mercredi, 09 juillet 2008
Occupations
J'ai pas été très présente dernièrement et pourtant, je vous ai lus et j'ai écrit mais ailleurs (ah infidélité ? Non, c'était des notes culturelles sur mon Facebook) : ici, c'est l'intimité, je ne mélange pas les genres... Ca non.
Ce blog m'est précieux car j'y mets ce que je souhaite, j'y écris mes ressentis, mes désirs, mes plaisirs, mes douleurs, mes larmes, mes joies, mes bonheurs, mes partages... et si vous arrivez ici par hasard et que vous y repassez, je suis heureuse, j'aurais réussi à vous arracher un sourire, et peut-être aurez-vous envie de partager avec moi un bout de chemin de vie ?
J'ai repris des activités rigolottes dernièrement : fallait bien s'occuper un peu la tête et l'esprit et ne pas devenir neuhneuh avec ce que je vis dans ma vie de parisienne un peu "folle". "Folle" pour dire que la roue tourne à toute allure et que le soleil est revenu, je crois quasiment définitivement, mais on ne peut jurer de rien et je ne parierai pas avant de voir le soleil se coucher d'ici la fin du mois...
J'ai terminé mon abonnement de théâtre et y suis allée deux fois par semaine pour voir des pièces sympas dans cette ambiance estivale mais pas vraiment : le temps change à une vitesse grand V à Paris ! Et j'ai aussi eu la chance d'aller à des concerts, et puis de prendre mon projet d'appart' à bras le corps : entendez, visites d'apparts' à fond, contact avec différentes agences, je regarde et prends toutes les bonnes ondes pour tout ce qui y est relatif... Et je demande conseils à droite et à gauche...
Et puis, je sors un peu beaucoup avec ou sans ami(e)s, je renoue des liens avec des anciens, je brave ma timidité, mais ne me laisse pas entraîner là où je ne veux pas : pour la 1ère fois (encore une !), j'ai décidé de choisir ce que je fais de ma vie, ce que je veux, je décide qui je veux voir ou pas, qui sera de mon parti et qui ne le sera pas, qui j'accepte ou pas, etc...
Je prends les choses à bras le corps, et je prévois, je me projette dans l'achat de l'appart, et ça donne du grand vidage dans ma tête : ce soir, j'aurais du prendre pleins de trucs et les virer, mais j'ai eu besoin d'écrire, donc, voilà, ce sera pour demain, mais je sais que ce mouvement commencé constitue des ondes positives, je le sens au fond de moi.
Alors, soit, y aura pas de rando cet été, mais y aura rangement, préparation des cartons pour le déménagement et préparation de mon périple en Europe de l'Est : les vacances seront courtes mais seront voyageuses : je ne serais pas présente pour l'anniversaire de l'Alpyne, mais serai entre l'Allemange et la Pologne pour rendre visite à ces amis de Philippe et moi : une grande joie qui se fait en moi. Donc, je m'organise en conséquence ! Projet d'aller à Berlin en train, d'y rester max 2 jours et de dormir dans une auberge de jeunesse, puis train jusqu'à Varsovie, rester chez eux qq jours, visiter Cracovie (les camps de concentration, ce sera une autre fois, une fois la mort de Philippe digérée...) et retour en train ou bus, selon les finances...
Ce sera un voyage comme Philippe les organisait et les animait... Ce sera une façon de faire ce voyage qu'il aurait adoré faire, une façon de poursuivre ce qu'il avait commencé en plus grand, et une petite carte à envoyer à ses parents en même temps...
Au milieu de toute cette agitation, y a mon envie de dévorer des oursons à la guimauve et un besoin de fruits d'été absolument, mais y en a pas des masses et ils sont chers !!
PS : la chanson que je mets partout, c'est Coldplay, Viva la Vida, très appropriée à mon humeur du moment, j'adore la mélodie et son positivisme...
08:05 Publié dans Légèreté quand tu nous tiens...!, Musique, Paris, Vacances | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Viva la Vida, vacances, légèreté
jeudi, 03 juillet 2008
Deux mots
J'ai reçu une carte des parents de Philippe, et j'ai pleuré de joies et d'émotions si longtemps contenues.
