu : absence, silence, agressivité, et j'en passe...
Mais cette semaine, et vous l'avez lu avant, a été particulièrement intense et difficile à vivre professionnellement et là, je n'ai pas été tendre du tout : j'ai littéralement explosé et pas dans le meilleur sens. Et je l'ai fait successivement auprès de trois personnes qui me sont très très chères, et là, je suis sur le fil du rasoir.
Je ne me reconnais même pas d'avoir eu ces mots-là : comment pourrais-je imaginer écrire cela alors que j'aime ces gens qui m'entourent de leur affection, de leurs conseils avisés et justes... ? Et je l'ai malheureusement fait ;-( J'en suis pas fière, croyez-moi, mais j'ai eu besoin de sortir de mon corps, je crois.
L'entorse tombe bien et mal. Mal du fait de la rando que je vais râter, mais bien, car elle va me forcer à me reposer, à me recentrer, me concentrer et aller vers mon véritable destin de vie, sereinement...
Mais que cette vulnérabilité m'oppresse et qu'elle est longue à partir...
15:15 Publié dans Solitude humaine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : solitude humaine
jeudi, 28 juin 2007
Un moment qui laisse un noeud dans la gorge
C'est là, c'est bloqué au fond de ma gorge, ça m'empêche de respirer, ça me bloque toute entière, j'ai les muscles raidis par ça, je suffoque, mon cerveau s'asphyxie... Au secours ?!
C'est la 1ère étape...
La 2nde n'est guère plus brillante : la lumière m'aveugle, je déglutis de plus en plus difficilement, je fuis le regard des autres, je fuis mon regard dans la glace, je fuis, je fuis... je me fuis, moi !
Et si je ne réagis pas, si je ne me rassure pas, si j'écoute cette mauvaise part de moi qui me fait plonger dans le bleu de la piscine ou dans le bleu de tes yeux mortels, je me noie.
Et si je tombe au fond de ce gouffre, que je ne repousse pas ce fond avec vigueur, le noeud dans la gorge se gonfle et m'empêche de respirer, mes bras s'agitent dans tous les sens, je sens la peur panique en moi, le froid glacial dans le dos qui monte, monte, sournoisement jusque dans ma tête, la peur panique au fond de moi pouvant m'étriper...
Je m'évanouis.
Lorsque j'ouvre les yeux tout est calme, mais c'est un calme latent, la tempête a déjà frappé, j'attends le cyclone, le réveil de ce typhon, lorsque l'oeil de la tornade sera passé sur moi, la phase suivante sera dévastatrice...
Ce noeud dans ma gorge m'asphyxie, mais je le dénoue pour échapper au reflux violent de la tornade intérieure, qui dévaste et détruit tout ce qui a été construit, les murs de ma forteresse, les fondaisons de ma maison... je replie les bras dépliés, éparpillés, je ne rends pas les armes, non, je m'arme de patience, de courage, je dégage les ronces qui s'étaient formées autour de moi et je relève la tête.
Je brave, je fronde la tornade du regard, je la défie de me remettre ne serait-ce qu'un genou à terre, je lui lance mon regard noir, celui qui la fera fuir...
Elle s'enfuit.
Je n'ose croire à la victoire, je rassemble mes forces, la mer vient chatouiller mes orteils, le sable mouillé entre mes mains, je le serre fort, et je lève la tête, je regarde la mer, cette amie, cette alliée et lui rends cette motte de sable en posant ma main sur la Terre.
Je m'apaise.
Le moment est passé. Le noeud n'est plus qu'un vague souvenir, le souvenir d'un défunt passé qui ne refait plus surface car la fuite en avant dans ce passé est terminée, la parade pour ne pas vivre en restant ancrée dans ce passé est finie, ce qui s'est passé, c'est passé, je ne vis que pour l'instant présent, et la minute précédente a laissé place à mon sourire rayonnant.
Mon souvenir futur est d'être là, maintenant, présentement, évidemment, et de regarder la maison construite, bâtie avec tant d'ardeur, de vigueur et de foi que le regard de ce passé ne m'effraie pas.
Je suis là.
08:00 Publié dans Solitude humaine | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : solitude humaine