Je suis heureuse qu'ils aient une pensée pour moi et doute qu'il leur a fallu du temps pour me parler...
Et puis, mes vacances se précisent : même si cela dépend du prix des billets d'avion, je vais en Pologne voir ce couple d'amis qui nous avaient accompagné à Bruges pour ce fameux we de découverte amoureuse entre Phil et moi et de certitude, de complicité, de couple quoi...
***
Y a toujours un soir dans la semaine où je me couche archi trop tard... et aussi où je laisse mes clés d'appartement au boulot, résultat, faut que je revienne, c'est nul !!!
***
Bonne nuit mes petits
00:39 Publié dans Solitude humaine, Toute 1ère fois ;-), Vacances | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Philippe, vacances
dimanche, 15 juin 2008
La belle et la Bête
Découvrez Archive!
Vous livrerais-je le fond de ma pensée ? Ce qui cause mon tourment ? A vous dirais-je maman ?
Philippe n'est plus depuis bientôt 5 mois (mardi prochain) et il me manque toujours autant, certes différemment, mais il me manque, c'est certain.
Alors, voilà, maman, la cause de mon chagrin, entre autre.
Parce qu'il s'agira toujours d'hommes finalement qui tournent autour de moi mais qui n'avancent pas forcément le pas pour venir vers moi...
Sauf celui-ci, le Monstre.. C'est son surnom, il me l'a dit, oui je sais étrange ! En même temsp, ça le regarde ! Dites, je suis bien entourée, finalement, entre un Autre, un Fou et maintenant un Monstre !!! Non, mais j'vous jure ! [et une digression, une !!]
Je ne m'étendrai pas mais là, j'ai le choix entre tout foutre en l'air (désolée de cette soudaine vulgarité, mais la coupe commence à être archi pleine) et me battre, encore et toujours... Quoique je pleure, de rage, de désespoir, de bonheurs, de joies, et tout ce que vous voudrez qui correspond à ma vie... ma petite vie...
Parce qu'en plus, faut que je pense à mes vacances... oui, et avec ma cheville blessée, ça veut dire, pas de rando et là, j'ai mal au coeur, vraiment, et je ne sais pas du tout quoi faire, où aller ?? Après m'avoir empêché de prendre des vacances en mars/avril, ils souhaitent que je prenne presque 3 semaines en août... L'HORREUR et je pèse mes mots, vraiment...
Que vais-je faire de ces vacances de M.... sans rando, ni sac à dos, ... L'angoisse : oui, je sais, s'angoisser pour des vacances à poser y a pire, je vous l'accorde farpaitement (copyright Gaston Lagaffe), mais moi, je veux bien prendre 1 semaine en août, max 10 jours, et surtout me préparer aux 10 jours en septembre pour le Mont Blanc (si la cheville peut le faire à ce moment-là..) et puis, j'ai envie de me garder qq jours en novembre et pour l'hiver et le printemps prochain...
Vous pensez quoi de tout cela ?
PS : au fait, j'ai pris grandement soin de moi aujourd'hui avec hammam et sauna et tutti quanti, même que j'ai fait un méga malaise au hammam, ma copine était vraiment inquiète, j'vous explique pas...
19:52 Publié dans At work, Laurenn et les Hommes, Musique, Orages & désespoirs, Solitude humaine | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Vacances, Laurenn et les hommes, solitutude humaine
lundi, 12 mai 2008
Coming back home
A yé, je suis rentrée de mes vacances de folie ;-)
J'ai passé 5 jours hors de Paris fantastiques : un temps moins chaud que celui qu'il y a eu sur la capitale, mais d'autant plus agréable que j'ai eu du vent pour me rafraichir avec ces heures de marche en béquilles ! Il fait beaucoup plus chaud tout d'un coup !
J'ai retrouvé pas mal de choses, me concernant : ma légèreté, mon sourire, mon dynamisme, ma volonté à toute épreuve et une envie d'avancer ! C'est fou comme les voyages, ça change les idées et les esprits. Je crois que je vais y penser davantage maintenant. D'ailleurs, ça me fait justement penser à Ron.
Et puis, j'ai retrouvé des envies que j'avais perdues ou qui étaient drôlement bien cachées faut-il croire ! J'ai fait la girly : j'ai trouvé des fringues super sympas d'une marque que je ne connaissais pas, et puis j'ai trouvé une sorte de nuisette en soie que je vais pouvoir mettre sous ma robe très légère en coton, car très transparente, et j'ai aussi trouvé le gilet qui ira avec.
Finalement, les vacances, c'est bien !
Et rentrer chez soi, c'est pas mal non plus.
Et vous, ça va ?
16:52 Publié dans Blog-Attitude, C'est girly, Légèreté quand tu nous tiens...!, Vacances | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Girly Attitude, vacances
mardi, 06 mai 2008
Se transporter
Demain, dans moins de 24h, je m'évade de cette griseur "étouffeur" parisienne... Je pars, oui, en béquille, je prends le train et je descends.
Une 1ère halte au NML pour retrouver l'Alpyne, puis Smart nous rejoint.Je retrouve le point de départ de la rando râtée... Zut !
Et ensuite, nous descendons toutes les trois là où l'Alpyne et moi sommes descendues en novembre dernier, vous vous souvenez ?
Si là, je les laisse seules toutes les deux, je retrouve surtout une copine, voire plusieurs et aussi, peut-être un copain qui risque d'être fort surpris...!
Donc, voilà, où je vais être pendant ce long we... to enjoy life and everything she is offering me to do with ;-)

Edit : photo extraite du site interet-general
[PS : j'arrive pas à mettre le lien et la photo de l'endroit où je serais, Nie et Angie, Help, please :-) ]
23:25 Publié dans Blog-Attitude, No Man's Land / NML, Vacances | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Vacances
mardi, 04 septembre 2007
Alive !
Yes, I am ! Still on the Earth ;-)

Je ne vous ai pas oubliés, je vous parcours chaque jour, je laisse qq traces de mon passage sur la blogosphère, mais je ne retourne pas ici !
Pleins de choses à faire, pleins de choses à écrire ici ou ailleurs, pleins de choses à voir, pleins tout pleins de trucs qui m'accompagnent chaque jour, qui parsèment ma route de jolies fleurs, de pensées et de monstrueuses énergies se mettent à profit, se dessinent sur mon chemin et me tendent la main !!
YOUPI !
La vie est belle :-)
[petit aperçu de mes vacances ;-)]
22:35 Publié dans Blog-Attitude, Légèreté quand tu nous tiens...!, Vacances | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : vacances
samedi, 12 mai 2007
Parlo Italiano ?
![]()
Non encora ;-)
Allez, je vous écris en français maintenant parce que, même si j'A.D.O.R.E. cette langue (Mon Dieu, dès que je l'entends, je fonds, vous savez comme Wanda dans le film "un poisson nommé Wanda" ??)..., je ne l'ai jamais apprise (et pourtant, j'aimerais bien !)...
Alors, petite devinette : je fais un A/R éclair demain dans la journée dans ce pays... mais où au juste ??
Quelques photos pour vous aider !
Bises à tous et bon we ;-)![]()
05:40 Publié dans A la recherche de..., Légèreté quand tu nous tiens...!, Vacances | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : vacances
samedi, 19 août 2006
Queyras 2006 - Mercredi 9 août
Lever difficile, mais après le petit dèj (il fait toujours aussi froid !), on part : il est près de 8h30, je crois. On commence par le col. Dur, mais je m'accroche, la fin sera le plus difficile. Les sommets se découpent ; derrière le col, on devine le soleil éblouissant, le ciel bleu... et que nous réserve le paysage derrière ce sol ??
Pendant cette ascension, nous retrouvons nos deux chamoix au loin, difficile à distinguer tant ils se confondent avec les pierres qui parsèment cette montagne... C les prend en photo à plusieurs reprises...
Derrière ce col de Valante (2815m - http://queyras.aparcourir.com/c_geo/geo_fiche.php?id=C_colValante), on aperçoit ... le Mont Viso (http://queyras.aparcourir.com/c_geo/geo_fiche.php?id=MontViso) : un roc planté au milieu de toutes ces montagnes, tellement impressionnant car il semble tout seul ... alors qu'il ne l'est pas ! Il est encore enneigé, et certains nuages commencent à le voiler. Le col Valante nous offre la joie de croiser un bouquetin... inimaginable !
Puis on commence la descente, heureusement on ne va pas jusqu'en bas (le moral en aurait pris un coup autrement !) : en fait, on longe la montagne sur son flanc, ça monte, ça descend, et c'est très joli ; il y a qq passages difficiles, mais on s'en sort...
2ème col de la journée, le plus facile : le Passo della Losetta. là, on a croisé les premières neiges ! Puis on a commencé la descente : une sainte horreur, cette descente. Je pleure beaucoup dans cette descente, à nouveau de la rage, du désespoir, des doutes, des certitudes que ce que je fais je le fais pour moi et pas pour cette P***** de reconnaissance que je n'obtiendrai jamais de l'Autre... Que c'est douloureux, je réalise tant et tant de choses au milieu de ces cailloux désagréables qui rendent la descente archi compliquée, je me trompe de chemin parfois, je le retrouve (ouf :-)) et je coince mes bâtons entre eux, bref, ils m'énervent ces cailloux. D'ailleurs, là ça me fait penser à une chanson de Bénabar, sur l'apprentissage du vélo !
Bon bref, ce jour-là, j'avais pas cette chanson dans la tête, et c'était fort dommage, mais c'est comme ça !!
E est loin devant, C est quasiment en bas... Ils vont m'attendre, je commence à désespérer, je me flagèle, c'est l'horreur ce truc, y en a marre de se faire du mal, de s'envoyer des paroles qui me font mal partout... STOP ! Je m'arrête en pleine descente, le coeur et le corps secoués, les larmes me brouillent un peu la vue, mais je repars de plus belle : elle ne va pas m'avoir cette montagne, non ! Finalement, j'arrive, je les rejoins, je suis pas hyper fière car j'ai du retard et surtout mes pieds me font vraiment souffrir...
On fait une longue pause, on mange, et après on repart. Le refuge du Viso est en vue. Alors qu'on le rejoint, on retrouve le couple qu'on avait croisé le 1er jour ! Sympas, ils nous proposent de prendre nos poubelles, mais je me vois mal la leur donner : il s'agit de mes déchets, donc, c'est non, désolée !
Le temps derrière nous se couvre de plus en plus, on n'aperçoit plus le sommet du Mont Viso, mais seulement une petite partie. On quitte le refuge et on entame le dernier col de la journée, le col Sellière (2834m - http://queyras.aparcourir.com/c_geo/geo_fiche.php?id=c_ColSelliere). Il est dur celui-là, je sens déjà qu'il va me donner du fil à tordre ! Mes pieds n'en peuvent plus, je commence à en parler car ça me pompe le moral et fait naître les larmes aux yeux, et j'en ai marre de pleurer à chaque passage difficile, soi-disant....
Alors que je commence à peiner, il commence à pleuvoir et je rejoins C et E qui ont quitté le chemin pour se poser... On enfile nos vestes en gore-tex, on met la "rain-cover" sur le sac à dos et on attend que l'averse de grêle passe... et elle passe, sauf que le col est noir : le ciel n'est pas clément, on s'attend au pire : C se demande si un orage n'est pas derrière.. J'espère très fort que non, car ça veut dire qu'on doit tout descendre en courant et je sais que mes petits petons ne le supporteront jamais....
Heureusement, on croise un couple d'Allemands avec leurs deux filles qui nous renseignent dans un beau français : le col est ok, pas d'inquiétude, on peut y aller... OUF
L'ascension reprend de plus belle, la gore-tex en plus, le vent souffle, il ne fait pas chaud. L'ascension me paraît interminable, je m'arrête plusieurs fois pour reprendre mon souffle, j'ai encore pleuré, c'est vraiment dur de traverser ce désert, mais je savais que c'est ce qui allait se produire.. ALORS ?
Et bien, je relève la tête courageusement vers le sommet et je me dis que je vais y arriver, .... et j'y arrive ! Moralement un peu fatiguée, car j'ai les pieds en compote, mais je tiens le coup, et je suis fière d'y être arrivée... C'est notre 3ème et dernier col de la journée, mais nous ne sommes pas encore au bout de nos peines...
En effet, la route est longue car nous devons rallier le refuge Jervis... et là encore, que de la descente... Je réalise à nouveau que je préfère monter que descendre ! Le courage est toujours là, ainsi que ma volonté ! Je les motive en les persuadant qu'on arrivera là-bas ce soir... et pourtant, on a encore au moins 10/20 km à marcher... et 1200m de dénivelées...
Je les suis de près pour la 1ère partie de la descente jusqu'à ce qu'on croise des pierres, et là, ils prennent de la distance, malheureusement. Je les retrouve près du refuge Granero, où il y a un lac fort joli. Le temps se couvre. Pendant la pause, C fait tremper ses genoux qui le font souffrir, et on garde nos polaires, gore-tex, bonnets en polaire, et gants !! Un comble pour un mois d'août...
On repart, ils en peuvent plus, je suis galvanisée par notre prochain arrêt qui concluera notre longue étape...
Et on y est arrivé à ce refuge (1850m - http://queyras.aparcourir.com/c_geo/geo_fiche.php?id=RefJervis), comme qui dirait grâce à la volonté et à la force du poignet....
Mes pieds n'en peuvent plus, je n'ai qu'une envie, c'est prendre une douche, enlever ces chaussures de M**** et rentrer chez moi. Je suis épuisée moralement... Mais après quoi je cours, je vous le demande ???!!!! Vers moi-même ma fille !!!!
On plante la tente après avoir réservé pour le dîner et le petit dèj : enfin, un vrai repas... On savoure une bière (ça fait pas très sérieux), mais j'ai besoin de lâcher un peu la pression....
Au repas, nous partageons notre table avec une groupe de jeunes gens (5 personnes, 2 filles et 3 mecs) qui randonnent ensembles et font des étapes +/- importantes, mais sont ravitaillés et transportés par les parents... Des jeunes en prépa à Paris, ils sont jeunes, font des remarques supers jeunes, mais ça fait du bien de se détendre, de se dérider, décrisper les mandibules !!! E et moi appréciont vraiment de se retrouver dans un endroit où il fait chaud...
Une douce torpeur et quiétude m'envahit : je suis ici et ailleurs, je pense aux gens que j'aime et qui sont à Paris : que font-ils ? Pensent-ils à moi ? Je me sens engourdie par cette chaleur, limite un peu groggy, mais cette sensation est vraiment agréable...
On rentre se coucher pas très tard, dans le pré voisin où d'autres ont aussi planté leur tente... Je m'endors sans difficulté, je sais que je n'aurais pas froid cette nuit, et ça me rassure...
08:50 Publié dans Vacances | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Queyras, vacances, rando
vendredi, 18 août 2006
Queyras 2006 - Mardi 8 août
Réveil vers 6h30, toujours par C. Dur, dur ce matin, je n'arrive pas à me réchauffer et E aussi. On se prépare le petit dèj : on teste notre 1er petit dèj lyophilisé : au programme dans ces repas complets : muesli, pain longue conservation (que je ne pourrais jamais avalé), confiture, crème de marron, café, sucre, et je crois que c'est tout. E ne mange pas son muesli, C mangera le sien et celui de E !! On réalise que le muesli est meilleur avec de l'eau chaude, car les pastilles de lait fondent ! Et pas avec de l'eau froide... en plus, l'aspect est beurk !!
On espère que le soleil va bientôt apparaître derrière la montagne, mais le temps est nuageux...Résultat, on attend, attend, tout est prétexte pour traîner, et lorsqu'enfin on décole, il est 10h... C'est pas sérieux. En fait, on réalise qu'on est aussi en vacances, et on se rassure en se disant que la veille on a été super rapide et donc, et donc, ben on va y arriver à la faire cette étape de... 7h de marche avec 2 cols...
Eh bien ça a été dur !
Déjà, on a fait le col Vieux (2806m - http://queyras.aparcourir.com/c_geo/geo_fiche.php?id=c_colVieux), et après, C, voulant éviter qu'on aille jusqu'au refuge Agnel (On passe en Italie !), nous a fait prendre les chemins de traverse... Et on a passé le col Agnel (2744m - http://queyras.aparcourir.com/c_geo/geo_fiche.php?id=colagnel). On a quand même traversé la route départementale ;-( Ca nous a fait bizarre de retrouver la civilisation !!
Puis descente entre une cascade et un chemin : de la vraie gadoue, où je me suis fait peur à 3 reprises : j'ai fait de jolies glissades avec le sac sur le dos, et les bâtons au bout des bras... Hum, hum, pas hyper enthousiaste la fille... Et C et E sont loins devant moi ;-(
On continue, on fait une pause : je me penche sur mon talon droit : ampoule : merci la descente :(. Ce ne sera malheureusement pas la dernière mais elle me fait mal... Compeed et elasto dessus ne suffiront pas mais je prends mon mal en patience.
On continue, il est 14h, le soleil tape, mais on s'accroche. Plusieurs passages difficiles, C me demande de me hâter à un moment donné, j'ai compris après lorsqu'il m'a expliqué : je marchais sur un zone dangeureuse : des amats de cailloux menaçant de s'emballer à chacun de mes pas... Whaouh ! On arrive dans une large vallée. On s'arrête pour déjeuner, j'ai envie de salé, et on partage du jambon (oui, notre déjeuner sera toujours composé de pain de mie et de jambon, pas glamour, mais bon). On s'est arrêté près d'une ferme et le berger, italien, nous autorise à prendre de l'eau qui sort près de chez lui. Elle a l'air délicieuse.. hum !
On continue l'ascension, j'ai du mal, je cale, les premières larmes ont coulé ce matin pendant la descente : tout ce que j'ai vécu ces 5 dernières semaines remontent à la surface : entre l'ex et surtout la tragédie shakespearienne, j'ai de quoi m'occuper la tête et l'esprit pendant cette rando. La rage, la rancoeur, et tant de sentiments m'étreignent le coeur, le broient, je manque, je perds mon souffle, mais je ne perds pas courage.
Je commence, sans m'en rendre compte à me reconstruire, mais c'est dur, dur de réaliser tout ça en même temps, et de ne devoir que compter sur soi, whaouh !
C maintient le cap, E fatigue mais ne le montre pas. Je suis derrière courageusement, en faisant preuve d'une belle énergie malgré mon ampoule qui me fait de plus en plus souffrir...
Je les rejoins alors qu'ils sont en train de réfléchir à un endroit pour s'arrêter : il commence à se faire tard et ils sont tous deux crevés : C a mal à ses genoux et E ne supporte pas son sac à dos aujourd'hui ;-(. Sauf que le sol est tout sauf plat et on a des vaches à proximité et pas d'eau...
On décide de repartir, et de continuer à grimper autant qu'on peut : on aperçoit le col de Valante qui était au programme mais après, on ne sait pas ce qui nous attend et le prochain lieu de repos n'a pas l'air super proche, alors on espère tous que plus haut, avant le col on va trouver...
... et on a trouvé la petite merveille à environ 200m sous le col : OUI !
Un petit coin de paradis : une vue sur la vallée qu'on vient de traverser et que nous dominons, et les sommets qui se découpent sous nos yeux...
On décide de monter les tentes (comme d'hab), je fais une toilette totale (la veille, ça avait été plus sommaire) : on réalise que l'eau froide des torrents nous réchauffe... On a froid ce soir. On est toujours à plus de 2600, un peu plus haut que la veille, mais pas énormément.
Le dîner lyophilisé ce soir, c'est spaguettis bolognaise : ça tombe bien, on est en Italie ;-) Je mange tout : j'ai faim, vraiment. Je donne la moitié de mon pâté à C, mes biscuits et après les choses traditionnelles (eau etc), au lit ! Là, prudente, je me couvre davantage : j'enfile en plus de mon TShirt pour dormir un TShirt à manche longue, un bas de pyj', des chaussettes en laine, et je vais dans mon duvet...
Sauf que je suis réveillée en pleine nuit car j'ai froid et résultat, je dors très très peu (3h environ !!).
J'ai eu le temps de repenser aux beautés qu'on a vu en arrivant sur notre lieu de dodo : une énorme marmotte, drôle qui m'a regardé faire mon caca à l'entré de son terrier !!! Et deux chamoix à moins de 20m... Exceptionnel ! On a peur d'avoir de l'orage car on l'a entendu gronder au loin, et ma tente est tout sauf équipée contre celui-là (j'ai des pics en guise de mâts !!!) : résultat j'ai mis des mottes de bouse de vaches séchées dessus !!! Une grosse partie de fous rires... et des photos souvenirs !
08:00 Publié dans Vacances | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Queyras, vacances, rando
jeudi, 17 août 2006
Queyras 2006 - Lundi 7 août
Mais hop, je plonge dans mes vêtements préparés la veille, je range mon duvet, roule mon tapis de sol et commence à démonter ma tente... Des gestes qui deviendront une habitude chaque matin...
Nous nous retrouvons autour du camping gaz pour faire chauffer l'eau du thé et du café. Nous dégustons du pain frais et de la confiture de fraises (le pot, trop lourd, restera dans la voiture !).
Nos sacs sont prêts, nous aussi, on embarque.
Ah oui, j'ai oublié de préciser qu'on part faire une boucle dans le parc régionale naturel du Queyras et qu'on porte tout sur notre dos pendant ces 6 jours : notre linge, duvet, tente, et bouffe, soit environ 15 kg... l'importance du sac à dos... primordiale ;-)
Le programme d'aujourd'hui : environ 900m de dénivelé et on dort au Lac Foréant (http://queyras.aparcourir.com/c_geo/geo_fiche.php?id=LacForeant), altitude 2618m. On a bien grimpé, puisqu'en 3h on y était. Résultat, un peu crevé (dur la reprise, enfin surtout pour moi), on a déjeuné : au programme, jambon cru et pain de mie, et en guise de dessert, fruits secs, chocolat.. La rando commence bien. C essaie la compote de pommes-fraises lyophilisée, ça a l'air pas mal. En tout cas, ça sent bon ;-)
On fait la sieste en plein soleil et après, on se demande si on gravira le Pain de Sucre (3208m - http://queyras.aparcourir.com/c_geo/geo_fiche.php?id=PainSucresommet). C et E sont décidés à y aller, je décide de garder les sacs à dos car je suis KO. Ils n'ont pas mis longtemps à le faire (2h30).
On plante les tentes pour la nuit, face au lac : c'est splendide un lac de montagne, surtout d'altitude. C'est la 1ère fois que j'en vois, alors mes yeux s'extasient ! On fait le plein d'eau : on remplit les gourdes (6 en tout, d'un litre chacune) depuis une cascade, puis on met les pastilles d'hydroclonazone, enfin ce qui purifie l'eau ! C se prend pour Tarzan et va prendre un bain (oui, vous avez bien lu !!) dans le lac !! Hillarant, j'en ris encore !!
Le dîner : on a tous testé le hâchis parmentier lyophilisé... Pas mal, mais il est trop gros pour mon petit estomac. On avait acheté les repas complets au Vieux Campeur : ils sont bien complets : soupe lyophilisée, pâté, plat principal lyophilisé, compote de fruits, café, sucre, pâte de fruit, et biscuits secs... Je ne mangerai jamais tout car ça fait trop pour moi ;-)
Et zou, après lavage de la vaisselle, remplissage encore des gourdes, lavage des dents, dodo... Je tombe de sommeil... Demain, grosse étape, alors ce serait bien que je récupère de la nuit précédente, même si j'appréhende un peu...
Le corps va bien : pas d'ampoules, le portage du sac à dos est super, je ne sens ni le poids, ni rien du tout : ça me réchauffe le coeur car j'en ai passé du temps au Vieux Campeur pour le trouver (3 longues après-midi là-bas...!).
08:30 Publié dans Vacances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Queyras, vacances, rando










